Rebecca, de Daphné du Maurier

Aaahh BookTube, et toutes ses vidéos qui nous font acheter et découvrir des tonnes de 41FQSee-GYL._SX305_BO1,204,203,200_nouveaux livres ! Il y a un certain nombre de booktubeuses que je suis de manière assidue, et parmi elles, comme beaucoup d’entre vous j’imagine, il y a Margaud Liseuse. Alors quand Margaud a lancé son club de lecture avec ses biatches Bulledop, Nine et Lili Bouquine, j’ai adhéré ! D’autant plus que la dernière lecture commune, Rebecca, était dans ma PAL depuis quelques mois, et me permettait de découvrir une auteure qui m’intriguait énormément : Daphné du Maurier !

L’histoire
Sur Manderley, superbe demeure de l’ouest de l’Angleterre, aux atours victoriens, planent l’angoisse, le doute : la nouvelle épouse de Maximilien de Winter, frêle et innocente jeune femme, réussira-t-elle à se substituer à l’ancienne madame de Winter, morte noyée quelque temps auparavant ? Daphné du Maurier plonge chaque page de son roman – popularisé par le film d’Hitchcock, tourné en 1940, avec Laurence Olivier et Joan Fontaine – dans une ambiance insoutenable, filigranée par un suspense admirablement distillé, touche après touche, comme pour mieux conserver à chaque nouvelle scène son rythme haletant, pour ne pas dire sa cadence infernale. Un récit d’une étrange rivalité entre une vivante – la nouvelle madame de Winter – et le fantôme d’une défunte, qui hante Maximilien, exerçant sur lui une psychose, dont un analyste aurait bien du mal à dessiner les contours avec certitude.

Mon avis
Je souhaitais découvrir la plume de Daphné du Maurier depuis longtemps. Et même si Rebecca n’est pas le roman qui m’a été le plus recommandé par les blogueurs, c’est celui-ci que j’ai acheté au Salon du Livre. Peut-être à cause de sa couverture, tirée de l’adaptation du roman par Alfred Hitchcock…?

Toujours est-il que j’avais beaucoup d’attentes en commençant ce roman. Attentes qui ont été un peu diminuées dès le début du roman. Car il est un peu long à démarrer ce roman… Une belle grosse centaine de pages pour que l’intrigue, et surtout l’ambiance, se mettent véritablement en place. On découvre nos personnages, mais sans réussir forcément à s’y attacher.

Car ce roman est avant tout un roman d’ambiance. Une histoire dans laquelle plane continuellement l’ombre de Rebecca. Mais on met beaucoup de temps à savoir qui était réellement cette Rebecca; et par-là même on met du temps à savoir qui était exactement Maxim.

Mais dès que la moitié du roman est passée, alors là, alors là, alors là…! C’est simple, je n’ai pas pu lâcher le roman ! L’ambiance est noire, stressante, vibrante, et au fil des pages, on va de révélation en révélation ! Jusqu’à la dernière page, la dernière phrase, où là encore…! Rien que d’y penser, j’en ai encore le sourire aux lèvres.

J’ai toutefois une petite déception dans ce roman, et il s’agit de notre personnage principal : la narratrice (dont on ne connait pas le nom). Autant Maxim, son mari, se découvre au fil des pages, autant la narratrice est fade. Pas de personnalité, pas de courage, rien de charmant…
Par contre, j’ai adoré les personnages de Rebecca et de Mrs Danvers, très charismatiques et intrigantes chacune à leur manière. Elles sont au coeur de l’intrigue, et le méritent largement !

Après ce roman, je n’ai qu’une envie : lire d’autres romans de Daphné du Maurier, notamment ceux qu’on m’a conseillés (L’auberge de la Jamaïque, La maison sur le rivage, Le bouc émissaire). Et évidemment, voir l’adaptation d’Hitchcock !

15/20

Roman lu dans le cadre du club des Moldus de lecture

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15 réflexions sur “Rebecca, de Daphné du Maurier

  1. J’ai eu le même ressenti que toi par rapport à l’héroïne… jusqu’à ce que je comprenne que ce n’est pas elle, l’héroïne, mais bien Rebecca, dont le roman porte le nom! Cette nouvelle épouse n’a pour rôle que de nous révéler qui était Rebecca (une grande malade si tu veux mon avis!). En tout cas je suis d’accord avec toi, ça met du temps à décoller, et après… On s’en prend plein la figure!

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  2. J’avais tellement aimé ce roman qu’après quoi que je lise je trouvais ça fade. Du coup j’ai lu Ma Cousine Rachel de cette chère Daphné et j’ai adoré, même si le coup de cœur était moindre… L’adaptation de Hitchcock de Rebecca est excellente, avec un Laurence Olivier parfait en Max!

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  3. La narratrice est l’anti-héroïne par excellence : fade, sans trop de punch, timide…c’est pour cela qu’on ne la supporte pas trop, du coup l’auteure a bien réussi son coup! Mais je dois dire que cela ne m’a pas trop dérangé, j’avais pitié d’elle, mais son récit sur Manderley était plus passionnant que ses états d’âme, du coup je n’y prêtais pas trop d’attention. Et le fait que le début soit lent ne m’a pas dérangé non plus, au contraire, l’ambiance montait tout doucement pour finir par exploser!

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