Le tour du monde en 72 jours, de Nellie Bly

Chaque mois, nous choisissons une lecture commune avec les copines du club de lecture (anciennement) MS, et le mois dernier le choix s’était porté sur un bout de la biographie de la journaliste Nellie Bly, pour mon plus grand plaisir ! J’ai découvert cette figure du journalisme en lisant les Culottées de Pénélope Bagieu, et pouvoir la découvrir plus en détails à travers une partie de sa biographie m’intéressait énormément !

L’histoire

Défier Jules Verne et son Phileas Fogg ? C’est l’ambitieux projet de Nellie Bly et de son journal, le New York World. C’est en femme, en journaliste et en solitaire qu’elle entame cette traversée en novembre 1889, chargée d’un unique sac à main. Une première. Et en 72 jours, elle boucle cette expédition, qui est autant une ode à l’audace et à la détermination qu’une lutte pour l’émancipation des femmes.

Mon avis

J’ai passé un bon moment de lecture avec ce livre, malgré quelques défauts et quelques réflexions de l’autrice qui hérissent le poil par moment…

Le livre est très court, seulement 216 pages… Il est donc difficile de saisir en détails un tour du monde. Le livre est souvent expéditif (bien qu’il s’attarde sur des détails futiles de temps à autres), et j’ai eu du mal à me situer sur le globe à de nombreux moments. Malgré ce faible nombre, j’ai réussi à cerner la personnalité de Nellie Bly, sa spontanéité, son audace et sa franchise. La manière dont elle impose ses projets à sa hiérarchie, le respect qu’elle inspire aux autres, et la pression que cela génère chez elle m’a beaucoup parlé. J’ai beaucoup apprécié son culot, et la manière dont elle impose naturellement son talent et son autorité aux hommes qui l’entourent, confrères et supérieurs inclus.

Difficile également de rester insensible face à son projet (fou pour l’époque) de record du tour du monde. Le récit de Nellie elle-même, ponctué de dépêches issues de son quotidien, nous montre à quel point son projet a suscité l’enthousiasme dans le monde entier, de la part des peuples comme des dirigeants. Elle a même été reçue par Jules Verne en personne en France, et félicitée pour son parcours. En lisant cela, on ne peut que se rendre compte de l’impact que cette aventure a eu dans le monde pour l’image des femmes.

Indéniablement, Nellie Bly est une figure du féminisme qui ne fait pas assez parlé d’elle. En cherchant une biographie d’elle, je n’ai trouvé qu’un titre des années 50 destiné à la jeunesse… Hum, étrange qu’une si grande figure du journalisme n’ait pas droit à sa propre biographie, à part quelques planches et chroniques dans des BD et revues spécialisées… Après, peut-être que cette biographie ne la couvrirait pas que de paillettes, car il ressort du livre quelques réflexions très superficielles et racistes qui valent leur pesant de critiques ! On peut dire que c’est l’époque qui voulait ça, il n’empêche que ça hérisse les poils de lire ces choses-là…

Malgré ses défauts, ce livre m’a donné envie de découvrir Nellie Bly sous un autre jour,  et surtout plus en détails. Peut-être via une biographie « officielle » si celle-ci voit le jour…

5 réflexions sur “Le tour du monde en 72 jours, de Nellie Bly

  1. Malgré les défauts que tu pointes, j’ai toujours très envie de le lire. C’est une thématique que j’aimerais voire plus souvent abordée depuis que j’ai découvert ces femmes oubliées dans les Culottées de Penelope Bagieu ^^
    Merci pour la découverte 😉

    Aimé par 1 personne

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