Fire Punch, de Tatsuki Fujimoto

Fire Punch est une série dont j’ai acquis tous les tomes à leur sortie, initialement pour mon Amour, mais qui m’intéressait. Il y a quelques semaines, j’ai décidé d’enfin lire les huit tomes de cette série, qui patientaient dans ma pile à lire depuis trop longtemps. Je suis donc en mesure de vous fournir mon avis sur la série complète !

L’histoire

Dans un monde où tout est recouvert de glace, la famine et le chaos règnent sur la Terre. Parmi les quelques humains qui tentent de survivre, certains sont dotés de pouvoir surnaturels. Agni et sa sœur, Luna, font partis de ces « élus » et possèdent la faculté de se régénérer. Agni utilise ce pouvoir pour nourrir les habitants de son village. Pourtant cela ne suffira pas à les préserver du terrible malheur qui va s’abattre sur eux… Agni sera le seul survivant du massacre qui a brûlé tous ses proches. Il part alors dans une quête effrénée pour assouvir sa soif de vengeance !

Mon avis

Je ressors extrêmement mitigée de ma lecture de Fire Punch, à mon grand regret. Il y a du bon, du très bon, mais aussi du très bizarre… A vrai dire, il y a surtout du très bizarre.

La série bouillonne de très bonnes idées, mais qui se retrouvent effacées au fil des chapitres par des personnages et des scènes totalement WTF, mais totalement ! L’idée de départ est excellente, celle d’un jeune homme qui, par vengeance, va outrepasser la douleur. A travers son idée de départ, le mangaka tente de développer plusieurs thématiques étroitement liées à un univers post-apocalyptique : loi du plus fort, inhumanité, etc. L’univers du manga est très intéressant, grâce à une dimension fantastique assez bien travaillée, et qui a un potentiel énorme, mais plus ou moins bien exploité au fil des tomes.

Âmes sensibles s’abstenir, Fire Punch est un manga dur, brutal, du pur seinen dont certaines scènes prennent aux tripes. Nous passons des militaires pleins de pouvoirs aux esclaves sexuels en passant par de pauvres villageois obligés d’avoir recours au cannibalisme pour survivre… Oui, c’est sombre, certaines scènes sont très difficiles, il y a beaucoup de cadavres, beaucoup de sang, beaucoup de douleur, beaucoup de peine. Mais ce n’est pas que du drame, loin de là.

Au fil des tomes, Fire Punch s’avère être une série portée davantage sur le métaphysique que sur le pur post-apocalyptique. Entre religion, humanité et fiction, la série balance entre différentes dimensions, d’une manière plus ou moins réussie. La fin m’a plutôt plue, j’ai enfin vu où l’auteur voulait m’emmener, mais j’avoue que les huit tomes précédents m’ont trop baladée pour que j’adhère totalement à son message. Le message est simple, mais la manière de le conclure est bien trop tortueuse est bizarre pour que j’y adhère. Beaucoup de personnages arrivent et repartent tels des feux follets, certaines actions sont cousues de fil blanc et se terminent de manière totalement bâclée. Est-ce le fait que la série ne fait que huit tomes qui a fait que le mangaka n’a pas pu développer totalement son histoire comme elle l’aurait méritée ? Toujours est-il que j’ai eu l’impression que le rythme était très inégal…

Vous l’aurez compris, Fire Punch est une série qui m’a séduit sur le fond, mais bien moins sur la forme. A tenter si les thèmes relevant de la métaphysique vous intéressent, mais le mélange des genres peut surprendre !

Une réflexion sur “Fire Punch, de Tatsuki Fujimoto

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