La trilogie berlinoise, tome 2 : La pâle figure, de Philip Kerr

Lire la Trilogie berlinoise était l’un de mes objectifs de lecture de l’année 2020, et même si je m’y suis prise tard, j’y suis presque ! J’ai lu récemment le deuxième volume de la série, quelques semaines après ma lecture éprouvante du premier tome (cliquez ici pour lire ma chronique).

L’histoire

Septembre 1938. Tandis que la ville croule sous la chaleur, les Berlinois attendent avec anxiété l’issue de la conférence de Munich. Engagé par une riche veuve pour retrouver l’individu qui la fait chanter, le détective privé Bernhard Gunther se trouve plongé, lui, dans les méandres de la médecine psychiatrique moderne… avant de se voir contraint par Heydrich de prendre les rênes d’une enquête bien particulière : retrouver le tueur en série qui hante les rues de Berlin depuis quelques semaines, s’attaquant à des adolescentes. Mais s’il obtient le privilège d’être nommé « Komissar », Bernie est encore loin d’imaginer que son investigation le mènera au plus profond des coulisses du pouvoir nazi… là où même lui, le cynique que rien n’étonne, se laissera surprendre par « le criminel à la pâle figure »… 

Mon avis

Ai-je apprécié ce livre ? Oui ! Cependant ce tome, tout comme le premier, fut une lecture très éprouvante. Je ne compte plus le nombre de fois où je me demandais pourquoi je m’infligeais une lecture si sombre et pesante, alors que d’un autre côté je ne pouvais pas m’arrêter de lire.

Ai-je plus apprécié ce tome car j’étais habituée au style de l’auteur et à l’ambiance oppressante qui m’attendait ? Très probablement. Il faut dire que Philip Kerr instaure une ambiance extrêmement pesante au sein de ses romans. En même temps, je ne vois pas comment l’atmosphère pourrait être plus légère, l’histoire se plaçant en pleine Allemagne nazie à l’aube de la Seconde Guerre Mondiale. Toujours est-il que ce ton très angoissant est très difficile à lire, il faut savoir le supporter. Mais au-delà de ça, j’ai adoré cette enquête ! Je l’ai trouvée très aboutie, intelligente, bien menée, qui réussit à mixer arcanes politiques et psyché humaine : brillant !

Au fil des tomes, je m’attache de plus en plus au personnage principal Bernie Gunther. C’est un personnage extrêmement puissant, par son ton sarcastique, son courage, son dégoût de l’Allemagne telle qu’elle est devenue. Découvrir l’Allemagne nazie à travers Bernie, c’est découvrir une Allemagne sous dictature, avec une population divisée mais qui se regroupe autour d’un sentiment commun, celui de la peur. A chaque page je m’attends à une scène affreuse, à la mort d’un personnage, à une arrestation ou un passage à tabac. Lire ce livre est une horreur, mais c’est d’une efficacité folle pour nous montrer ce qu’il en était à l’époque.

Je compte me plonger tout bientôt dans le dernier tome de la Trilogie Berlinoise, je pense être psychologiquement prête à affronter une nouvelle fois cette ambiance si effroyable. Amateurs de policiers historiques, n’hésitez pas à vous plonger dans cette série !

Une réflexion sur “La trilogie berlinoise, tome 2 : La pâle figure, de Philip Kerr

  1. C’est un auteur que j’adore et il me manque plus qu’un tome (malheureusement) pour terminer la série. Celui-ci fait partie de ceux que j’ai le plus apprécié. J’adore les ambiances de Kerr, il donne le sentiment à son lecteur d’évoluer aux côtés de Gunther. Chaque livre est parfaitement documenté. Bonne lecture avec le prochain, en espérant qu’ils continueront de te plaire.

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s