La route de Varennes, d’Alexandre Dumas

Après mon coup de cœur pour Le collier de la Reine, que j’avais découvert au format audio l’année dernière (cliquez ici pour lire ma chronique), vous vous doutez qu’il ne m’a pas fallu longtemps pour craquer pour La route de Varennes, autre roman d’Alexandre Dumas dans lequel Marie-Antoinette était présente. Enfin, « roman » n’est pas le mot exact…

L’histoire

Alexandre Dumas écrit La Route de Varennes dans un souci de vérité historique. Reprenant tour à tour les différents récits historiques pour en montrer les erreurs, l’auteur s’attache à reprendre la même route que Louis XVI et sa famille lors de leur fuite de Paris, pas à pas, pour trouver traces et témoignages de ce grand fait historique.

Mon avis

Je suis ressortie assez mitigée de cette lecture, ayant été très surprise par son aspect reportage. Je m’attendais à lire un Alexandre Dumas, et finalement j’ai lu un reportage datant de plus de 150 ans, donc bon…

Le livre avait pourtant tout pour me plaire ! La famille royale qui fuit le royaume, le tout sous la plume d’Alexandre Dumas, je m’attendais à une « réécriture » pleine de romanesque. Et bien non ! Alexandre Dumas retourne sur les différents lieux ayant marqué cette fuite, et divise son récit entre immersion au cœur de l’action, critique des précédentes reviews sur l’événement par d’autres chroniqueurs, et ses propres pérégrinations. C’était intéressant (enfin, pas tout le temps…), mais un peu déboussolant !

J’ai adoré les passages qui nous plongeaient en immersion au cœur de la fuite ! J’étais totalement immergée dans cette berline énorme, avec la famille royale plongée dans l’angoisse et accablée par la chaleur. Alexandre Dumas explique très bien le rôle de chacun, les différentes raisons qui ont mené à l’échec de cette fuite, tout en remettant cela dans le contexte de 1791 et de 1856 au moment de l’écriture du livre. Il s’est très bien documenté, à recueilli des témoignages, reporte les paysages et d’autres détails, ce qui rend l’immersion complète.

Malheureusement, cet aspect immersif se délite totalement quand l’auteur nous présente la manière dont il a enquêté. Je me rappelle d’un passage sur la description d’un hall d’hôtel, en se comparant avec Victor Hugo sur des pages et des pages, ce que j’ai trouvé totalement inutile et franchement inintéressant ! J’ai aussi regretté qu’il critique beaucoup de ses collègues écrivains ou chroniqueurs, sur les erreurs qu’ils auraient pu faire dans le report de l’événement dans la presse ou en littérature. Inutile de rappeler que ces ouvrages ne sont plus édités, et que la comparaison ou vérification des faits est compliquée…

Pour résumer, si vous n’êtes pas passionné d’Histoire, n’allez pas vers ce livre, qui n’est pas un roman mais véritablement un reportage. Je n’y ai pas reconnu ce romanesque que j’apprécie tant chez Dumas, et qui pour le coup s’adapte peu au genre. Cependant, j’y ai appris énormément de choses, et j’ai été en immersion dans certaines scènes d’une grande véracité. Ce livre n’est pas pour tout le monde, mais pour ma part j’ai pu y trouver en partie mon compte !

Une réflexion sur “La route de Varennes, d’Alexandre Dumas

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