Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, de Harper Lee

Il y a un an, j’ai acheté Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur au Salon du Livre de Paris. Non 9782253115847-Tseulement il semblait intéressant, mais en plus il est considéré un peu partout comme un incontournable. C’est un roman qui a reçu le Prix Pulitzer dans les années 60, et a eu un immense succès au moment de sa sortie. J’ai profité de la sélection du roman par le Club de lecture d’Isa Natural Tales pour le sortir de ma pile à lire, et le lire en même temps que Charlitdeslivres et Lectures du Chat-Pitre !

L’histoire
Dans une petite ville d’Alabama, à l’époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 – au cœur de la lutte pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis –, connut un tel succès.

Mon avis
J’avais entendu de tout à propos de ce roman, de l’excellent comme du moins bon. Je ne savais donc pas spécialement à quoi m’attendre… et ai donc été très agréablement surprise par cette lecture !

Toute l’originalité du récit réside dans le fait que l’histoire nous est contée du point de vue de Scout, la fille d’Atticus. Et j’ai adoré le personnage de Scout ! Elle m’a fait penser à ma grande sœur par son côté indépendant et garçon manqué. C’est par le regard de Scout que nous découvrons la culture raciste d’Alabama dans les années 30, à quel point le racisme est encré dans les esprits, et comment les anti-racistes sont mal perçus.
C’est donc un point de vue assez particulier qui nous est donné, mais cela donne une vision très intéressante de l’histoire. Plutôt qu’un récit très factuel, le récit est centré ici sur les impressions d’une petite fille, sur ce qu’elle voit mais n’analyse pas. C’est donc au lecteur de prendre le recul nécessaire sur ce qu’il découvre, et j’ai trouvé cela assez intéressant.

Le récit aborde énormément de thèmes divers : le racisme, évidemment, le progressisme, l’éducation, et met l’accent sur le clivage générationnel qu’a entraîné le XXème siècle à travers la lutte pour les droits civiques et l’arrivée de nouvelles technologies. On sent que la petite bourgade dans laquelle vivent Scout et sa famille a ses limites, et à quel point le reste du monde peut être différent; mais Scout, qui ne connait que sa petite ville du Sud, commence à peine à envisager tout cela.

Il faut par contre bien avouer que ce mode de narration a ses faiblesses : le début est assez long, et on a du mal à voir où l’auteure veut nous mener. Mais si on s’accroche, on réalise au final que cette mise en place était nécessaire. Reste la fin à laquelle je ne m’attendais pas, je pensais que l’auteure allait ménager ses petits personnages, mais pas du tout !

Je garderai de cette lecture un très bon souvenir, car je me suis sentie réellement immergée dans l’Alabama des années 30. Au-delà de l’histoire, qui n’est d’ailleurs pas forcément centrale au récit, je retiendrai surtout la justesse de l’écriture, et le point de vue si particulier qu’à su donner l’auteure à son récit.

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12 réflexions sur “Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, de Harper Lee

  1. Je l’ai acheté très récemment, mais j’ai craqué pour la couverture en grand format. Cette histoire me faisait envie depuis très longtemps. Par contre, je ne savais pas que le point de vue serait celui d’une enfant du coup j’ai hâte de le découvrir.

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