Chanson Douce, de Leïla Slimani

couv24807723Impossible de passer à côté de Chanson Douce, le dernier roman de Leïla Slimani qui a reçu le Prix Goncourt 2016, et qui depuis est un best-seller. Après avoir attendu deux mois pour pouvoir l’emprunter à la médiathèque, j’ai enfin pu découvrir ce roman dont j’avais lu des avis plutôt mitigés…

L’histoire
Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.

Mon avis
Quelques jours après avoir terminé ce roman, je ne sais toujours pas tout à fait si j’ai aimé ou pas. Je n’ai pas détesté ma lecture, mais c’est loin de m’avoir passionné… Je garde de ce roman le souvenir d’une très belle plume, d’une froideur assassine.

Le roman démarre très fort avec une première scène absolument ignoble, extrêmement puissante. C’était donc très bien parti, je me disais que cet amas d’émotions et cette tension incroyable seraient présents à d’autres moments du roman… Et non en fait… D’où ma légère déception.

Durant tout le roman nous suivons l’arrivée de Louise, nounou qui va s’occuper des enfants de Myriam et Paul. Nous sommes donc plongés dans la vie de Louise, et par-là même dans la vie de cette famille si actuelle : les parents carriéristes qui mettent leur parentalité de côté pour accomplir leur propre rêve, et cette facilité avec laquelle ils se laissent « envahir » par cette nounou si parfaite, trop parfaite pour être vraie. J’ai apprécié que l’auteure ne se laisse pas envahir par le jugement envers la manière dont ils gèrent leur famille, car les parents sont conscients de leur faiblesse.

Même si j’ai beaucoup aimé le traitement de Myriam et Paul, j’ai beaucoup moins apprécié le traitement du personnage de Louise. Car au final j’ai l’impression de ne pas du tout connaitre et comprendre ce personnage. Même quand son passé est traité, la froideur que ce personnage dégage a créé une telle distance qu’il m’était impossible de me sentir impliquée dans son histoire ou dans ses émotions.

Malgré tout, j’ai trouvé que la plume de Leïla Slimani était marquante car elle a cette capacité à adapter son écriture à ses personnages. Sa plume est à la fois distante et incisive, elle arrive à décrire des moments de tension extrême à des moments de flottement limite envoutants; je comprends donc complètement l’attribution du Goncourt.

Malgré un certain manque d’intérêt pendant ma lecture, je sens que Chanson Douce est un roman que je ne suis pas près d’oublier.

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8 réflexions sur “Chanson Douce, de Leïla Slimani

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