Ces rêves qu’on piétine, de Sébastien Spitzer

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Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance d’être sélectionnée pour chroniquer Ces rêves qu’on piétine dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire de Price Minister. Un roman qui me faisait très envie compte tenu des excellentes chroniques de Margaud Liseuse et Flo & Books, et que j’ai pris grand plaisir à découvrir en même temps que les Lectures du chat-pitre !

Résumé
Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets.
Au même moment, des centaines de femmes et d’hommes avancent sur un chemin poussiéreux, s’accrochant à ce qu’il leur reste de vie. Parmi ces survivants de l’enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d’une tragique mémoire : dans un rouleau de cuir, elle tient cachées les lettres d’un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d’un homme et le silence d’une femme : sa fille. Elle aurait pu le sauver. Elle s’appelle Magda Goebbels.

Mon avis
Ces rêves qu’on piétine fut une très belle lecture, très original du point de vue qu’il nous sert, et surtout servi par une plume brutale et particulière qui a parfaitement fonctionné sur moi.

Ce roman ne ressemble à aucun autre roman sur la Seconde Guerre Mondiale qu’il m’a été donné de lire jusqu’à maintenant. Il nous propose en effet deux points de vue : celui de déportés, et celui de Magda Goebbels. Deux points de vue évidemment opposés, extrêmes, et parfaitement mis en opposition par la construction alternée du récit. Chaque point de vue nous émeut ou nous révolte, le contraste est très fort entre les histoires qui nous sont racontées.

J’ai trouvé ce roman extrêmement fort, très brutal. Sébastien Spitzer n’épargne pas son lecteur. En plus d’une plume très acerbe, loin d’être romanesque, il nous plonge au coeur de la fin de la Guerre, dans le blocus nazi qui verra la fin des sympathisants à la tête de l’état, et au coeur de la dernière marche des déportés après la découverte des camps. Deux voyages, deux mères, entre espoirs et résignation, amour et dégoût.

Le roman met en scène des éléments inconnus de l’Histoire, comme certaines « fonctions » de déporté(e)s dans les camps, des héros méconnus, la collaboration des peuples, les journalistes sur place lors de la libération des camps, etc. Et en comparaison, nous suivons la glaçante Magda Goebbels… Le tout donne un récit effroyable, mais aussi rempli d’espoir.

Rempli d’espoir car ce roman parle également de l’espoir des déportés, de la mémoire des camps qu’ils transportent avec eux et qu’ils attendent de pouvoir dévoiler au monde, de l’amour filial qui unit une mère à sa fille, du courage d’une petite fille venue au monde dans des conditions atroces. Des petites bulles d’espoir et d’amour au coeur d’un chaos total, qui donnent un livre profondément humain.

Le tout est servi par la plume si particulière de Sébastien Spitzer, qui ne peut pas plaire à tout le monde. Une écriture très particulière, qui s’attarde davantage sur les sensations des personnages que sur les actions qu’ils effectuent, ce qui peut parfois donner une lecture un peu étrange. J’ai par exemple eu un peu de mal à suivre les « scènes d’action », et d’autres scènes dures sont passées sous silence, ce qui peut donner un peu de mal à la bonne compréhension de l’histoire. Mais clairement, ça ne m’a pas tellement gêné, car j’ai davantage retenu de ce roman les émotions que l’action.

Je vous conseille de découvrir Ces rêves qu’on piétine, roman historique original, qui ne ressemble à aucun autre !

Pour retrouver la chroniques des Lectures du chat-pitre, cliquez ici !

3 réflexions sur “Ces rêves qu’on piétine, de Sébastien Spitzer

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