Toute la lumière que nous ne pouvons voir, d’Anthony Doerr

51M3aRXPCPL._SX339_BO1,204,203,200_Depuis sa sortie, j’avais très très envie de découvrir le prix Pulitzer 2015. Au-delà de sa sublime couverture, l’histoire m’intriguait énormément. J’avais envie de lire une plume poétique, énigmatique et prenante. Et bien que la plume m’ait totalement charmée, l’histoire, elle, ne m’a autant bouleversée que je le pensais…

L’histoire
Marie-Laure Leblanc vit avec son père près du Muséum d’histoire naturelle de Paris où il travaille. A six ans, la petite fille devient aveugle, et son père crée alors pour elle une maquette reconstituant fidèlement leur quartier pour l’aider à s’orienter et à se déplacer. Six ans plus tard, l’Occupation nazie les pousse à trouver refuge à Saint-Malo chez l’oncle du père de Marie-Laure, un excentrique profondément marqué par son expérience de la Première Guerre mondiale, qui vit reclus dans sa maison en bord de mer. Pour éviter que les Allemands ne s’en emparent, le Muséum a confié à Leblanc un joyau rare, la copie d’un diamant ayant appartenu à la famille royale de France, sans savoir qu’il s’agit en réalité de l’original. Loin de là, en Allemagne, Werner grandit dans un pensionnat pour enfants de mineurs décédés. Curieux et intelligent, l’orphelin se passionne pour la science et la mécanique et apprend rapidement à réparer les machines qui lui tombent sous la main. Un talent rare repéré par les Jeunesses hitlériennes où il se trouve enrôlé. Prenant conscience des fins auxquelles est utilisée son intelligence, il est sanctionné, devenant un simple soldat de la Wehrmacht. En 1944, son chemin croise en France celui de Marie-Laure alors que Saint-Malo est incendiée et pilonnée par les bombes.

Ce que j’en ai pensé
J’avoue avoir mis quelques temps à adhérer à ce livre. Non pas du fait de l’écriture, vraiment sublime, mais plutôt à cause de l’histoire. J’ai en effet eu beaucoup de mal à savoir où l’auteur voulait m’emmener, et après tout cette attente, j’ai été un peu déçue.

En effet, sur les 600 pages que compte le roman, j’ai été réellement plongée dans le suspense à la page 460. Pendant les460 premières pages, l’auteur nous décrit, avec certes beaucoup de beauté, le parcours de Marie-Laure, jeune aveugle vivant en France, et de Werner, orphelin allemand passionné de radio et embrigadé dans les jeunesses hitlériennes. Bien que ces parcours soient très intéressants, et que le fil rouge soit clairement annoncé, j’ai toutefois eu du mal à adhérer. En effet, on suit ces parcours de manière parallèle, et il me tardait que les fils de ces deux destins se rencontrent. Et pour moi, ils se sont rencontrés trop tard, et de manière bien trop brève.

J’ai tout de même adhéré à beaucoup de thème prépondérants du récit, comme la lecture comme ultime moyen d’évasion, ou à la radio comme moment de liberté volée.

J’ai également beaucoup apprécié les personnages, notamment celui de Marie-Laure, de son père et de son grand-oncle. A travers son regard, celui qu’elle porte sur la vie et son entourage, nous découvrons une époque, si souvent traitée mais pas de ce point de vue là, et des personnages secondaires incroyables. Le regard de Werner est quant à lui glaçant de paradoxe, partagé entre l’envie et le besoin d’être comme tout le monde, et sa propre conscience.

Comme prévu, la plume de l’auteur est largement à la hauteur du prix : elle est poétique, fluide, aérienne, puissante et mélancolique. Rien que pour cela, ce livre a une très bonne note, car en le lisant, bien que l’histoire ne m’enchantait guère, je ne pouvais m’empêcher de dire que ce livre était sublime. Rien que pour la retrouver, je compte bien lire d’autres romans d’Anthony Doerr.
Les chapitres sont tous très courts, et ne dépassent pas pour la plupart les 4-5 pages. Cela donne un rythme de lecture assez dense mais très intéressant.

Je recommande donc vivement ce bel écrit, à l’histoire parfois un peu longue mais au final poignante de par son thème et les valeurs véhiculées.

17/20

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4 réflexions sur “Toute la lumière que nous ne pouvons voir, d’Anthony Doerr

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