Juste après la vague, de Sandrine Collette

J’ai découvert Sandrine Collette il y a quelques mois avec son roman Les larmes noires sur la terre, qui m’avait laissé sur une drôle d’impression (cliquez ici pour lire ma chronique). Mais en passant par ma médiathèque, j’ai été tentée de renouveler l’expérience avec cette auteure, qui possède vraiment une patte bien à elle. Juste après la vague a donc été démarré avec un peu d’appréhension, mais tout de même quelques attentes…

L’histoire

Il y a six jours, un volcan s’est effondré dans l’océan, soulevant une vague titanesque, et le monde a disparu autour de Louie, de ses parents et de ses huit frères et sœurs. Leur maison, perchée sur un sommet, a tenu bon. Alentour, à perte de vue, il n’y a plus qu’une étendue d’eau argentée. Une eau secouée de tempêtes violentes, comme des soubresauts de rage. Depuis six jours, ils espèrent voir arriver des secours, car la nourriture se raréfie. Seuls des débris et des corps gonflés approchent de leur île. Et l’eau recommence à monter. Les parents comprennent qu’il faut partir vers les hautes terres, là où ils trouveront de l’aide. Mais sur leur barque, il n’y a pas de place pour tous. Il va falloir choisir entre les enfants.

Mon avis

Quelle lecture ! Sandrine Collette s’impose définitivement dans ma tête comme une autrice audacieuse, dont les récits ne peuvent laisser indifférent. Et même si tout le monde n’adhèrera pas à ses écrits, leur originalité ne peut qu’être saluée.

Pour ma part, j’ai beaucoup aimé cette histoire apocalyptique, cette migration environnementale forcée qui amène forcément à des sacrifices atroces. Comment choisir parmi ses enfants ? Comment vivre avec ce poids ? Comment avancer pour en sauver certains, en en laissant délibérément d’autres derrière soi ? Sandrine Collette réussit à osciller entre récit catastrophe et histoire de famille, dans un récit absolument déchirant.

L’ambiance du livre est incroyable. Je ressentais tout le poids de la catastrophe et des situations atroces vécues par les personnages, tant les parents que les enfants, tout au long du récit. J’avais l’impression d’être en apnée tout au long de ma lecture, et j’avais du mal à lâcher le livre. La plume de Sandrine Collette est très abrupte, sans fioriture; elle va au coeur des émotions, et n’épargne ni ses personnages ni son lectorat.

Le seul bémol concernant cette lecture serait la fin. Et quand je dis bémol, c’est un euphémisme. Pour ma part, les deux dernières pages ont totalement gâché ma lecture. Je ne voulais surtout pas une fin comme celle-ci, et j’en ai même claqué mon livre de rage sur le siège du train (désolée pour cette scène d’une violence difficilement soutenable pour les amoureux des livres que nous sommes !). J’ai donc refermé le roman avec un énorme goût d’inachevé et une frustration ultime !

Malgré cette fin qui m’a déplu, je ne peux que saluer l’audace de Sandrine Collette de m’avoir proposé un roman aussi original et prenant.

3 réflexions sur “Juste après la vague, de Sandrine Collette

  1. Ça a l’air d’être dure comme histoire en lisant « Mais sur leur barque, il n’y a pas de place pour tous. Il va falloir choisir entre les enfants. » Je ne sais pas si cela pourrait me plaire, je n’ai encore jamais lu de romans catastrophiques.
    Bonne journée !

    Aimé par 1 personne

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