Sur la route de Madison, de Robert-James Waller

Sur la route de Madison est l’un de mes films préférés au monde. Des cascades de larmes dévalent mes joues à chaque visionnage, et je ne peux m’empêcher de le regarder quand il passe à la télé. Aussi me suis-je posé peu de questions en le trouvant en brocante pour quelques piécettes, pensez-vous ! Après avoir patienté (quelques années tout de même…) dans ma pile à lire, c’est mon challenge ABC et surtout une lecture commune avec la merveilleuse Ludivine du blog Les Lectures du chatpitre qui m’a fait le découvrir !

L’histoire

Francesca Johnson, fermière de l’Iowa, était seule cette semaine-là, son mari et ses enfants s’étaient rendus en ville pour la foire agricole. Sa rencontre avec Robert Kincaid, écrivain-reporter qui photographiait les ponts du comté de Madison, eut lieu au cours de l’été 1965. Dès leur premier regard, ils surent qu’ils étaient faits l’un pour l’autre de toute éternité. Ils ne disposaient que de quelques jours pour se connaître, s’aimer et vivre une vie entière de passion silencieuse, avide et sans espoir.

Mon avis

Je suis certaine que vous connaissez cette appréhension quand vous ouvrez le livre, issu ou à l’origine d’un film que vous adorez; et bien c’est cette appréhension qui me retenait de lire Sur la route de Madison, le film étant bien trop parfait à mes yeux. Bien heureusement, le livre m’a tout autant charmée, et je suis de nouveau tombée amoureuse de l’histoire d’amour entre Francesca et Robert !

Il est rare que je trouve des romans trop courts, et pourtant celui-ci l’est, clairement. J’aurais aimé rester avec ces personnages si touchants et si vrais, dans ces paysages du comté de Madison. Il y a des différences avec le film (dont il fallait combler certaines scènes pour arriver à une certaine durée), mais le principal est là : les scènes cultes, les émotions, la poésie, et la notion de choix de vie.

Cette histoire a le don de m’émouvoir à un point que je ne saurais décrire. Il est difficile de ne pas se projeter dans l’histoire de Francesca, personnage plein d’humilité, de pudeur, de courage et d’abnégation. Et que dire de Robert, qui pour le coup m’a bien plus touché dans le roman que dans le film : sa solitude y est décrite de manière bien plus subtile, le rendant bien plus attachant. J’ai revécu leur histoire de la plus belle des manières, j’ai ressenti un torrent d’émotions quand ils se croisent en voiture, et mon coeur s’est une nouvelle fois brisé.

J’ai beaucoup apprécié la construction du roman, différente du film qui se concentre sur les enfants de Francesca. Ici, on ne partage pas leurs déboires conjugaux, uniquement les révélations sur leur mère abordée de manière très pudique, et j’ai apprécié cela (Michael est, du coup, bien plus sympathique). Et j’ai adoré la fin qui se concentre sur Robert, sur sa solitude et son amour perdu : une merveille de poésie et de nostalgie.

Je ne peux que vous conseiller de découvrir cette belle histoire d’amour (mais pas que), via le livre ou le film (ou les deux) !

Cliquez ici pour découvrir la chronique des Lectures du chatpitre

11 réflexions sur “Sur la route de Madison, de Robert-James Waller

  1. Pareil ! J’ai vu le film plusieurs fois. Toujours avec autant d’émotion. Et cet article me donne énormément envie de lire le roman. Comme quoi, il n’y a pas de mystère : pour qu’un film soit bon, il faut tout de même que l’oeuvre dont il est issu ait quelque chose dans le ventre, pas vrai ? 😉

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