L’Arabe du futur, tome 4 : 1987-1992, de Riad Sattouf

J’ai beaucoup de séries littéraires en cours, commencées depuis des années; heureusement, ma médiathèque est là pour pouvoir avancer dans mes séries sans me ruiner, notamment dans les séries graphiques. L’arabe du futur est une série autobiographique que j’apprécié énormément, et j’ai eu l’occasion d’emprunter le quatrième tome juste avant le reconfinement. J’ai donc profité d’un dimanche d’automne pour me replonger dans l’enfance de Riad Sattouf !

L’histoire

Âgé de neuf ans au début de ce volume, le petit Riad devient adolescent. Une adolescence d’autant plus compliquée qu’il est tiraillé entre ses deux cultures – française et syrienne – et que ses parents ne s’entendent plus. Son père est parti seul travailler en Arabie saoudite et se tourne de plus en plus vers la religion… Sa mère est rentrée en Bretagne avec les enfants, elle ne supporte plus le virage religieux de son mari. C’est alors que la famille au complet doit retourner en Syrie…

Mon avis

J’ai passé un excellent moment grâce à cet ouvrage graphique, qui est, selon moi, le meilleur de la série jusqu’à présent !

Le grand plus de ce tome, selon moi, c’est que l’auteur réussit non seulement à mettre en parallèle sa vie en Syrie et celle en France, mais aborde des thématiques liées au début de l’adolescence. Car oui, Riad grandit ! Son regard sur le monde et sur sa famille commence à changer, ses opinions s’affirment, et l’ouvrage se retrouve moins auto-centré sur sa famille. Avec le regard plus évolué de l’auteur, notamment vis à vis de son père, notre regard évolue également.

Alors que les tomes précédents nous montraient un Riad débordant d’amour pour son père, ce tome-ci nous montre une autre facette de cet amour… Riad se trouve clairement tiraillé entre ses deux parents, et donc entre deux cultures qui s’affrontent. La mère de Riad souhaite reprendre sa vie en main, alors que son père tombe de plus en plus dans l’intégrisme religieux et dans le racisme. Ajoutez à cela le passage de l’enfance à l’adolescence, avec les premiers émois amoureux et hormonaux, et un focus sur la vie en province française dans les années 1980-1990, et vous vous retrouver avec un ouvrage extrêmement riche de thématiques.

La force de cet ouvrage est la capacité de Riad Sattouf à mettre en dessin des situations diverses, drôles ou horrifiantes. Ce tome-ci nous montre beaucoup de scènes très dures, d’une grande violence; et l’auteur réussit à nous montrer toute leur horreur en les dessinant avec un rythme très haché, sans bulles mais rien qu’en laissant les expressions ou les gestes de ses personnages faire leur travail sur le lecteur. Pour ma part, j’ai encore certaines planches parfaitement en tête tellement elles m’ont percuté !

Je n’ai maintenant qu’une seule hâte : que ma médiathèque se procure le tome 5 (raclure suprême bonjour !) !

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