La trilogie berlinoise, tome 3 : Un requiem allemand, de Philip Kerr

Je m’étais mise au défi de lire la Trilogie berlinoise avant la fin de l’année 2020, et j’ai réussi ! Entre octobre et décembre, j’ai lu les 1000 pages de cette trilogie absolument fascinante, qui aura clairement marquée mon année. Lire le dernier tome de cette série m’effrayait un peu, tellement la lecture des deux premiers tomes m’avait éprouvée (cliquez ici pour lire mon avis sur le tome 2). Mais j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai ouvert le dernier tome…

L’histoire

La Deuxième Guerre mondiale a pris fin mais l’Allemagne de 1947 étouffe sous la pression des Alliés qui se partagent Berlin. Le marché noir est roi, l’espionnage aussi. Bernie Gunther, redevenu détective privé, se voit alors engagé par un colonel du renseignement soviétique pour sauver de la potence Becker, un de ses anciens adjoints du temps où il était Komissar. Celui-ci se déclare innocent d’un meurtre qui ressemble fort à un coup monté. A Vienne – où Becker est détenu – comme à Berlin, c’est la valse des espions et la valse des identités, certificat de « dénazification » en main. Coincé entre les intérêts américains, les intérêts russes et la volonté de sauver sa peau, Bernie Gunther va devoir se prouver que le front de l’Est ne lui a rien fait perdre de ses qualités d’avant guerre.

Mon avis

J’ai passé un très très bon moment de lecture avec ce tome, clairement différent des deux autres, mais tout aussi passionnant ! Contrairement aux deux tomes précédents, j’ai trouvé l’ambiance bien moins pesante, ce qui a fait que j’ai dévoré le livre ! L’enquête était passionnante, bien rythmée, et retrouver un Bernie brisé après 10 ans de Guerre était très intrigant !

Ce qui a fait que j’ai préféré ce tome-ci aux précédents tient clairement à une chose : sa tension est bien moindre. Le contexte historique des premiers tomes est si pesant que je renâclais un peu à retourner dans mon livre; ici, bien que le contexte reste chargé, il est un peu plus léger, et je redoutais moins les meurtres, tortures et violences à chaque phrase. Par ailleurs, je n’avais jamais lu de roman prenant place dans ce contexte historique, celui de l’Allemagne et de l’Autriche post-Guerre Mondiale. Connaitre l’Histoire c’est une chose, découvrir comment la vie se déroulait réellement en est une autre. Et ce contexte m’a totalement captivée : découvrir l’affrontement stratégique URSS/Alliés un peu plus profondément était passionnant, de même que la vie des Allemands de l’époque après la défaite.

J’ai beaucoup apprécié l’enquête qui se déroulait dans ce tome. Philip Kerr intègre énormément de personnages à ces romans, ce qui rend parfois le tout un peu flou. J’avoue avoir préféré l’enquête du deuxième tome, mais celle-ci m’a tout de même beaucoup plue, car elle s’intègre parfaitement au contexte politique de l’époque. Le personnage de Bernie Gunther m’a beaucoup plu dans ce tome; il m’a donné envie de lire les tomes intermédiaires pour voir ce qui lui était arrivé dans le laps de temps qui sépare les tomes 2 et 3. Et même si son rapport aux femmes reste problématique (mais on ne refait pas l’époque), le fait qu’il soit brisé et navigue constamment entre deux eaux m’a touché.

La trilogie berlinoise aura été une lecture marquante cette année. Je dois avouer n’avoir jamais lu de romans historiques policiers aussi imprégnants, au contexte et à l’ambiance aussi bien mis en scène. Je ne sais pas si j’aurai le courage de m’attaquer à d’autres romans de Philip Kerr sachant ce qui m’attend; si je me lance, il faudra que je prépare mon petite coeur.

Une réflexion sur “La trilogie berlinoise, tome 3 : Un requiem allemand, de Philip Kerr

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