Coquelicots d’Irak, de Brigitte Findakly et Lewis Trondheim

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Depuis l’année dernière, je participe au Prix littéraire des chroniqueurs web, qui me permet de faire de belles découvertes, tant en romans qu’en BD. Car de manière générale je lis peu de bandes dessinées, je ne sais jamais vers lesquelles tant l’offre est riche et diverse, et la sélection du Prix me permet de découvrir de jolis titres. C’est à cette occasion que je me suis penchée vers la bande dessinée Coquelicots d’Irak, et que je l’ai emprunté à la médiathèque !

L’histoire

L’histoire de B. Findakly, coloriste et épouse de L. Trondheim. Née en Irak au début des années 1960 d’un père irakien et d’une mère française, elle passe son enfance à Mossoul, puis s’exile en France au début des années 1970. Le récit décrit le quotidien, les difficultés administratives, sociales et culturelles liées à l’immigration.

Mon avis

Je dois avouer que ma lecture a été plutôt mitigée… Je n’ai pas été convaincue par le dessin, ni par le propos qui est, de mon point de vue, insuffisamment explicite. Trois semaines après avoir lu l’ouvrage, je n’en ai finalement que peu de souvenirs…
Je n’ai pu m’empêcher de comparer cette bande dessinée à la BD L’arabe du futur de Riad Sattouf, basée globalement sur le même principe biographique. Alors que L’arabe du futur m’avait convaincu (cliquez ici pour lire mon avis sur le premier tome), ce ne fut pas le cas de Coquelicots d’Irak, pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, je n’ai pas réellement aimé les dessins. Je les ai trouvé très simples, avec un petit côté Mafalda auquel, personnellement, je n’adhère pas.

J’ai également trouvé que le format était mal adapté à un format BD. L’histoire est parfois linéaire, parfois non, ce qui m’a parfois un peu perdu. On est à un moment T et on se retrouve à la page suivante avant ce même moment, à reparler d’un élément qui a eu lieu il y a plusieurs planches de cela. J’ai beaucoup de mal avec ce format « chronique » qui, même s’il est décliné en tant que série, empêche par sa longueur de développer les personnages et leurs sentiments comme il le faudrait.

Et c’est dommage, car le propos de Brigitte Findalky est vraiment intéressant. On en apprend beaucoup sur la culture irakienne, l’évolution du pays du point de vue d’un enfant puis d’un adulte ayant du recul par rapport à la situation, l’arrivée dans un nouveau pays et la confrontation des cultures, l’attachement à ses racines mais la contradiction intérieure que cela engendre.

Même si Coquelicots d’Irak ne m’aura pas réellement convaincu, de par son format et ses dessins, ça reste une bande-dessinée à l’histoire et aux thématiques traitées profondément intéressantes.

4 réflexions sur “Coquelicots d’Irak, de Brigitte Findakly et Lewis Trondheim

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