Pirates des Caraïbes 5 : La vengeance de Salazar, de Joachim Ronning et Espen Sandberg

106609Quand j’ai su qu’un nouveau Pirates des Caraïbes allait sortir, comme beaucoup de monde, j’ai eu très peur. Peur, car le quatrième opus était quand même assez mauvais… du moins suffisamment pour qu’un seul visionnage me suffise, et que le film ne m’ait pas du tout marqué. Mais quand les premières images sont sorties, j’ai retrouvé un peu de la splendeur de la trilogie initiale qui était si réussie, et surtout le film semblait en lien avec cette première histoire. Donc forcément, je n’ai pas résisté…

L’histoire
Les temps sont durs pour le Capitaine Jack, et le destin semble même vouloir s’acharner lorsqu’un redoutable équipage fantôme mené par son vieil ennemi, le terrifiant Capitaine Salazar, s’échappe du Triangle du Diable pour anéantir tous les flibustiers écumant les flots… Sparrow compris ! Le seul espoir de survie du Capitaine Jack est de retrouver le légendaire Trident de Poséidon, qui donne à celui qui le détient tout pouvoir sur les mers et les océans. Mais pour cela, il doit forger une alliance précaire avec Carina Smyth, une astronome aussi belle que brillante, et Henry, un jeune marin de la Royal Navy au caractère bien trempé. À la barre du Dying Gull, un minable petit rafiot, Sparrow va tout entreprendre pour contrer ses revers de fortune, mais aussi sauver sa vie face au plus implacable ennemi qu’il ait jamais eu à affronter…

Mon avis
Mon avis sur le film est assez mitigé. Pour moi, il est loin d’être à la hauteur des trois premiers films, mais reste un peu meilleur que le quatrième, ce qui est déjà pas mal !

J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans le film, car le début de l’histoire est très long. Même si les personnages se trouvent (trop) facilement, ils mettent du temps à se réunir, certaines situations se répètent plusieurs fois, donnant un rythme assez lent  l’intrigue. Par la suite l’histoire s’accélère, mais les facilités scénaristiques ont fait que, plusieurs fois, j’ai levé les yeux en relevant des incohérences dans l’intrigue, ou encore des manques de développement. Tout ça manque cruellement d’intelligence, de détails et de cohérence, et c’est bien dommage. Sans parler de la fin, où l’élément fantastique, la quête, l’aboutissement de tout, est scellé en quelques minutes à peine…

PIRATES OF THE CARIBBEAN: SALAZARS RACHE

Et surtout, j’ai eu beaucoup de mal avec les nouveaux personnages. Les deux petits nouveaux manquent de charisme : Henry est charmant, mais manque de personnalité et de gouaille, et Carina est pimbêche au possible. Et surtout, il est difficile de s’y attacher car on ne les connait pas. Carina arrive dans l’histoire comme une fleur, on ne connait rien de son histoire, de son passé, à peine de sa quête. Quand à Henry, on pourrait s’attendre à ce que son histoire soit largement exploitée du fait de l’attachement que le spectateur a vis à vis de la précédente trilogie… et bien non ! On ne voit que 3 minutes de son enfance, ce qui est largement trop peu !

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Mais le plus gros gâchis du film, c’est le personnage de Jack Sparrow, qui est devenu une caricature de lui-même. Dans les précédents opus, Jack était un personnage malicieux, intelligent, manipulateur, avec à chaque un plan et une idée derrière la tête. Ici, à part être une cible, mythomane et alcoolique, il n’apporte rien. En gros, c’est l’apologie du perdant, qui en plus s’avoue vaincu. Et c’est triste de voir ça, car franchement pour un personnage avec une histoire telle que la sienne, on pourrait faire sortir d’autres qualités…

Attention, il y a tout de même des éléments très sympa ! La présence de Javier Bardem, ultra-flippant en fantôme pétri de vengeance. Le charisme de cet acteur m’épatera toujours ! Le petit caméo de Paul McCartney en oncle de Jack (sachant que Keith Richards jouait son père dans la trilogie) m’a aussi beaucoup fait rire ! Les effets sont toujours aussi spectaculaires, l’univers de la mer des Caraïbes est saisissant, et les scènes d’action sont réussies.

PIRATES OF THE CARIBBEAN: SALAZARS RACHE

Et surtout, on nous ressort des éléments de la trilogie initiale. Et ça, et bien ça fait du bien ! Will, Elizabeth, Barbossa, Gibbs, ils sont tous là, et c’est un plaisir de les revoir ! Alors oui, le côté marketing nostalgique se ressent, mais sincèrement, je m’en fous, ça m’a fait plaisir alors j’ai pris ! Et si vous ne l’avez pas encore vu, petit conseil, juste en passant : restez jusqu’au bout du générique…!

Même si je n’ai pas retrouvé toute la magie et l’intelligence de la trilogie initiale, je dois bien avouer que voir ce Pirates des Caraïbes fut synonyme de bon moment, sans plus, mais tout de même… Et j’irai très probablement voir le prochain volet, car oui il y en aura un vu les diverses pistes qu’on nous sert dans ce film-ci !

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9 réflexions sur “Pirates des Caraïbes 5 : La vengeance de Salazar, de Joachim Ronning et Espen Sandberg

  1. Voilà, le niveau commence à remonter. Mais il y a encore beaucoup de mystères… J’ai été surprise, j’ai vu le film en VO, je n’ai quasiment jamais compris J. Depp ! C’est rare, je le connais bien quand même (à l’oreille, je veux dire !! 🙂 )

    Aimé par 1 personne

  2. !!! ATTENTION SPOILER !!!

    Je ne suis pas resté jusqu’à la fin du générique alors j’ai peu être raté quelque chose. Mais je me demande vraiment si une suite est possible puisque le trident de Poséidon a efffacé toutes les malédictions qui touchent les mers et océans et sachant que les films Pirates des Caraïbes reposent généralement sur divers malédictions, je me demande vraiment si une suite vaut la peine 🙁

    Aimé par 1 personne

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