Rhinocéros, d’Eugène Ionesco

Une pièce de théâtre de temps en temps, ça ne fait pas de mal ! Je n’ai pas lu de théâtre 416owri6ykl-_sx301_bo1204203200_depuis le lycée, et je ne vais jamais en voir sur scène, ce que je regrette. J’aimais bien lire du théâtre, et donc je me suis dit « Allons-y, profitons du challenge ABC pour découvrir Ionesco !« . Après avoir reçu des avis de personnes traumatisées par cette pièce après l’avoir étudiée au lycée, et d’autres l’ayant adorée, je ne savais pas trop comment me positionner en commençant cette œuvre.

L’histoire
« Tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat. » Tout langage stéréotypé devient aberrant. C’est ce que Ionesco démontre dans Rhinocéros, pièce qui a tout d’abord vu le jour sous la forme d’une nouvelle. Partisan d’un théâtre total, il porte l’absurde à son paroxysme en l’incarnant matériellement.
Allégorie des idéologies de masse, le rhinocéros, cruel et dévastateur, ne se déplace qu’en groupe et gagne du terrain à une vitesse vertigineuse. Seul et sans trop savoir pourquoi, Bérenger résiste à la mutation. Il résiste pour notre plus grande délectation, car sa lutte désespérée donne lieu à des caricatures savoureuses, à des variations de tons et de genres audacieuses et anticonformistes. La sclérose intellectuelle, l’incommunicabilité et la perversion du langage engendrent des situations tellement tragiques qu’elles en deviennent comiques, tellement grotesques qu’elles ne peuvent être que dramatiques.

Mon avis
Quelques jours après avoir lu cette pièce, je ne saurais toujours pas dire si je l’ai aimé ou pas. En fait, je pense que c’est une pièce que j’aurais bien plus apprécié en l’étudiant en cours, en en comprenant bien toutes les subtilités. Car c’est une pièce qui peut paraitre bien trop décalée et sans grand intérêt si on ne saisit pas suffisamment bien le propos qu’elle porte.

Le début de ma lecture m’a beaucoup perturbé. On retrouve une pléiade de personnages, qui parlent tous en même temps de choses bien différentes, ce qui rend la lecture assez compliquée par moment (et assez barbante aussi – Oui oui barbante, terme des années 80 !). Mais dès l’acte 2, dès que les rhinocéros commencent à représenter une certaine idéologie, la lecture devient très intéressante.

Je ne me suis pas spécialement attachée aux personnages, peut-être parce qu’il y en a beaucoup et qu’il est compliqué de bien les cerner compte tenu des dialogues assez brefs. Il est toutefois intéressant de noter l’évolution de chacun dans l’histoire. J’ai beaucoup aimé le propos idéologique porté par la pièce, jusqu’au monologue final, et jusqu’à la dernière phrase.

Par contre, comment est-il possible de porter cette pièce sur scène ?! Il y a des tableaux qui ont l’air tellement compliqués à réaliser et à bien représenter que je ne vois pas comment il est possible. Mais justement, j’ai maintenant très envie de voir l’adaptation !

14/20

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14 réflexions sur “Rhinocéros, d’Eugène Ionesco

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