Les Invisibles, de Louis-Julien Petit

3233262J’étais désolée de manquer Les Invisibles sur grand écran dans l’un des grands cinémas parisiens, par manque de temps et en privilégiant des films qui me tentaient plus. Je l’avais un peu oublié jusqu’à ce que Camille du blog Rue Camille me fasse part de son coup de coeur pour ce film. Quand mon petit cinéma l’a (enfin !) diffusé (merci les séances Art est Essai), je me suis précipitée en salles pour rattraper mon retard !

Synopsis
Suite à une décision municipale, l’Envol, centre d’accueil pour femmes SDF, va fermer. Il ne reste plus que trois mois aux travailleuses sociales pour réinsérer coûte que coûte les femmes dont elles s’occupent : falsifications, pistons, mensonges… Désormais, tout est permis !

Mon avis
J’ai passé un excellent moment de cinéma devant ce film, qui est une véritable petite pépite de comédie sociale ! Si vous avez l’occasion de le voir, ne passez pas à côté !

Le sujet n’était pourtant pas fait pour devenir une comédie. En traitant du sujet des femmes SDF, et de la misère de manière générale, il aurait été simple pour Louis-Julien Petit de tomber dans le pathos et dans un film dramatique. Mais c’est par le biais de la comédie qu’il a choisi de parler de ces femmes. Et quel choix magnifique !

Dès les premières scènes, le film vous donne le sourire. Que ce soit les travailleuses sociales, leurs paroles rassurantes et leur proximité avec leurs « filles », ou ces « filles », leur phrasé, leur regard, leurs échanges, le film est tourné de manière positive. Au-delà d’être une comédie, Les Invisibles est un film qui dénonce. Il dénonce la violence de la société envers ses femmes, l’ingratitude des services publics envers ses travailleurs sociaux, le manque de moyen et la bureaucratie qui a le beau rôle. Les Invisibles est un film lumineux mais juste, et violent dans ce qu’il dénonce.

Le casting de ce film est par ailleurs prodigieux. Audrey Lamy et Corinne Masiero sont très touchantes dans le rôle des travailleuses sociales qui se donnent à 354643% pour leur mission, Déborah Lukumunea est solaire, et Noémie Lvovsky a un côté décalé qui la rend follement attachante. Et que dire de ces femmes de la rue, qui apparaissent pour la plupart, pour la première fois à l’écran ? Il est très touchant de voir tant de vérité et de sincérité dans un film, et je salue l’initiative du réalisateur de les avoir mises à l’honneur en leur donnant la parole directement dans son film.

Je ne peux que vous conseiller de voir ce film, en salles ou en VOD quand il sera disponible. Il vaut le coup par son propos, par ce qu’il dénonce mais aussi par la tendresse qu’il montre. Les Invisibles est un film qui vous fera réfléchir sur la manière dont vous tournez le regard quand vous croisez une personne sans domicile.

5 réflexions sur “Les Invisibles, de Louis-Julien Petit

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