La vie passera comme un rêve, de Gilles Jacob

En 2009, ma maman m’avait offert un livre sur le Festival de Cannes : La vie passera comme un rêve, mémoires de Gilles Jacob, ancien Directeur du Festival. A l’époque, ma passion pour le cinéma était bien au-delà de ma passion pour la lecture, je ne manquais jamais une occasion d’aller au cinéma, et voyais au minimum deux films par semaine (ça a bien 9782221087398changé depuis…). Donc ce livre, c’était du pain béni, car depuis que j’ai 7-8 ans, chaque année, je regarde les cérémonies d’ouverture et de clôture du Festival. Et pas que pour les robes, pour la sélection aussi !
J’ai donc voulu profiter de la 69ème édition cette année pour relire ce livre, que j’avais beaucoup apprécié il y a quelques années. Mais là, avec une connaissance un peu plus accrue sur le cinéma, je ne pouvais qu’encore plus l’apprécier !

L’histoire
Son image est indissociable de la  » montée des marches « , qui fait tant rêver chaque année sur la Croisette : depuis 1977, Gilles Jacob est l’âme et l’homme-orchestre du Festival de Cannes, dont il a fait le premier événement culturel du monde. Cet amoureux du Septième art dit joliment qu’il a eu  » deux vies : la biologique et la cinématographique, qui se sont toujours nourries l’une l’autre telles deux soeurs jumelles « . D’une enfance très marquée par la Deuxième Guerre mondiale (d’origine juive, il l’a en partie vécue caché dans un séminaire) aux coulisses de l’extraordinaire foire aux vanités qu’est le Festival de Cannes, ses souvenirs sont à l’image de cette  » double vie  » revendiquée : d’une rare élégance de style et de pensée. S’y mêlent à bride abattue aventures, mésaventures et scènes d’anthologie, servies par un générique éblouissant : Sharon Stone, Clint Eastwood, Woody Allen, Stanley Kubrick, Federico Fellini, Gérard Depardieu, Isabelle Huppert, Catherine Deneuve, Orson Welles…

Mon avis
Et ça n’a pas manqué : j’ai adoré replonger dans l’Histoire du Festival de Cannes ! De l’enfance de Gilles Jacob (qui s’est déroulée dans le quartier de Paris où je travaille, donc j’imaginais très bien les scènes, les commerces, etc.) à la montée des célèbres marches, en passant par la fuite de sa famille pendant la Seconde Guerre Mondiale, je me suis totalement immergée dans toutes ses anecdotes.

J’ai adoré la construction du livre, qui pour le coup, est décousue. On démarre au moment de sa naissance, puis on passe à Pialat, on passe par Sharon Stone, et on retourne dans les années 1940… Une anecdote en amène une autre, on se balade dans les souvenirs de ce Grand Monsieur du cinéma. Et je dois dire que cette promenade m’a bien plu !

Car, pour ajouter encore plus de charme à son univers, Gilles Jacob a une très très belle plume. Je relisais souvent certaines phrases que je trouvais vraiment très jolies, à la limite de la poésie. Le livre est également embelli de photos personnelles de l’auteur, de son enfance, de ses parents, et du Festival.

Car le gros point fort du livre, du moins ce qui m’a le plus plu, ce sont les nombreuses petites histoires du Directeur du Festival avec les stars du monde entier. Je retiens la timidité de Woody Allen, la beauté de Jane Fonda, l’amitié avec Pialat, le charisme de Jeanne Moreau, le stoïcisme de Clint Eastwood, l’égo de Coppola, l’intransigeance de Polanski et les enfantillages de Scorcese.

Un livre qui m’aura plongé dans l’univers pas toujours glamour de l’organisation du Festival, et qui m’aura appris énormément de choses !

17/20

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4 réflexions sur “La vie passera comme un rêve, de Gilles Jacob

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