La Garçonnière, d’Hélène Grémillon

En ce moment, je vois le nom d’Hélène Grémillon partout ! Mais pas avec La Garçonnière, 63831452_13047840avec son autre roman : Le Confident. Donc forcément, quand ma sœur, en qui j’ai toute confiance pour les lectures, me tend le roman en me disant : « J’ai bien aimé, lis-le ! », et bien je prends ! Et je mets 5 mois pour lire le roman… certes… mais là n’est pas le débat ! Après avoir repoussé ma lecture à plusieurs reprises, je me suis enfin décidée à sortir ce roman… Et je n’ai pas été déçue de cet étonnant voyage !

L’histoire
Buenos Aires, 1987. Lisandra Puig est retrouvée morte défenestrée, au pied de son immeuble. La police aussitôt suspecte son mari, le docteur Vittorio Puig. Il est psychanalyste. Dans son cabinet s’allongent sur le divan bourreaux et victimes de la dictature argentine. Eva Maria est l’une d’entre elles. Persuadée de l’innocence de Vittorio, elle décide de mener l’enquête. Pour elle, c’est certain : le meurtrier se trouve parmi les patients. Mais lequel ? Et pourquoi ?

Ce que j’en ai pensé
J’ai bien aimé ce roman, mais sans adorer et sans être à fond dans l’histoire. En fait, j’ai l’impression que quelqu’un d’autre a lu le roman et me l’a raconté, c’est assez étrange…

Première chose : j’ai beaucoup aimé la plume d’Hélène Grémillon. Elle a su adapter son écriture à chaque personnage, chaque situation, chaque époque, et j’ai trouvé ça formidable. L’écriture ne sera pas la même en fonction du personnage narrateur et de son état psychique : quand les idées sont bousculées, ou au contraire quand les pensées sont proches de la rêverie, tout cela se ressent dans l’écriture. Ça peut dérouter pendant certains passages, moi ça m’a fasciné.

Par contre, le bémol de cette jolie plume et la distance qu’elle installe avec le lecteur. Quasiment chaque scène est décrite à la troisième personne du singulier, et surtout en utilisant très régulièrement les prénoms des personnages. Par exemple : « Eva Maria fait ci, puis Eva Maria fait ça. » Ce petit jeu d’écriture a installé une trop grande distance entre moi, lecteur, et l’histoire et ses protagonistes, ce qui fait que je n’étais pas à fond dans le roman, ou émue, ou révoltée, par ce qui arrive aux personnages.

L’histoire reste très intéressante, de même que son contexte : l’assassinat de la femme d’un psychiatre quelques années après la fin du règne de la junte en Argentine. J’ai étudié cette partie de l’Histoire pendant mes années de fac, mais j’avoue que je ne m’en rappelle que quelques bribes… Mais ça ne m’a pas gêné pendant ma lecture, au contraire. Cela instaure une aura encore plus forte de mystère sordide.

Au final, même si je n’ai pas totalement été happée par ce roman, j’ai très envie de lire d’autres romans de l’auteure, qui a su m’envoûter avec sa plume si particulière.

14/20

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18 réflexions sur “La Garçonnière, d’Hélène Grémillon

  1. J’ai du mal à être attirée par ce roman car je le trouve difficile à situer: est-ce une histoire de vie ? Un thriller ? Une romance ? Un roman historique ? Un peu de tout ça ? Toi qui l’as lu, qu’en penses-tu ? Je crois que ton avis me permettra de trancher sur le: « je le lis ou pas ». 😊

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