La sirène et le scaphandrier, de Samuelle Barbier

Depuis sa sortie, La sirène et le scaphandrier me fait de l’oeil. Sa couverture et son résumé me font penser à une lecture des beaux jours, et c’est sous le soleil que j’ai dévoré ses premières pages, l’ayant emprunté à la médiathèque avant le confinement.

L’histoire

New York. Zach est enfermé dans une cellule, il paie sa dette à la société.
Londres. Hanna est enfermée, elle aussi. Elle vit recluse dans son appartement, incapable d’en franchir le seuil.
Poussée par son psychologue, elle s’inscrit à un programme pour correspondre avec des prisonniers et fait la connaissance de Zach, qui attire son attention dès ses premiers mots. Et s’il offrait à Hanna une liberté qu’elle pense hors de portée ?

Mon avis

 Je n’attendais rien de ce livre, et j’ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman frais et rempli d’espoir, à tel point qu’il en est même un tout petit coup de coeur !

Le résumé laisse penser à une histoire sombre : deux personnages torturés, l’un en prise, l’autre agoraphobe : comment ne pas sombrer dans une histoire triste ? Tout simplement parce que l’autrice ne s’attarde pas sur les aspects les plus sombres de ses personnages et de leur vie. L’autrice place ses personnages dans un contexte d’erreur de parcours, d’une manière très humaine et sensible, ce que j’ai beaucoup apprécié. Cela amène un manque de réalisme à l’histoire, mais pour ma part, compte tenu du ton donné au roman, cela ne m’a pas plus dérangée.

Au fil des chapitres, ce roman est devenu un conte initiatique. Avec une écriture très accessible, pleine de sensibilité et d’humour, Samuelle Barbier a fait découvrir la vie et l’amour à ses personnages, notamment à Hanna. J’ai adoré l’évolution des personnages, qui envisagent au fil de leurs échanges les voyages et les découvertes qu’ils seront en mesure de vivre un jour, et qu’ils se mettent à vivre à travers l’autre. J’ai adoré la relation entre Hanna et Zach, leur bienveillance mutuelle, et surtout leur honnêteté. J’ai d’ailleurs apprécié que l’autrice ne se serve pas de petits mensonges inutiles pour créer des rebondissements inutiles à son histoire.

J’ai dévoré ce roman en quelques heures, et ai même eu du mal à le lâcher pour travailler. Le roman recèle une bonne partie d’échanges épistolaires, ce qui rend la lecture très agréable, très percutante et profonde. L’écriture de Samuelle Barbier est très agréable : elle ne tombe ni dans le pathos, ni dans l’humour inutile. Sa plume est subtile, sensible et légère, les phrases se dégustent et se dévorent à la fois. Je suivrai avec attention les prochaines parutions de cette autrice, c’est indéniable !

Ce roman vous donnera envie de voyager, d’écrire des lettres aux gens que vous aimez, de prendre soin de vous et des autres, d’apprendre et d’évoluer. Il a totalement rempli sa fonction de roman feel-good sur moi; je ne peux donc que vous le recommander, il est parfait pour les beaux jours !

5 réflexions sur “La sirène et le scaphandrier, de Samuelle Barbier

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