Et les vivants autour, de Barbara Abel

Barbara Abel est l’une de ces autrices vers qui je me tourne sans trop me poser de questions. Ses romans sont généralement synonymes de bon moment de lecture, et je n’hésite pas à solliciter ses romans à chaque sortie. Ce fut le cas auprès de NetGalley pour Et les vivants autour, sorti en mars dernier.

L’histoire

Cela fait quatre ans que la vie de la famille Mercier est en suspens. Quatre ans que l’existence de chacun ne tourne plus qu’autour du corps de Jeanne, vingt-neuf ans. Un corps allongé sur un lit d’hôpital, qui ne donne aucun signe de vie, mais qui est néanmoins bien vivant. Les médecins appellent cela un coma, un état d’éveil non répondant et préconisent, depuis plusieurs mois déjà, l’arrêt des soins. C’est pourquoi, lorsque le professeur Goossens convoque les parents et l’époux de Jeanne pour un entretien, tous redoutent ce qu’ils vont entendre. Ils sont pourtant bien loin d’imaginer ce qui les attend. L’impensable est arrivé. Le dilemme auquel ils sont confrontés est totalement insensé et la famille de Jeanne, en apparence si soudée, commence à se déchirer autour du corps de la jeune femme…

Mon avis

J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman, totalement addictif ! Il m’a été difficile de ne pas dévorer ce roman d’une seule traite, tant l’histoire et la psychologie des personnages m’ont tenue en haleine !

J’apprécie les romans de Barbara Abel pour une chose bien précise : je trouve qu’elle excelle à décrire la seconde qui fait qu’un personnage passe d’un esprit sensé à un esprit tordu. Ce fameux instant où tout bascule, c’est en lui que réside son talent de conteuse. Et au sein de cette famille, soudée uniquement en apparence, je peux vous dire qu’elle s’en donne à coeur joie !

Barbara Abel a également le don pour exploiter au mieux la psychologie des personnages qu’elle met en scène, pour proposer des romans chorale très accrocheurs. C’est le cas de ce roman-ci. Chaque personnage de cette famille est exploité pour tenir un rôle terrible dans l’histoire; dès les premières pages, on sait qu’aucun d’entre eux ne ressortira indemne du roman. Et même si on peut regretter quelques grosses ficelles scénaristiques, voire une caricature dans certains traits de caractère (je pense notamment au personnage de Gilbert), je n’ai pu m’empêcher de trouver une certaines jouissance à les voir s’enfoncer les uns les autres dans les tréfonds de cette histoire totalement sordide.

La seule chose que je pourrais reprocher à ce roman, c’est la plume de Barbara Abel, que l’on peut qualifier de simple. Trop simple ? Peut-être… mais diablement efficace ! Effectivement, l’autrice ne se perd pas en fioritures. Elle va droit au but dans ses dialogues, dans ses descriptions, et dans ses scènes. Mais c’est aussi ce qui participe à rendre le roman addictif ! Je regrette également une fin un peu trop bâclée, notamment dans la réaction de certains personnages par rapport à d’autres… Il manquait bien un voire deux paragraphes pour terminer l’ensemble.

Et les vivants autour m’a fait passer un très bon moment de lecture ! Ce n’est pas un roman inoubliable, ou un roman dont vous surlignerez des passages tellement l’écriture est saisissante, mais c’est un très bon roman de divertissement !

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5 réflexions sur “Et les vivants autour, de Barbara Abel

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