L’Odyssée, de Jérôme Salle

Il y a des films qui doivent être vus sur grand écran pour pouvoir en apprécier toute la 238897magnificence. Quand j’ai vu la bande-annonce de L’Odyssée il y a quelques semaines, j’ai su que j’allais forcément aller le voir au cinéma, sachant que les images seraient grandioses. Et quand en plus j’ai vu le casting (Lambert Wilson, Audrey Tautou – qui revient en force depuis quelques temps, et surtout Pierre Niney), je ne me suis pas posée plus de questions : direction le cinéma après une journée pluvieuse !

L’histoire
1948. Jacques-Yves Cousteau, sa femme et ses deux fils, vivent au paradis, dans une jolie maison surplombant la mer Méditerranée. Mais Cousteau ne rêve que d’aventure. Grâce à son invention, un scaphandre autonome qui permet de respirer sous l’eau, il a découvert un nouveau monde. Désormais, ce monde, il veut l’explorer. Et pour ça, il est prêt à tout sacrifier.

Mon avis
Je suis ressortie de ma séance avec des images splendides plein les yeux, et une irrémédiable envie de faire de la plongée ! L’Odyssée nous plonge dans la vie du Commandant Jacques-Yves Cousteau, de la fin des années 40 au début des années 80. Et c’est un biopic assez inédit que nous propose Jérôme Salle, car nous suivons la vie du Commandant surtout via le regard de son fils Philippe.

Car oui, pour moi, c’est Philippe le vrai héros du film. Au rythme des nombreux conflits avec son père, nous suivons le succès qu’a rencontré Cousteau, le mythe qu’il a construit… mais à quel prix. On apprend ce qui se cache derrière les si beaux films qu’il a transmis, les relations avec sa femme et ses deux fils, la médiatisation qu’il aimait tant. Et au final, ce film se révèle davantage un film sur la relation entre Cousteau et son fils, qu’un biopic classique sur Cousteau.

Ce film bénéficie d’un excellent casting : Lambert Wilson est impeccable dans le rôle de Cousteau, Audrey Tautou est excellente dans le rôle un peu torturé de Simone, et Pierre Niney est (comme chaque fois) formidable. Et vu que le film se concentre beaucoup sur son personnage, c’est presque lui le personnage principal du film.

Techniquement il n’y a rien à redire, on sent que les moyens ont été mis à disposition du réalisateur pour qu’il puisse réaliser un film à la hauteur du mythe : tournage en milieux naturels (jusqu’en Antarctique), moins d’effets spéciaux possibles, la lumière est splendide, les plans sous-marins époustouflants. J’en ai pris plein les yeux pendant les deux heures de film, et rien que pour ça il mérite réellement d’être vu au cinéma.

Pourtant, je sens que d’ici quelques semaines, je n’aurai plus que peu de souvenirs de ce film. Vu qu’on suit Cousteau principalement via son fils Philippe, on se retrouve au final avec peu d’empathie pour le personnage, et on ne retient que peu de détails sur sa vie. J’aurais aimé en apprendre davantage, que certains aspects de sa vie soient plus creusés (comme sa jeunesse, et la toute fin de sa vie), et j’aurais aimé en apprendre davantage sur Simone.

Mais le film a quand même le mérite de remettre au goût du jour le mythe Cousteau, et parler un peu d’écologie ne fait jamais de mal. Ça m’a aussi rappelé ma toute petite enfance, quand on nous projetais les films de Cousteau à l’école : je me revois dans le noir, assise sur un petit banc inconfortable, découvrir ce décor incroyable. Et rien que pour cette pointe de nostalgie, ce film restera un bon souvenir.

14/20

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