Toutes blessent la dernière tue, de Karine Giébel

Amatrice de thrillers et autres romans noirs, j’ai pourtant pas mal de lacunes en la matière. Beaucoup d’auteur(e)s de ce genre me sont encore inconnus, parmi eux la célèbre Karine Giébel. Car non, je n’avais pas encore pris le temps de découvrir Meurtres pour rédemption ou Les morsures de l’ombre. Quand j’ai vu son dernier-né sur NetGalley, je me suis donc empressée de le demander et de m’y plonger !

L’histoire

Maman disait de moi que j’étais un ange. Un ange tombé du ciel. Mais les anges qui tombent ne se relèvent jamais… Je connais l’enfer dans ses moindres recoins. Je pourrais le dessiner les yeux fermés. Je pourrais en parler pendant des heures. Si seulement j’avais quelqu’un à qui parler…
Tama est une esclave. Elle n’a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer. Une rencontre va peut-être changer son destin…
Frapper, toujours plus fort. Les détruire, les uns après les autres. Les tuer tous, jusqu’au dernier.
Gabriel est un homme qui vit à l’écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures. Un homme dangereux. Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique. Qui est-elle ? D’où vient-elle ?
Rappelle-toi qui tu es. Rappelle-toi, vite ! Parce que bientôt, tu seras morte.

Mon avis

ATTENTION GROSSE CLAQUE ! J’ai eu un énorme coup de coeur pour ce roman, qui m’a pris aux tripes, et se révèle être ma meilleure de l’année 2018 (pour le moment !). Mon premier Karine Giébel, et une véritable révélation qui me donne envie de lire tous ses autres romans !

Je n’étais clairement pas préparée à lire ce genre d’histoire, à me plonger dans ce genre d’ambiance. Je n’avais encore jamais lu un roman aussi sombre et aussi terrible, mais aussi si humain et plein d’espoir. Je suis peu sensible aux romans sombres et violents, mais alors celui-ci m’a totalement retourné ! Ce roman m’a fait vibrer, espérer puis désespérer, j’ai eu les larmes, la nausée, j’ai souri; pendant mes trois jours de lecture, j’ai vécu les montagnes russes !

J’ai adoré l’héroïne du roman, Tama. Une héroïne, une vraie, pleine de courage et d’intelligence, qui réussit à garder sa petite étincelle de vie et d’espoir malgré les épreuves qu’elle subit quotidiennement. J’ai également été touchée par le personnage de Gabriel, bien plus tortueux et qui affronte aussi quotidiennement sa part d’humanité. Tous les personnages de ce roman sont remarquables, par leur beauté ou leur ignominie.

Et que dire du rythme du roman ? Un rythme insoutenable pour un roman addictif, de la première à la toute dernière ligne, au tout dernier mot. Karine Giébel m’a balladé de foyer en foyer, de rencontre en brimade, d’espoir en déception, de violence en violence. Quand on se dit qu’elle ne peut pas faire vivre de pire situation à son personnage que ce qu’il a déjà vécu, elle enfonce le clou un peu plus loin en nous décrivant des scènes horribles. Toute cette violence pourra clairement déplaire à certains lecteurs, et je ne serais pas étonnée de voir des lecteurs plus sensibles que d’autres abandonner ce roman.

J’ai pour ma part ressenti un ENORME COUP DE COEUR pour ce roman puissant, sombre et pourri d’humanité, totalement addictif, qui m’a retourné le cerveau et les tripes ! Âmes sensibles s’abstenir, les autres foncez !

4 réflexions sur “Toutes blessent la dernière tue, de Karine Giébel

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