La disparue de Noël, d’Anne Perry

couv201936Avec le Cold Winter Challenge, j’avais envie de lire à Noël une lecture se passant ce jour-là. N’ayant rien de la sorte dans ma PAL, quelle chance d’avoir trouvé à la médiathèque le tout petite livre d’Anne Perry, La Disparue de Noël. Une enquête en pleine Grande-Bretagne victorienne, sous le plaid avec un énorme chocolat chaud, voilà de quoi égayer ce jour férié passé loin de mes proches !

L’histoire
Coupable ! Le jugement est tombé sur l’infortunée Isobel Alvie. La veille, Gwendolen Kilmuir, une jeune veuve, s’est suicidée dans la propriété où Omegus Jones recevait quelques invités. De l’avis de tous, l’attitude cruelle d’Isobel envers la jeune femme la rend responsable de cet acte désespéré. Il ne reste guère que son amie, l’indomptable Lady Vespasia, pour la soutenir. Pour racheter sa faute aux yeux de la gentry, Isobel doit accomplir un voyage expiatoire jusqu’au nord de l’Écosse, afin de prévenir la mère de Gwendolen. En compagnie de Lady Vespasia, elle entreprend un éprouvant pèlerinage, semé d’embûches… Un conte de Noël inédit où la reine Anne Perry en son royaume victorien fait le portrait magistral d’une époque corsetée par les convenances et l’hypocrisie.

Ce que j’en ai pensé
Ce tout petit roman, premier sorti des histoires de Noël d’Anne Perry, est ma fois bien plaisant, bien que loin d’être inoubliable. J’ai mis de côté ma lecture en cours pour le lire la journée du 25 décembre, et je ne regrette pas. Certes ce n’est pas de la grande littérature, mais ça m’a fait voyager et plonger dans le froid de l’hiver !

J’ai beaucoup aimé l’ambiance de ce livre, pas tellement Noël mais très aristocrate. Ce qui, à cette époque, signifie une ambiance pleine d’hypocrisie, de faux semblants et de perfidie entre tous nos personnages. Je pouvais entendre la musique jouée pendant les soirées, le tintement de l’argenterie pendant les dîners, je voyais la belle demeure anglaise avec ses immenses jardins, et j’entendais le froissement des étoffes de soie des robes des dames. Et rien que pour ça, j’ai aimé. J’aime tellement l’époque victorienne, mais jusqu’ici je l’ai peu lu, je l’ai surtout apprécié en film.

Nous suivons l’histoire à travers Vespasia, qui est un personnage que j’ai beaucoup apprécié. Elle sait parfaitement ce que vaut la bonne société anglaise, et ce qu’en faire partie implique. Elle est franche, assez directe et très généreuse, tout en ayant conscience de ses faiblesses. Bref, c’est le genre de personnage que j’adore. Et j’ai beaucoup apprécié sa relation ambiguë avec Omegus Jones, j’espère avoir l’occasion de les retrouver dans les autres histoire de Noël d’Anne Perry.
Le second personnage que nous suivons est Isobel, qui pour le coup m’a un peu plus énervée. Certes elle doit faire amende honorable pour une remarque déplacée, et se retrouve au centre d’un drôle de pacte entre tous les convives. Mais elle a tout de même beaucoup de mal à se remettre en cause, et évolue peu au final tout au long du récit.

J’ai aimé le côté épopée du récit. Nous suivons Vespasia et Isobel en plein voyage à travers toute la Grande-Bretagne, en passant par les contrées sauvages et froides du Nord. Cela change totalement de l’ambiance très sophistiquée du début du livre, et remet en perspective l’importance de nos personnages dans la société.

Ce qui m’a le plus déplu et l’invraisemblance de l’histoire. En effet, que quelques convives se fondent en tribunal pour « punir » une demoiselle accusée d’avoir activement entrainé le suicide d’une jeune femmes par une remarque déplacée, en l’envoyant à des milliers de kilomètres pour qu’elle aille tout annoncer à la mère de cette jeune fille, et si elle réussit ils garderont le secret… c’est tout de même un peu énorme ! Et c’est un peu dommage.

La fin m’a également un peu déçue, car je la trouve trop légère voire baclée. J’aurais aimé que la mère de Gwendolen ait un rôle plus important car c’est un personnage très intéressant qui aurait mérité, selon moi, d’être traitée plus en profondeur.

Au final, c’est tout le récit qui manque de profondeur, tant les personnages que l’histoire en elle-même. Ce livre est davantage une critique de la bonne société victorienne qu’autre chose, et je trouve dommage que le récit soit davantage centré sur cela que sur l’intrigue en elle-même.

Toutefois, je dois dire que ce fut plutôt plaisant, l’écriture d’Anne Perry est très fluide et agréable. Si j’en ai l’occasion, je lirai donc avec plaisir une autre de ses histoires de Noël l’année prochaine !

Ce livre marque en plus ma seconde lecture du Cold Winter Challenge, et ça c’est cool ! Il rentre dans la thématique « Une histoire se déroulant à Noël » de Margaud !

13/20

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8 réflexions sur “La disparue de Noël, d’Anne Perry

  1. J’ai bien aimé son dernier, après ce sont des romans très courts et du coup, on n’a pas le temps d’apprendre à connaître les personnages ni d’avoir une intrigue bien complexe. Mais je trouve que c’est une lecture détente idéale en période de fêtes, sans prise de tête !

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  2. Anne Perry est une auteure que j’aime beaucoup. Je l’ai découvert avec un noël à Kanpur qui se passe aussi à Noël.
    Je ne connaissais pas ce roman d’elle par contre mais ta chronique me donne envie de le découvrir !

    Pour ce qui est de la nostalgie de l’ange, j’ai parfois été un peu déçue dans le sens ou la routine de la famille est trop présente. J’aurais peut-être voulu avoir des rebondissements de situations par rapport à l’enquête par exemple… mais sinon le point de vue est original je trouve !!

    Aimé par 1 personne

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