Une place à prendre, de JK Rowling

une-place-à-prendreDepuis sa sortie en 2012 (mieux vaut tard que jamais comme on dit…) je souhaitais découvrir Une place à prendre, le roman contemporain de JK Rowling qui, s’il est encore besoin de la présenter, est à l’origine de la (splendide) saga Harry Potter. Lors de sa sortie, ce roman, bien loin de l’univers jeunesse habituel de l’auteure, a été largement décrié. Du moins c’est le souvenir que j’en ai… Car les avis de la blogosphère m’ont plutôt conforté dans mon envie de lire ce roman. J’ai donc profité d’un petit passage à la médiathèque pour l’emprunter, et m’y plonger avec délectation… avec une légère peur des 680 pages, je l’avoue.

L’histoire
Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre…
Comédie de moeurs, tragédie teintée d’humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige.

Ce que j’en ai pensé
J’ai beaucoup aimé ce livre, très bien écrit, dont les personnages sont bien décrits et l’univers social et satiriques particulièrement intéressant.

Au début de ma lecture, j’ai d’abord été troublée par la multitude de personnages présentés. Entre les couples mariés, plus ou moins avancés dans l’âge, leurs enfants, et les amis de leurs enfants, j’avais un peu de mal à m’y retrouver pendant les 50 premières pages. Mais après, grâce à l’attention de l’auteure qui nous rappelle un deux-trois mots la place de chacun dans l’histoire à chaque début de paragraphe, je m’y suis facilement habituée. Chaque personnage est décrit de manière très franche et à la fois subtile par JK Rowling, qui est vraiment maître dans l’art de décrire ses protagonistes et leur environnement.

Même si l’histoire est basée sur la mort d’un homme, le livre ne tombe pas dans le pathos… C’est même tout le contraire ! Tout le livre n’est que spéculations et complots autour de la place de Barry Fairbrother au Conseil Paroissial de la petite bourgade perdue de Pagford. Chaque personnage va se retrouver plus ou moins mêlé à cette affaire de place vacante, et se retrouver entrainé dans des situations plus ou moins voulues et contrôlées.

Non seulement ce livre est une satire, mais c’est aussi une oeuvre sociale. JK Rowling s’attèle par ce bouquin à défendre des thèmes comme l’intégration sociale, le travail des services sociaux, la responsabilité médicale, mais également des thèmes personnels comme les liens parents/enfants, la scarification, la drogue, le sexe, les relations de couple, les violences conjugales et familiales, etc. Par ce biais, des situations vraiment tragiques arrivent aux différents protagonistes, et je ne m’attendais pas du tout à cet aspect-là de l’oeuvre, qui m’a pourtant agréablement surprise.

Je ne regrette pas du tout ma lecture d’Une place à prendre, même si, bien évidemment, j’ai moins accroché qu’à Harry Potter. Mais la plume de JK Rowling est tellement redoutable, qu’elle est parvenue à m’accrocher de la première à la toute dernière page. Et les 40 dernières pages m’ont totalement retournée, cela faisait longtemps que je n’avais plus lu aussi longtemps !

Je plongerai donc avec plaisir dans les autres livres de JK Rowling, publiés sous le pseudonyme de Robert Galbraith : L’Appel du Coucou et Le Ver à soie.

16/20

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