Bazaar, de Stephen King

Bazaar est un roman que j’ai envie de lire depuis mon enfance. Je l’ai toujours vu dans la bibliothèque de ma grande soeur, et son poids, sa taille, sa couverture, m’ont toujours donné envie de le lire, tout en me faisant un peu peur, je dois bien l’avouer. Il y a plusieurs mois, j’ai emprunté ce roman à ma grande soeur, et ai profité du confinement (et du fait que je n’aurais donc pas à le porter dans les transports en commun), pour enfin le découvrir !

L’histoire

Castle Rock est une petite ville paisible du nord- est des Etats-Unis. La vie s’y déroule sans surprise jusqu’au jour où un étrange commerçant vient y ouvrir Le Bazaar des rêves. Chacun peut venir y acquérir l’objet de ses rêves, et pour trois fois rien. Un simple petit supplément est demandé à l’acheteur : de faire une farce à la personne de son choix. Histoire de rire…
Mais ces plaisanteries apparemment anodines vont provoquer des réactions en chaîne. La violence se déchaîne, la haine et la folie ne cessent de croître et, finalement, c’est toute la ville qui est bientôt à feu et à sang.
Qui pouvait réussir un tel exploit sinon le Démon ?

Mon avis

J’ai passé trois excellentes semaines de lecture en compagnie de ce roman ! Je l’ai trouvé totalement jouissif, et le fait rentrer dans le panthéon de mes King préférés (même si je suis bien loin de les avoir tous lus !) ! Je peux comprendre que certains aient des réserves sur ce livre, mais pour ma part, j’ai adoré !

Bazaar est un roman chorale, il faut bien le garder en tête. L’auteur prend beaucoup de temps pour installer ses personnages, expliquer leur passé, les relations entre chacun, etc. Au final, le livre doit compter une vingtaine de personnages. Cela peut rebuter, pour ma part il ne pouvait en être autrement. C’est la ville de Castle Rock le personnage principal du roman, c’est elle qui implose totalement; on ne pouvait donc se passer d’un échantillon conséquent de sa population dans le roman.

Stephen King aime se jouer des moeurs typiques des petites villes de la campagne américaine pour mettre en scène ses intrigues, et typiquement, ce livre en est le reflet parfait. Entre les guerres de religion, les rivalités amoureuses, les mesquineries politiques, et autres jalousies et commérages divers, le décor planté est parfait ! C’est mal, mais j’ai trouvé totalement jouissif de voir cette ville se perdre dans ses méandres les plus obscurs, pour arriver à une implosion totale… L’auteur a par ailleurs la particularité de manier les genres, navigant entre des scènes d’humour noir et d’horreur absolue.

Beaucoup trouvent que King se perd dans les longueurs, notamment dans des explications inutiles sur ses personnages. Pour ma part, tout cela participe largement à l’ambiance qu’il instaure dans ses histoires. Un petit détail dévoilé à la page 18 peut tout changer à la page 602, et vous faire comprendre en une seconde le pourquoi de la décision de tel ou tel personnage. Certes, c’est long, mais loin d’être futile : j’ai eu l’impression d’être un fantôme épiant les habitants de Castle Rock pendant trois semaines, c’était très dépaysant !

Je relève cependant un petit bémol dans ce roman : le manque d’émotions, dû au manque d’empathie avec les personnages. Bazaar est un roman d’horreur très complet, qui a su me dégouter dans certaines scènes, mais certaines situations auraient dû dégager davantage d’émotions. Le fait que l’on suive beaucoup de personnages entraine, à mon avis, un manque d’attachement à eux, et par là même un manque d’empathie évident par rapport à certaines tragédies susceptibles de les toucher.

Bazaar est, selon moi, un King incontournable, que je vous conseille de découvrir !

9 réflexions sur “Bazaar, de Stephen King

  1. J’avais hâte de lire ta chronique au sujet de ce livre, j’aime beaucoup Stephen King et le fait qu’il s’attarde sur certaines descriptions envers les personnages c’est son style et c’est nécessaire.
    Encore un du coup qu’il faut que je me procure pour rejoindre ma collection des Stephen King 🙂
    Bonne journée !

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  2. J’ai adoré ce roman et la façon dont King s’amuse de ce village, de ces secrets et de ces habitants. Un vrai rouleau compresseur savoureux et une belle petite perle dans la biblio du King. Très belle chronique 🙂

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  3. Je n’ai pas du tout lu ce livre, mais tu me donnes envie… Alors pourquoi pas, un jour…

    C’est vrai que les livres de King sont parfois très, très longs à se mettre en place, ce qui peut rebuter certaines personnes, mais, généralement, le jeu en vaut la chandelle !

    Aimé par 1 personne

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