L’Assassin royal, tome 12 : L’Homme noir, de Robin Hobb

A un moment donné, il fallait bien que je me mette à la lecture de l’avant-dernier tome de la série L’Assassin Royal. C’est bien beau de commencer des sagas, mais si j’arrête de les lire dès que la fin approche, où va le monde ? C’est donc entre joie et appréhension que j’ai ouvert la première page de ce livre…

L’histoire

Sur Aslevjal où le dragon noir gît enfoui dans la glace, Fitz retrouve le fou venu mener à bien la mission qu’il s’est donnée – et dans laquelle il devrait perdre la vie. Mais, d’abord, il faut se rendre au coeur de l’île pour dégager la bête, et le groupe doit affronter des dangers d’autant plus inquiétants qu’on n’en connaît pas l’auteur : de subtiles attaques d’Art poussent Lourd et Fitz à s’opposer, puis ce dernier perd toute faculté d’artiser. Est-ce le fait du mystérieux Homme noir qui hante le glacier ou bien de la Femme pâle, ennemie acharnée du fou et des Loinvoyant ? Fitz devra livrer son plus terrible combat, écartelé entre la fidélité qu’il voue aux Six-Duchés et l’amour qu’il porte au fou.
Tout à la fois, il doit affronter Burrich et le poids de ses remords, Umbre qui veut le contraindre à obéir, les Outrîliens manipulés par la Femme pâle, et la puissance effrayante de Tintaglia, la femelle dragon, prête à tout pour ramener au jour l’unique mâle survivant de son espèce.

Mon avis

Robin Hobb a le don de me faire passer d’excellents moments de lecture ! La lecture de ce tome-ci ne fait pas exception à la règle, bien au contraire : j’ai passé un moment de lecture mémorable ! Entre action, révélation et émotions, je ne savais plus où donner de la tête !

Ma lecture avait démarré de manière un peu bancale, car je trouvais que la partie voyage pédestre était un peu longue. J’avais l’impression qu’un écart entre les duos Fitz-Lourd et Umbre-Devoir se creusait, et j’étais moins habitée par le côté espionnage de l’histoire. Mais comme toujours, Robin Hobb ne se repose pas sur ses lauriers, et a rapidement corrigé le tir en proposant un tome aux deux derniers tiers flamboyants. Elle a le don de retourner une situation banale et d’en faire un bouleversement total de l’intrigue, en y amenant de l’action et des révélations. Ce tome n’en manque pas, en faisant un peu bonheur de lecture.

On sent que la fin de la série approche, tellement les révélations et les non-dits accumulés au fil des livres se déclenchent. Ils seront encore plus présents dans le dernier tome, c’est certain, mais ce tome-ci n’en manque pas. Chaque révélation donne lieu à un tourbillon de questions complémentaires et d’émotions fortes, à tel point que j’ai hâte de voir ce que le dernier tome me réserve. Le regroupement avec la série des Aventuriers de la Mer se fait de plus en plus fort, pour mon plus grand plaisir, et la fin est juste épique à ce niveau ! J’aime la manière dont l’autrice a le don de remettre en perspective tout ce que l’on croyait vrai depuis les premières phrases du premier tome, ce qui donne lieu à des questionnement multiples et à des yeux écarquillés à chaque chapitre.

Mais ce que je retiendrai principalement de ce tome, ce sont les émotions qu’il m’a procurées. Les derniers tomes de L’assassin royal avaient le don de m’émouvoir, mais pas à ce point-là. Assister à des affrontements qu’on attendait depuis le tome 5 se dérouler enfin, et se conclure de la sorte, s’en était trop pour mon petit coeur ! Et que dire de la manière qu’a Robin Hobb d’apporter de la majesté à chacun de ses personnages, qu’ils soient bons ou mauvais, qui fait que chacun est charismatique et attachant à sa manière.

Je ne suis pas prête à dire au revoir à la série, et surtout aux personnages qui font partie de ma vie de lectrice depuis maintenant plus de deux ans (ma lecture du premier tome remonte à mai 2017). Je sais que l’univers est encore exploité dans d’autres séries, mais je sais aussi que ce ne sera pas pareil… Toujours est il que le dernier tome sera bientôt lu, mon petit paquet de mouchoirs attend dans mon sac…

6 réflexions sur “L’Assassin royal, tome 12 : L’Homme noir, de Robin Hobb

  1. Je partage complètement ton sentiment, qui était le mien il y a quelques mois quand j’ai totalement terminé la série V.V
    Après, oui c’est une très belle saga, plein d’émotions parce qu’on s’est beaucoup attaché aux personnages, mais j’aime que tu en soulignes également les défauts. Oui certains passages sont longuets et on ne se souvient pas de Robin Hobb pour son rythme et son dynamisme comme c’est le cas chez Sanderson par exemple ^^! Mais ça n’empêche pas de l’aimer !

    Aimé par 1 personne

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