Nymphéas Noirs, de Michel Bussi

Dans le paysage littéraire français actuel, il y a des auteurs incontournables : il y a Musso 51iPCvTW8eL._SX303_BO1,204,203,200_pour certains, Nothomb pour d’autres, ou encore Levy. Et dans le paysage des thrillers, il y a dorénavant Michel Bussi. Depuis quelques années, il s’est fait sa petite place dans le top des ventes, et chacune de ses sorties fait l’événement. En recueillant des avis ici et là sur ses romans, Nymphéas Noirs est souvent ressorti comme son livre le plus marquant. J’ai donc profité du week-end à 1000 pour déguster les 493 pages de ce roman prometteur !

L’histoire
Tout n’est qu’illusion, surtout quand un jeu de miroirs multiplie les indices et brouille les pistes. Pourtant les meurtres qui troublent la quiétude de Giverny, le village cher à Claude Monet, sont bien réels. Au cœur de l’intrigue, trois femmes : une fillette de onze ans douée pour la peinture, une institutrice redoutablement séduisante et une vieille femme aux yeux de hibou qui voit tout et sait tout. Et puis, bien sûr, une passion dévastatrice. Le tout sur fond de rumeur de toiles perdues ou volées, dont les fameux Nymphéas noirs. Perdues ou volées, telles les illusions quand passé et présent se confondent et que jeunesse et mort défient le temps.

Mon avis
Mon avis sur Nymphéas Noirs est très mitigé. Même si la fin m’a subjuguée, elle ne peut à elle seule rattraper les heures d’ennui que j’ai vécues pendant ma lecture du reste du roman.

Il faut dire que le roman est assez lent, il y a très très très peu d’action ou de rebondissement, et c’est en cela que mon entrain a été freiné. J’ai mis énormément de temps à entrer dans ma lecture, au bout de 150 pages j’avais l’impression qu’on en était au même point qu’à la page 15, et je ne voyais pas l’affaire avancer. En fait, mon principal problème, c’est que je suis restée hermétique à l’ambiance du roman. Car ce n’est pas un thriller, et en partie seulement un roman policier, c’est avant tout un roman d’ambiance. Et cette ambiance n’a pas fonctionné sur moi.

Alors oui, tout de même, le petit village figé de Giverny, tel un tableau vernis, était intéressant dans la manière dont il est décrit. Toute cette intrigue autour de Monet, ses nymphéas, et le monde de la peinture, est assez fascinante. Du moins moi qui n’y connais rien en peinture, j’ai trouvé ça fascinant.

Mais le problème, c’est que je ne me suis attachée à aucun des personnages. Je n’en ai apprécié aucun. Le pire c’est l’inspecteur Sérénac, que j’ai détesté. Sans parler de Stéphanie, qui ne m’a pas du tout touchée. Donc suivre pendant quasiment 500 pages des personnages qui ne vous intéressent pas, voire qui vous hérissent le poil dès qu’ils ouvrent la bouche, c’est un peu pénible…

Et puis arrive la fin. Où comment, en deux phrases, Michel Bussi montre l’étendue de son talent, et vous fait revivre les 450 pages précédentes en quelques secondes en vous en donnant une toute autre lecture. Où comment un auteur arrive à jouer avec son lecteur en remettant en cause son point de vue. Où comment je me suis moi-même laissée avoir en beauté, même si j’avais vu le truc en partie venir. Mais tout de même, c’est extrêmement brillant, intelligent, bien écrit et bien construit.

Au final, je garderai de Nymphéas Noirs le souvenir d’une lecture en dents de scie. L’histoire, l’ambiance et le rythme ne m’ont pas réellement emballé, mais cette fin m’aura prouvé que Michel Bussi est un auteur à suivre !

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13 réflexions sur “Nymphéas Noirs, de Michel Bussi

  1. Michel Bussi est l’un de mes auteurs préférés tant j’ai adoré ses romans. Je n’ai pas encore lu celui-ci (j’essaie d’en garder sous le coude, pour faire durer le plaisir avant de me plonger dans ses romans), mais j’ai dévoré « N’oublier jamais » qui reste mon roman préféré de l’auteur, suivi de près par « Un avion sans elle » 🙂

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  2. C’est drôle car mon ressenti est assez différent, malgré les lenteurs j’ai trouvé l’histoire intéressante et originale. J’ai aimé découvrir des aspects historiques et culturels sur la ville de Giverny et ses peintres.
    Je me demandais tout le long du roman où voulait en venir l’auteur.
    La chute (même si elle est très surprenante) m’a légèrement déçue car je l’ai trouvé un peu tiré par les cheveux, mais au moins elle était inattendue!
    Si tu veux retrouver ma chronique en entier je te glisse le lien : https://thecosmicsam.com/2017/03/10/nympheas-noirs-michel-bussi/
    Sinon du même auteur j’ai lu « Ne lâche pas ma main » que j’ai bien aimé!

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  3. oups, erreur de commentaires…. je disais donc que contrairement à toi, je n’avais pas du tout vu le truc venir à la fin ! normalement nous allons à GIverny la semaine prochaine pour visiter la ville ! j’ai hâte 🙂 bisou

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  4. J’adore Michel Bussi, je suis occupée de lire « Ne lâche pas ma main » et je suis ravie. Nymphéas noirs est dans ma PAL, c’est une de mes prochaines lectures. Je suis ravie de faire connaissance avec ton blog. Je viens juste de commencer le mien (la semaine dernière) j’ai mis du temps à me lancer mais c’est chose faite. A bientôt. Elaurie.

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