Par le vent pleuré, de Ron Rash

Le mois dernier, j’ai décidé pour la toute première fois de participer à la lecture du mois du Picabo River Book Club de Lea Touch Book. Et oui, moi, les clubs et groupes de lecture, ça m’attire, et quand je possède les livres sélectionnés, une irrépressible envie de les lire me prend. C’est ainsi que j’ai décidé de lire Par le vent pleuré, que j’avais acheté début octobre au moment de sa sortie poche.

L’histoire

Dans une petite ville paisible au cœur des Appalaches, la rivière vient de déposer sur la grève une poignée d’ossements, ayant appartenu à une jeune femme. Elle s’appelait Ligeia, et personne n’avait plus entendu parler d’elle depuis un demi-siècle. 1967 : le summer of love. Ligeia débarque de Floride avec l’insouciance et la sensualité de sa jeunesse, avide de plaisirs et de liberté. C’est l’époque des communautés hippies, du Vietnam, de la drogue, du sexe et du Grateful Dead. Deux frères, Bill et Eugene, qui vivent bien loin de ces révolutions, sous la coupe d’un grand-père tyrannique et conservateur, vont se laisser séduire par Ligeia la sirène et emporter dans le tourbillon des tentations. Le temps d’une saison, la jeune fille bouleversera de fond en comble leur relation, leur vision du monde, et scellera à jamais leur destin – avant de disparaître aussi subitement qu’elle était apparue. À son macabre retour, les deux frères vont devoir rendre des comptes au fantôme de leur passé, et à leur propre conscience, rejouant sur fond de paysages grandioses l’éternelle confrontation d’Abel et de Caïn.

Mon avis

J’ai passé un bon moment avec cette lecture, mais je dois avouer que j’en attendais plus… Je suis sortie un peu mitigée de cette lecture, et sur ma faim.

Quand on me dit littérature américaine, j’en attends toujours beaucoup. J’attends des personnages profonds, et un contexte socialo-culturel bien développé. Et je dois avouer que je n’ai pas été satisfaite de ce que ce roman m’a délivré à ces niveaux. Le contexte et la période des années 60, avec les changements culturels que cela apportait, est très bien retranscrit… mais le bât blesse au niveau des personnages. J’ai trouvé Eugene totalement idiot, et ses réactions n’ont fait que m’excéder tout au long de ma lecture. J’ai eu beaucoup plus d’empathie pour Bill.

L’histoire est sympathique, et bien mise en valeur par la construction du récit. Le roman oscille entre roman d’initiation et thriller, le rendant assez original et audacieux. Et même si le tout n’est pas forcément bien équilibré de mon point de vue, le résultat est probant, et je salue l’auteur pour avoir tenté l’expérience.

J’ai beaucoup apprécié la fin du roman, l’auteur jouant la carte du suspens jusqu’aux toutes dernières lignes. Mais le reste de l’histoire m’a laissé de marbre, je n’ai ressenti aucune émotion. J’avais juste envie de connaitre le fin mot de l’histoire, même si je savais pertinemment que celle-ci ne me marquerait pas.

J’ai donc passé un bon moment avec ce roman, mais je pense que j’en attendais trop pour pouvoir totalement l’apprécier.

Une réflexion sur “Par le vent pleuré, de Ron Rash

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