Une bête au paradis, de Cécile Coulon

Une bête au paradis est un roman qui a beaucoup fait parler de lui lors de la rentrée littéraire de septembre dernier. Il a donc rapidement intégré ma wish-list, d’autant plus qu’il est paru aux éditions L’Iconoclaste, maison qui a publié La vraie vie d’Adeline Dieudonné l’année dernière, qui fut un gros coup de coeur (cliquez ici pour lire mon avis). Malgré les quelques avis négatifs que j’ai pu lire sur ce livre, je n’ai pas hésité à le réserver à la médiathèque et à m’y plonger !

L’histoire

La vie d’Émilienne, c’est le Paradis. Cette ferme isolée au bout d’un chemin de terre. C’est là qu’elle élève seule, avec pour uniques ressources son courage et sa terre, ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel. Les saisons défilent, les petits grandissent. Jusqu’à ce que l’adolescence arrive, et, avec elle, le premier amour de Blanche, celui qui ravage tout sur son passage.
Il s’appelle Alexandre.
Leur couple se forge. Mais devenus adultes, la passion que Blanche voue au travail de la ferme, à la terre, à la nature, la contraint, la corsète, la domine. Quand Alexandre, dévoré par l’ambition, veut partir, attiré par la ville, alors, leurs deux mondes se fracassent.

Mon avis

Mouais… Une bête au paradis fut une lecture agréable, mais franchement pas aussi folle que j’ai pu le lire dans certains avis… Ce n’est pas une déception, mais compte tenu de tout ce que j’ai pu entendre de positif sur ce roman, je suis très clairement restée sur ma faim.

Commençons par les points positifs. L’ambiance du roman est très particulière, et m’a beaucoup accrochée. Cécile Coulon pose son histoire entre deux mondes, entre celui de la campagne, de la terre brute, et celui de la ville, qui bruisse d’activité et de secrets. Elle fait s’opposer deux lieux, deux univers, et c’est d’ailleurs là le principal thème du livre : l’opposition ville/campagne. Malgré l’impression de grand espace du Paradis, le roman est clairement un huit-clos, et l’espace devient rapidement étouffant. Vraiment, l’ambiance particulière est remarquablement mise en abyme.

Cependant, je reste sur ma faim par rapport à l’histoire. Je n’ai eu aucune surprise pendant ma lecture, concernant l’évolution de l’histoire. J’avais entendu parler d’une fin très surprenante… et bien pas pour moi, ce fut tout le contraire de mon côté ! Je dois avouer que je m’attendais à plus, pas forcément plus d’action (même si j’ai trouvé le roman un peu mou), mais à des scènes plus puissantes. Le roman n’a pas un très grand nombre de pages, mais je n’ai trouvé un peu long. J’en attendais également un peu plus de certains personnages, qui perdaient un peu de leur intérêt au fil de l’histoire… Je reste sur ma faim car tout était en place pour une histoire incroyable, et au fil des pages tout est retombé comme un soufflet, du moins je l’ai ressenti comme tel.

Je n’ai pas détesté ni adoré Une bête au paradis, mais si je dois être honnête, c’est un roman qui m’a laissée sur ma faim. Il ne m’a pas fait passer un mauvais moment, je l’ai lu rapidement, mais je l’ai trouvé un peu mou. Reste que la confrontation ville/campagne de fond est bien exploitée et intéressante.

3 réflexions sur “Une bête au paradis, de Cécile Coulon

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