L’été du cyclone, de Beatriz Williams

Vous le savez maintenant, j’aime participer à des clubs de lecture, confronter mon point de vue avec d’autres lecteurs et partager avec tout le monde ce que j’ai aimé ou non dans 9782714456823un livre. Quand j’ai vu que les membres du Our Pretty Books Club avaient sélectionné L’été du cyclone comme lecture du mois de juillet, j’étais joie ! Car j’avais voté pour ce livre d’une part, et surtout parce qu’il était dans ma WL depuis longtemps et que je n’attendais que ce prétexte pour l’emprunter à la médiathèque !

L’histoire
1931. Discrète et réservée, Lily Dane n’a jamais su laisser parler son coeur. Jusqu’à ce que son chemin croise celui de Nick Greenwald. Le coup de foudre est immédiat, mais Lily est inquiète : elle, issue de la haute société new-yorkaise, pourra-t-elle jamais faire accepter à sa famille son amour pour un étudiant désargenté d’origine juive ?
1938. Alors qu’elle séjourne avec sa mère et sa petite-soeur dans la paisible station balnéaire de Seaview, Rhode Island, Lily a un choc : Budgie, son amie d’enfance qu’elle n’a pas revue depuis sept ans, est là. Accompagnée de son mari, le beau Nick Greenwald.
Effondrée, Lily fait son possible pour éviter le couple. Tout l’inverse de Kiki, son espiègle petite soeur de six ans, qui s’est prise d’une affection immédiate et réciproque pour Nick… Quel lien celui-ci cherche-t-il à créer avec l’enfant ? Et si, à travers Kiki, Nick essayait de se rapprocher de Lily ?
Alors qu’une tempête menace de s’abattre sur la côte, Lily ne tarde pas à faire de terribles découvertes et met au jour de troublants secrets sur sa famille, sur la perfide Budgie, et sur le lien si spécial qui unit Kiki et Nick…

Mon avis
C’est simple : j’ai dévoré ce livre, et l’ai beaucoup aimé ! J’y ai trouvé exactement ce que j’étais allé y chercher, et même si mon souvenir de lecture ne sera pas immuable, je ne peux pas nier avoir passé un très bon moment !

Beatriz Williams est une petite coquine ! Dès le début du roman, on se doute que quelque chose avec la petite Kiki (je ne me fais pas à ce diminutif d’ailleurs, pour moi Kiki c’est une petite peluche…), alors on se fait une première idée, puis une autre… Elle réussit à instaurer un mystère qui, on s’en doute, est la clé de tout, et instaure un final brillant à la hauteur de tout ce qu’elle a amené au fur et à mesure du roman. Bon, même si je l’avais deviné aux 2/3 du roman… C’est assez évident en fait…

J’ai beaucoup apprécié toute cette petite galerie de personnages, notamment celui de Lily à laquelle je me suis pas mal identifiée. Une jeune femme réservée, brisée une première fois par la liberté qu’elle a souhaité prendre par rapport à son univers familial et social, et qui depuis n’ose plus donner de la voix et reste effacée. A travers le personnage de Lily, ce sont tous les défauts de la bonne société américaine des années 30 et 40 qui transparaissent, excellent biais critique pour l’auteure. Ce livre nous rappelle également avec horreur la manière dont les juifs étaient traités dans ces années-là, le dédain et le rejet dont ils étaient victimes, même en dehors de l’Europe.

J’ai également beaucoup aimé la construction du récit, qui révèle au fur et à mesure des sauts dans le passé de Lily et Nick, les ficelles du mystère entourant leur relation. Cela donne une véritable force littéraire au roman, et approfondit l’intrigue. Nous ne suivons l’histoire que du point de vue de Lily, c’est par contre un défaut car j’aurais aimé suivre Laura également du point de vue de son entourage.

C’est en fait là le principal défaut du livre : j’aurais aimé avoir davantage les points de vue de Budgie et de la famille de Lily, qui ont une place très importante dans l’histoire mais qu’on n’entend pas suffisamment. J’aurais aimé une confrontation plus claire entre tous les acteurs de cette histoire, et j’ai un peu déçue de ne pas l’avoir eue au final.

Ce roman s’est avéré une parfaite lecture estivale, ça faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman avec un tel sentiment de nostalgie, et ça m’a fait un bien fou !

17/20

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16 réflexions sur “L’été du cyclone, de Beatriz Williams

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