Chappie, de Neill Blomkamp

Je n’étais pas forcément très très motivée à l’idée de voir Chappie, le nouveau film du réalisateur sud-africain Neill Blomkamp… J’avais apprécié District 9, mais sans plus, et Chappie, d’après ce que j’avais pu voir dans la bande-annonce, semblait très ressemblant…Chappie-Affiche-France

L’histoire
Dans un futur proche, la population, opprimée par une police entièrement robotisée, commence à se rebeller. Chappie, l’un de ces droïdes policiers, est kidnappé. Reprogrammé, il devient le premier robot capable de penser et ressentir par lui-même. Mais des forces puissantes, destructrices, considèrent Chappie comme un danger pour l’humanité et l’ordre établi. Elles vont tout faire pour maintenir le statu quo et s’assurer qu’il soit le premier, et le dernier, de son espèce.

Ce que j’en ai pensé
J’ai beaucoup aimé ce film. Cinématographiquement parlant, il y a peu à lui reprocher. Chaque personnage a son importance, et a son rôle à jouer dans l’histoire grâce à un aspect particulier sa personnalité. Chappie est le personnage central du film, et est de loin le plus intéressant : l’histoire évolue au fur et à mesure de sa propre évolution.

Ce film pose de grandes questions. Comme District 9 posait la question du racisme et des ghettos en son temps, Chappie pose la question de l’identité humaine. Elle s’étudie particulièrement à la fin du film… Si vous l’avez vu, vous savez de quoi je parle. Comment peut être défini quelqu’un de vivant…? Entres autres sous-thèmes se posent l’éducation et la religion.

Côté ambiance, comme dans District 9, nous nous retrouvons dans la ville de Johannesburg, toujours aussi sale, violente, échaudée. Neill Blomkamp est le seul réalisateur, à ma connaissance du moins, qui expose la ville de Johannesburg de cette manière. Alors que généralement les films de ce genre se déroulent aux Etats-Unis ou en Europe, c’est assez inédit et intéressant que ça se passe là-bas.

Côté casting, rien à dire. Dev Patel est toujours très bon, mais le meilleur rôle incombe à Hugh Jackman, qui joue un dur à cuire (un peu) religieux, prêt à tout pour détruire son ennemi, bref : le méchant ! C’est bon de voir hugh Jackman en méchant, avec en plus une coupe de cheveux absolument ignoble (pire que celle de Wolverine, c’est dire !) ! Avec le polo rentré dans le bermuda, certains plans sont juste magiques ! 🙂
A noter également au casting les membres du groupe Die antwoord, qui jouent les « parents » de Chappie. Avec leur physique détonant et leur style, autant dire qu’on les remarque, et leur potentiel d’acteur ne se dément pas.

Ce que j’ai aimé :
– le casting
– le personnage de Chappie, vraiment attachant (ah l’instinct maternel…)
– l’ambiance sale du film

Ce que j’ai moins aimé :
– l’ambiance sale du film (bah oui bizarrement ça apparait dans les deux catégories : même si c’est intéressant et que ça sert le discours du film, ça reste moche… J’ai l’impression d’avoir vu un film beige… étrange sensation…)
– la coupe de Hugh Jackman, vraiment laide (mais ça reste très drôle !)
– Sigourney Weaver, sous-exploitée dans ce film

15/20

2 réflexions sur “Chappie, de Neill Blomkamp

  1. Je l’ai bien aimé aussi ! on est une minorité sur la blogosphère (celle que je fréquente en tout cas) on dirait !
    Merci de me suivre en toute cas ! j’espère que tu trouveras des articles qui t’inspireront ! n’hésite pas à critiquer et partager tes avis !
    Bonne soirée !

    J'aime

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