Poulet aux prunes, de Marjane Satrapi

Après avoir enchainé plusieurs romans, j’avais envie de lire une bande dessinée, genre que je connais très peu (à part les Tintin lus durant mon enfance, et les Pénélope Bagieu que j’adore et quPoulet-aux-prunes-de-Marjane-Satrapi-le-sanglot-d-amour-du-joueur-de-tar_article_maine j’ai toutes sans exception !). Alors que les BD de Riad Sattouf qui m’intéressaient n’étaient pas disponibles à la médiathèque, Poulet aux prunes de Marjane Satrapi m’a tapé dans l’œil (Sattouf / Satrapi, forcément leurs ouvrages sont côte à côte dans les rayons !).

L’histoire
Si l’Iran et la famille de Marjane Satrapi sont de nouveau les principaux sujets de Poulet aux prunes, l’Auteur explore ici de nouvelles voies de narration qui en font probablement son meilleur livre. Ou comment entrer dans le for intérieur de Nasser Ali Khan, qui a décidé de se laisser mourir car sa femme lui a cassé son tar, son instrument de musique inégalable…

Ce que j’en ai pensé
Je connaissais Marjane Satrapi depuis Persepolis, excellent film que j’avais beaucoup aimé. Je connaissais Poulet aux prunes qui avait également fait l’objet d’une adaptation cinématographique il y a quelques année, mais je n’avais pas eu l’occasion de la visionner. Et avec un titre si alléchant, je n’avais qu’une envie : m’y plonger !

Et je ne ressors pas déçue de cette lecture… juste mitigée. J’adore le style de dessin très caractéristique de Marjane Satrapi, avec une large teneur en noir. Certaines planches, dans la façon dont sont dessinés les traits des personnages, m’ont totalement saisie. Elle réussit toujours à faire retranscrire avec brio une multitude d’émotions dans ses dessins.

J’ai également beaucoup aimé l’histoire, celle d’un musicien qui décide de se laisser mourir car il n’arrive plus à trouver la musique. C’est au final un conte tragique que Marjane Satrapi a dessiné, certes contemporain, mais empli de sensibilité et de désillusions. Nous allons suivre les réflexions de ses derniers jours, et revivre à travers lui son enfance, ses amours, sa famille, son art. Mais c’est là que le bas blesse : j’aurais aimé que ces tranches de vie soient plus détaillées. Les informations fournies sont largement suffisantes pour comprendre l’histoire et les personnages, mais j’avais l’impression que l’on pouvait aller encore plus loin. C’est ce qui m’a cruellement manqué dans cette BD, et m’a fait me dire que ce n’était peut-être pas suffisamment abouti. Au final, on s’attarde sur les histoires de personnages secondaires (comme la fille du personnage principal), alors que l’histoire d’amour du livre, par exemple, aurait mérité d’être traitée selon moi plus en profondeur. Peut-être qu’avec la version cinéma mon désir sera assouvi !

J’ai tout de même été très touchée par cette BD et cette histoire. Marjane Satrapi met à l’honneur son pays d’origine, l’Iran, et sa famille. Soit une culture et une histoire trop méconnues.

Je conseille largement cette lecture à chacun, car elle est pleine de sensibilité, de faux espoirs, de mélancolie, de nostalgie, mais aussi d’amour et d’espoir.

15/20

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