Le secret de Pembrooke Park, de Julie Klassen

Cet été, une opération a considérablement fait augmenter ma pile à lire numérique : la Grosse OP, organisée par les éditions Bragelonne/Milady/Castelmore. Au temps vous dire que beeaaaucoup trop d’ebooks ont été chargés à cette occasion sur ma liseuse, j’ai même l’impression qu’elle commence à ramer tellement elle est pleine. Parmi ces achats se trouvaient Le secret de Pembrooke Park, qui, heureuse surprise, a été sélectionné comme lecture du mois pour le Book Club de Livraddict. Une bonne occasion de lire une petite romance historique !

L’histoire
Jeune femme sensée, Abigail Foster s inquiète pour l’avenir de sa famille depuis qu’ils sont ruinés jusqu à ce qu’un étrange notaire leur propose d’emménager dans un grand manoir, Pembrooke Park, abandonné depuis dix-huit ans. Son père et elle s’y rendent et sont accueillis par le charmant vicaire, William Chapman, qui leur apprend que, selon des rumeurs, la maison renfermerait un trésor… Aux prises entre de vieux amis et de nouveaux ennemis, Abigail ignore les dangers auxquels elle devra faire face avant de lever le voile sur ces mystères et de trouver l’amour qu’elle recherche depuis toujours…

Mon avis
Malheureusement je ne garderai pas un excellent souvenir de cette lecture… L’intrigue était sympathique et mêlait audacieusement romance et mystère, mais j’ai trouvé l’écriture très plate et le tout bien trop long. Un peu comme un macaron qu’on a laissé trainé à l’air libre trop longtemps, il perd en saveur…

Commençons par les points positifs. Le principal point positif est l’histoire, qui même de façon réussie romance historique et mystère, voire surnaturel à certains moments. L’auteur nous balade astucieusement entre ces deux genres, et emmêle le tout jusqu’à nous plonger dans un flou total. Je dois avouer que le mystère autour de ce fameux secret entourant le manoir a totalement fonctionné sur moi, et je n’ai pas deviné ce qui s’était réellement passé avant la révélation finale.
Je regrette toutefois que tout le méli-mélo autour des personnages soit révélé par de trop nombreux indices au fil de l’intrigue, sans cela nous aurions pu avoir droit à un final d’anthologie ! Sachant qu’en plus, certains éléments restent sans explication…

J’ai également bien adhéré à la romance, qui est très bien exploitée. Les personnages, notamment le personnage de William, sont attachants, et les liens entre eux tous évoluent de manière logique, rien ne va ni trop vite ni trop lentement. Malgré quelques clichés (notamment les mères, ou encore Louisa), la plupart des personnages sont assez nuancés. Mais je n’ai pas totalement réussi à m’attacher à eux, à cause de l’écriture de l’auteure…

C’est pour moi le gros défaut du roman : l’écriture. Dès les premières lignes, la plume de Julie Klassen m’a rebuté. Je ne sais pas si cela est dû à la traduction, mais j’ai trouvé l’écriture bien trop factuelle, sans aucune émotion ni relief. Ajoutez à cela les trop nombreuses longueurs, et je me suis retrouvée avec un roman sans saveur, lent et long. La fin ne m’a pas surprise, car la plupart du mystère était devinable, et le résultat de la romance est prévisible…

Je garde donc un petit goût amer concernant cette lecture : j’ai aimé l’audace apportée à l’intrigue, mais la plume de l’auteur et le manque d’émotion auront eu raison de mon plaisir de lecture… Dommage….

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