Room, de Lenny Abrahamson

Chaque année j’essaie de voir au cinéma un maximum des films nommés aux Oscars. Ceux 302007nommés à l’Oscar du meilleur film, meilleur réalisateur, acteur et actrice en priorité. Et chaque année, gros fail ! Soit le film ne passe pas par chez moi, soit je le rate… Mais je n’abandonne pas, et m’y remets chaque année ! J’ai donc profité d’un jour de repos pour aller voir Room, qui a valu cette année l’Oscar de la meilleure actrice à la talentueuse Brie Larson !

L’histoire
Jack, 5 ans, vit seul avec sa mère, Ma. Elle lui apprend à jouer, à rire et à comprendre le monde qui l’entoure. Un monde qui commence et s’arrête aux murs de leur chambre, où ils sont retenus prisonniers, le seul endroit que Jack ait jamais connu.

Ce que j’en ai pensé
J’avoue qu’après avoir visionné la bande-annonce, j’ai pensé « Oh ça doit encore être un de ces films contemplatifs, je vais m’ennuyer !« . Donc j’étais un peu anxieuse en entrant dans la salle de cinéma… Et mon anxiété s’est rapidement envolé ! Room m’a touché en plein cœur !

Lorsque le film commence, on découvre une mère et son fils dans une chambre sordide. On ne sait pas ce qu’ils font là, ni pourquoi la maman explique que certaines choses (animaux, humains, etc.) n’existent que dans la télé. Bon, moi je savais pourquoi ils étaient là, et c’est dévoilé assez rapidement, mais les spectateurs qui ne connaissent pas grand chose au film peuvent se poser beaucoup de questions.

La grande force de l’histoire est qu’elle est filmée du point de vue du petit garçon, Jack. Cela ajoute à l’incompréhension sur la situation qu’ils vivent décrite dans le paragraphe précédent. Et cela enrichit incroyablement notre point de vue adulte; ce genre d’histoire fait malheureusement l’objet de nombreuses adaptations en téléfilm sur M6 l’après-midi par exemple, et sans ce point de vue innocent de l’enfant, on aurait pu tomber dans un film un peu racoleur.

La réalisation est vraiment excellente. Filmer du point de vue d’un enfant n’est jamais évident, car on peut rapidement tomber dans le pathos ou dans le too much. Ici, une succession de gros plans très serrés sur des objets, comme une plante, une chaise, une armoire, et le petit garçon qui leur dit bonjour. Au fur et à mesure que le petit garçon découvre le monde, les plans sont de plus en plus larges, de plus en plus saccadés (car il ne sait plus où donner de la tête) : cette idée de réalisation est brillante. On entend par ailleurs plusieurs fois dans le film, à chaque évolution de l’histoire à peu près, le garçon en voix off qui explique tout ce qu’il a vu et tout ce qu’il a appris.

Sans pouvoir spoiler l’histoire, je ne peux que vous dire qu’elle m’a bouleversée. L’histoire de Jack et de sa mère m’a retournée, prise aux tripes, angoissée, et fait pleurer à de nombreux moments du film.

L’Oscar de la meilleure actrice pour Brie Larson est largement, largement, largement mérité. Elle livre une interprétation incroyable, presque pas maquillée, toute en nuances, bref elle est juste incroyable ! Le petit garçon est adorable et aussi très juste et touchant dans son interprétation, de même que tous les rôles secondaires (Joan Allen et William H. Macy en tête).

Je ne peux que vous conseiller d’aller voir Room, excellent film sur les liens mère-fils, la compréhension et l’intégration au monde.

18/20

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