L’amazone verte – Le roman de Françoise d’Eaubonne, d’Elise Thiébaut

Quand les éditions Charleston m’ont proposé de recevoir le nouveau livre d’Elise Thiébaut L’amazone verte, biographie de Françoise d’Eaubonne dont on entend peu parler, j’ai foncé ! J’adore découvrir les combats de ces femmes à la limite de l’oubli, pourtant pionnières dans le mouvement féministe français. Et de la plume de l’engagée Elise Thiébaut, je ne pouvais qu’être encore plus tentée !

L’histoire

« Je m’appelle Françoise d’Eaubonne et j’ai inventé trois mots qui disent tout de ma vie : phallocrate, écoféminisme et sexocide. »
Penseuse de génie, écrivaine prolifique et militante radicale, Françoise d’Eaubonne (1920-2005) a donné forme à elle seule, dès le milieu du xxe siècle, à tous les grands principes qui traversent le féminisme contemporain. Pourtant, malgré une reconnaissance internationale, elle est tombée dans l’oubli de la mémoire collective française.
Sous la plume d’Élise Thiébaut, l’intime et le politique se mêlent pour donner chair à une femme hors du commun. Un portrait passionnant et sans tabou, plus indispensable que jamais, qui éclaire à la fois le génie et les dimensions les plus subversives de cette pionnière de l’écoféminisme.

Mon avis

Je vais tout de suite mettre les choses au clair : ce livre est un coup de coeur ! Je ne connaissais ni l’oeuvre, ni les combats, ni la figure qu’était Françoise d’Eaubonne, et ce fut une belle découverte que d’apprendre tout cela sous la plume d’Elise Thiebaut.

Comment qualifier ce livre, si ce n’est d’unique ? Entre l’essai et la biographie, Elise Thiebaut nous raconte Françoise d’Eaubonne, mais aussi son rapport avec cette femme et la manière dont son oeuvre et les concepts qu’elle a mis en mot ont été oubliés, bien qu’ils reviennent peu à peu à la surface actuellement. Quand j’ai lu Ecoféminisme sur la couverture, j’ai immédiatement pensé au rapport entre destruction de la planète et féminicide mis en lumière par Mona Chollet dans la dernière partie de son essai Sorcières, rapport auquel je n’avais pas adhéré. Mais le concept qu’en fait Françoise d’Eaubonne a trouvé écho en moi, d’une très forte manière. Et même si sa personne est très clivante, ça ne m’a pas empêchée d’être fascinée par elle, par son extrémisme politique et militant, par ses combats et par son oeuvre dans sa globalité.

Elise Thiébaut a extrêmement bien expliqué la manière dont se mènent les combats, dont ils évoluent et parfois s’accordent, dans ce sens ce fut une lecture extrêmement enrichissante. Me retrouver plongée dans le combat féministe des années 60 et 70, dans toute sa violence, était incroyable, inspirant et terrifiant à la fois, à l’image d’ailleurs de Françoise d’Eaubonne. Dans ce livre, l’autrice n’hésite pas à parler de son parcours, de son rapport à Françoise d’Eaubonne. C’est en ce sens que ce livre se situe entre la biographie et l’essai : il est à la fois descriptif et engagé.

Si le combat féministe vous intéresse, si les biographies ne vous rebutent pas, foncez foncez FONCEZ sur ce livre, qui est unique en son genre. Un grand merci et bravo à Elise Thiébaut pour avoir remis en lumière l’oeuvre de Françoise d’Eaubonne, qui a mis en mot des concepts qui ne font pas l’unanimité, ce qui ne justifie pas leur mise sous silence.

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