Bilan cinéma – Janvier 2021

Etant en 100% télétravail, et me confinant largement, j’ai pu voir pas mal de films le mois dernier. Côté cinéma, malgré la fermeture des salles, 2021 commence bien ! J’ai vu 13 films au total, voici le bilan !

Peter et Elliott le dragon, de David Lowery – Avec Oakes Fegley, Oona Laurence, Robert Redford, Bryce Dallas Howard – Sortie le 17 août 2016
Synopsis : Depuis de longues années, Mr Meacham, un vieux sculpteur sur bois, régale les enfants du coin avec ses histoires sur un féroce dragon qui vivrait au plus profond de la forêt voisine. Pour sa fille Grace, garde forestière de son état, tout ceci n’est que contes à dormir debout… jusqu’au jour où elle fait connaissance avec Peter. Ce mystérieux petit garçon de 10 ans – qui dit n’avoir ni famille ni foyer – assure qu’il vit dans les bois avec un dragon géant baptisé Elliott. Et la description qu’il en fait correspond étonnamment à celui dont parle son père… Avec l’aide de la jeune Natalie – la fille de Jack, le propriétaire de la scierie -, Grace va tout mettre en oeuvre pour découvrir qui est vraiment Peter, d’où il vient, et percer le secret de son incroyable histoire…
Mon avis : Je n’ai jamais vu le film original sorti il y a des millénaires, mais j’avais envie de voir ce remake en film. Et j’ai tant aimééééé ! J’ai adoré la relation entre Peter et Elliott, et j’ai – évidemment – énormément pleuré tout au long du film. Celui-ci délivre d’ailleurs de jolis messages pour les enfants. Vraiment cool !

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Certains l’aiment chaud, de Billy Wilder – Avec Tony Curtis, Marilyn Monroe, Jack Lemmon – Sortie le 09 septembre 1959
Synopsis : Deux musiciens de jazz au chômage, mêlés involontairement à un règlement de comptes entre gangsters, se transforment en musiciennes pour leur échapper. Ils partent en Floride avec un orchestre féminin. Ils tombent illico amoureux d’une ravissante et blonde créature, Alouette, qui veut épouser un milliardaire.
Mon avis : Un film considéré comme culte, du moins si on s’intéresse un minimum à Marilyn Monroe. Je n’en attendais rien, et j’ai adoré ! Le film est un gros délire, et contient énormément de personnages et scènes très cocasses qui m’ont fait beaucoup rire, sans parler des dialogues qui sont très intelligents. Les trois acteurs principaux sont fabuleux, on sent que Tony Curtis et Jack Lemmon s’éclatent dans leurs rôles. Marilyn Monroe est à la hauteur de l’enjeu, et déborde de sensualité et de fragilité. La réalisation est géniale, certains plans sont excellents (la scène dans le train, et la course poursuite finale sont des scènes magistrales !) et les décors sont extrêmement bien mis en valeur. Bon, après, c’est un film des années 1950, donc il a vieilli dans son propos… Mais ça reste un bon moment ! A voir !

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Steve Jobs, de Danny Boyle – Avec Michael Fassbender, Kate Winslet, Seth Rogen – Sortie le 03 février 2016
Synopsis : Dans les coulisses, quelques instants avant le lancement de trois produits emblématiques ayant ponctué la carrière de Steve Jobs, du Macintosh en 1984 à l’iMac en 1998, le film nous entraîne dans les rouages de la révolution numérique pour dresser un portrait intime de l’homme de génie qui y a tenu une place centrale.
Mon avis : Je ne suis pas très fan d’Apple, donc le personnage de Steve Jobs n’est pas un personnage dont le destin m’intéresse plus que ça. Mais j’étais curieuse de voir le film, du fait de son casting et des critiques élogieuses que j’ai pu lire dessus. Et j’ai beaucoup aimé ! Le film se concentre sur trois moments particuliers de la vie de Steve Jobs, qui révèlent sa personnalité et ses liens avec ses collaborateurs et sa famille, et j’ai beaucoup apprécié ce parti pris qui change des autres biopics. Le problème de ce genre de parti pris, c’est qu’il manque énormément d’éléments de sa vie, ce qui laisse un sacré goût d’inachevé. Cependant, j’ai beaucoup apprécié : être plongé dans un moment cathartique est toujours palpitant, et quand c’est Danny Boyle qui mène la barque, ça rend le moment encore plus puissant. J’ai adoré la manière dont il utilisait ses décors comme des labyrinthes, pour nous relater la tension du moment et l’état d’esprit des personnages. Le casting est top, Michael Fassbender est très convaincant dans son rôle. Un très bon moment !

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La voie de la justice, de Destin Daniel Cretton – Avec Michael B. Jordan, Brie Larson, Jamie Foxx – Sortie le 29 janvier 2020
Synopsis : Le combat historique du jeune avocat Bryan Stevenson. Après ses études à l’université de Harvard, Bryan Stevenson aurait pu se lancer dans une carrière des plus lucratives. Il décide pourtant de se rendre en Alabama pour défendre ceux qui ont été condamnés à tort, avec le soutien d’une militante locale, Eva Ansley. Un de ses premiers cas – le plus incendiaire – est celui de Walter McMillian qui, en 1987, est condamné à mort pour le meurtre retentissant d’une jeune fille de 18 ans. Et ce en dépit d’un grand nombre de preuves attestant de son innocence et d’un unique témoignage à son encontre provenant d’un criminel aux motivations douteuses. Au fil des années, Bryan se retrouve empêtré dans un imbroglio de manœuvres juridiques et politiques. Il doit aussi faire face à un racisme manifeste et intransigeant alors qu’il se bat pour Walter et d’autres comme lui au sein d’un système hostile. 
Mon avis : Clairement, avec son titre mielleux et son affiche moche, je n’ai prêté aucune attention à ce film au moment de sa sortie. Mais en voyant les excellentes critiques qu’il avait eues, j’ai voulu le regarder. Et c’était très très bien ! Le film est de facture plutôt classique, autrement rien de fou côté réalisation. Mais il fait partie de ces films importants dans son message; en relatant la tragique histoire vraie de Walter McMillian, condamné à tort, et le combat d’une vie de Bryan Stevenson, il relate des destins inoubliables et des combats primordiaux. A voir !

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J’accuse, de Roman Polanski – Avec Jean Dujardin, Louis Garrel, Grégory Gadebois, Melvil Poupaud, Emmanuelle Seigner – Sortie le 13 novembre 2019
Synopsis : En 1894, le capitaine français Alfred Dreyfus est reconnu coupable de trahison et condamné à la prison à vie à l’île du Diable. Une fois nommé à la tête du contre-espionnage, le Colonel Picquart finit par découvrir que les preuves contre le Capitaine Alfred Dreyfus avaient été fabriquées. À partir de cet instant, au péril de sa carrière puis de sa vie, il n’aura de cesse d’identifier les vrais coupables et de réhabiliter Alfred Dreyfus.
Mon avis : J’avais refusé de voir ce film à sa sortie, mais je voulais tout de même me faire mon avis : comment Polanski allait-il traiter cette histoire, celle d’un homme accusé à tort, qui a vu sa vie gâchée, et lynché par la vindicte populaire ? Vous voyez le parallèle gênant… Clairement, le gars a eu du culot d’adapter cette histoire. Ceux qui ne voient aucun parallèle entre son histoire parallèle et celle de Dreyfus sont bien naïfs, et ce parallèle rend les récompenses reçues d’autant plus scandaleuses. Au-delà de ça, parlons technique et divertissement. Le film fait le travail, et retranscrit bien l’affaire Dreyfus, même si un focus peut-être un peu plus important sur la division du pays à ce sujet aurait mérité d’être mieux mise en scène. Je n’ai pas trouvé le casting très convaincant, à part Grégory Gadebois, et le film est un peu long. Par contre, Polanski sait réaliser, instaurer une ambiance, et rendre le grandiose. Mais…

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Un jour de pluie à New York, de Woody Allen – Avec Timothée Chalamet, Elle Fanning, Jude Law, Selena Gomez, Diego Luna, Liev Schreiber – Sortie le 18 septembre 2019
Synopsis : Deux étudiants, Gatsby et Ashleigh, envisagent de passer un week-end en amoureux à New York. Mais leur projet tourne court, aussi vite que la pluie succède au beau temps… Bientôt séparés, chacun des deux tourtereaux enchaîne les rencontres fortuites et les situations insolites.
Mon avis : Woody Allen, on aime ou on n’aime pas. J’ai adoré certains de ses films, et d’autres pas du tout. En voyant le jeune casting de ce film-ci, j’étais intriguée. Et bon… mouais. Woody Allen fait des films de riche, pour les riches. Il a une manière de parler de l’oisiveté très gênante pour qui ne peut pas connaitre cela, et son impossibilité de sortir de ce thème de l’oisiveté commence à sérieusement me lasser. Il essaie en plus de faire passer ça pour du romantisme, mais c’est surtout très ennuyeux comme thème. Le film pourrait être très sympathique, sans ses personnages dénués d’intérêt. Seul le personnage de Selena Gomez et de la mère de Timothée Chalamet ont trouvé grâce à mes yeux. Après, ce n’est pas désagréable à regarder, mais c’est un film de riche pour les riches. Ca ne me dérange pas d’en regarder, mais ça manque quand même sacrément d’intérêt.

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Hamilton, de Thomas Kail – Avec Lin-Manuel Miranda, Leslie Odom Jr, Phillipa Soo – Sortie Disney+ le 03 juillet 2020
Synopsis : Captation de la célèbre comédie musicale de Broadway récompensée par 11 Tony, Grammy et Olivier Awards, et par un prix Pulitzer. Hamilton raconte l’histoire d’Alexander Hamilton, l’un des Pères fondateurs de la nation américaine.
Mon avis : J’adore l’Histoire, mais je dois avouer avec d’énormes lacunes sur l’Histoire américaine. Voyant plein d’avis excellents passer sur cette captation de spectacle musical, j’ai tenté. Et je n’ai pas été déçue du voyage ! Attention, si vous êtes très novice en anglais, le spectacle n’est pas sous-titré, il est donc possible que vous soyez un peu perdu. Cependant, du fait de la mise en scène, il est tout à fait possible de comprendre la globalité de l’histoire qui nous est proposée. Pour ma part, je ne connaissais pas du tout l’histoire d’Alexander Hamilton, et j’ai été totalement charmée par ce destin romanesque. Côté mise en scène, j’ai adoré, adoré, adorééééé ! Le spectacle prône la diversité et la modernité, tant dans ses chansons que dans ses chorégraphies. Pendant près de 2h30 vous en prenez plein les yeux, les oreilles et le coeur. C’est brillant, exaltant et divertissant, un vrai bijou !

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Spider-Man : New Generation, de Bob Persichetti, Peter Ramsey et Rodney Rothman – Sortie le 12 décembre 2018
Synopsis : Spider-Man : New Generation suit les aventures de Miles Morales, un adolescent afro-américain et portoricain qui vit à Brooklyn et s’efforce de s’intégrer dans son nouveau collège à Manhattan. Mais la vie de Miles se complique quand il se fait mordre par une araignée radioactive et se découvre des super-pouvoirs : il est désormais capable d’empoisonner ses adversaires, de se camoufler, de coller littéralement aux murs et aux plafonds ; son ouïe est démultipliée… Dans le même temps, le plus redoutable cerveau criminel de la ville, le Caïd, a mis au point un accélérateur de particules nucléaires capable d’ouvrir un portail sur d’autres univers. Son invention va provoquer l’arrivée de plusieurs autres versions de Spider-Man dans le monde de Miles, dont un Peter Parker plus âgé, Spider-Gwen, Spider-Man Noir, Spider-Cochon et Peni Parker, venue d’un dessin animé japonais.
Mon avis : Je suis tombée par hasard sur ce film au moment où il commençait… et j’ai adoré ! Cette introduction au Marvel multiverse vaut vraiment le coup d’oeil, tant pour son histoire que pour son graphisme qui change totalement des films d’animation qui sortent actuellement, notamment du côté des studios Disney… Chaque personnage a son développement et son intérêt propre, le film est très rythmé et émouvant, la bande originale est géniale. Le film est audacieux, et me donne envie de découvrir un peu plus cet univers de Spider-man, qui a pourtant fait l’objet des mêmes films depuis 186 ans…! C’est dire à quel point il vaut le coup d’oeil !

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Un air de famille, de Cédric Klapisch – Avec Jean-Pierre Bacri, Agnès Jaoui, Jean-Pierre Darroussin, Catherine Frot – Sortie le 06 novembre 1996
Synopsis : Toutes les semaines dans la famille Menard, on se réunit au café dont Henri est le patron et on va manger tous ensemble Aux ducs de Bretagne. Ce soir, qui est pourtant un jour de fête, car c’est l’anniversaire de Yolande la belle-fille, un incident va venir troubler les habitudes. Arlette, l’épouse d’Henri, est partie une semaine pour réfléchir, ce qui va déstabiliser les autres membres de la famille.
Mon avis : Les films de Jean-Pierre Bacri ont monopolisé les écrans le mois dernier (malheureusement…), et j’en ai profité pour découvrir le cultissime Un air de famille. Et j’ai adoré ! J’ai ri à gorge déployée en écoutant certains dialogues totalement hilarants ! Le casting est fabuleux, avec une Catherine Frot et un Jean-Pierre Bacri fabuleux. J’ai adoré cette histoire de famille, aux membres qui se voient régulièrement sans pour autant être proches, et criblée de jalousie et non-dits. La mise en scène a également de très bons points, notamment dans l’utilisation des décors. Bref, à voir, rien que pour les dialogues hilarants !

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Le meilleur reste à venir, de Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière – Avec Patrick Bruel, Fabrice Luchini – Sortie le 04 décembre 2019
Synopsis : Suite à un énorme malentendu, deux amis d’enfance, chacun persuadé que l’autre n’a plus que quelques mois à vivre, décident de tout plaquer pour rattraper le temps perdu.
Mon avis : Je suis tombée par hasard sur ce film, et j’ai passé un bon moment devant. Le duo Luchini-Bruel fonctionne à merveille, et le film alterne très bien entre drame et humour. Reste qu’il est un peu long… Le principe de l’histoire est sympathique, mais le scénario tire trop en longueur, et à un moment on a envie que le tout avance. D’autant plus que les personnages manquent un peu de profondeur, j’aurais apprécié plus de flashbacks. Mais le film fait son travail de comédie dramatique, et se laisse très bien regarder.

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Les traducteurs, de Régis Roinsard – Avec Lambert Wilson, Olga Kurilenko, Alex Lawther – Sortie le 29 janvier 2020
Synopsis : Isolés dans une luxueuse demeure sans aucun contact possible avec l’extérieur, neuf traducteurs sont rassemblés pour traduire le dernier tome d’un des plus grands succès de la littérature mondiale. Mais lorsque les dix premières pages du roman sont publiées sur internet et qu’un pirate menace de dévoiler la suite si on ne lui verse pas une rançon colossale, une question devient obsédante : d’où vient la fuite ? 
Mon avis : J’avais entendu de bons avis sur ce film, donc je l’ai regardé à mon tour. Et c’est effectivement un thriller efficace, qui mêle habilement suspense et thriller. L’ambiance huit-clos est très puissante, et le film ne se repose jamais sur ses laurieurs, et propose des rebondissements à la louche ! J’ai été surprise par la fin, et l’évolution de l’histoire. Mais le film souffre de quelques défauts, surtout de ses personnages beaucoup trop manichéens, et trop peu approfondis.

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Premier contact, de Denis Villeneuve – Avec Amy Adams, Jeremy Renner, Forest Whitaker – Sortie le 07 décembre 2016
Synopsis : Lorsque de mystérieux vaisseaux venus du fond de l’espace surgissent un peu partout sur Terre, une équipe d’experts est rassemblée sous la direction de la linguiste Louise Banks afin de tenter de comprendre leurs intentions. Face à l’énigme que constituent leur présence et leurs messages mystérieux, les réactions dans le monde sont extrêmes et l’humanité se retrouve bientôt au bord d’une guerre absolue. Louise Banks et son équipe n’ont que très peu de temps pour trouver des réponses. Pour les obtenir, la jeune femme va prendre un risque qui pourrait non seulement lui coûter la vie, mais détruire le genre humain…
Mon avis : J’ai envie de voir ce film depuis sa sortie, et j’ai profité d’une soirée tranquille pour le lancer. Et j’ai adoré ! Le film est dingue. Il contient tant de messages humanistes, mais aussi métaphysiques, que je ne pourrais pas tous les citer. La réalisation est dingue, le travail sur l’image, le son et le rythme sont très aboutis. Un film brillant, tant dans son scénario que dans sa réalisation, à voir absolument !

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Soul, des studios Disney Pixar – Sortie Disney+ le 25 décembre 2020
Synopsis : Les aventures de Joe Garner, un professeur de musique new-yorkais en passe de connaître la célébrité dans le milieu du jazz, mais dont l’âme se retrouve soudain séparée de son corps. Il atterrit alors au séminaire « You », un lieu étrange où les jeunes âmes reçoivent leur formation, acquièrent leurs passions et leurs personnalités avant d’être envoyées vers des enfants à naître. Sur place, il fera la rencontre de 22, une jeune âme piégée au séminaire depuis plusieurs années.
Mon avis : Les films Pixar sont toujours des petits moments de cinéma cosy, que je m’accorde pendant de longues soirées de solitude. Et Soul m’a fait passé un très bon moment ! Je trouve pour ma part que c’est, dans son message, un film destiné aux adultes qu’aux enfants, même si son graphisme et sa créativité sauront divertir les plus petits. J’ai beaucoup apprécié le film, son scénario à la fois drôle et émouvant, et le duo d’âmes qui fonctionne à merveille ! Ce ne sera pas mon Pixar préféré, il n’est pas inoubliable, mais il est très sympathique !

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