Eiffel, de Martin Bourboulon

J’ai profité d’un samedi matin tout gris pour me rendre en salle (oui, j’aime les salles vides du samedi matin). J’avais envie de voir Eiffel depuis sa sortie il y a quelques semaines, et présentant qu’il ne resterait plus très longtemps en salle, je m’y suis précipitée !

L’histoire
Venant tout juste de terminer sa collaboration sur la Statue de la Liberté, Gustave Eiffel est au sommet de sa carrière. Le gouvernement français veut qu’il crée quelque chose de spectaculaire pour l’Exposition Universelle de 1889 à Paris, mais Eiffel ne s’intéresse qu’au projet de métropolitain. Tout bascule lorsqu’il recroise son amour de jeunesse. Leur relation interdite l’inspire à changer l’horizon de Paris pour toujours.

Mon avis
J’ai passé un bon moment devant ce film, même si j’aurais préféré que le film se concentre davantage sur la construction de la Tour que sur l’histoire d’amour qui en serait – très hypothétiquement – à l’origine. Je m’attendais davantage à un biopic de Gustave Eiffel tournant principalement autour de la Tour, qu’à ce film très très centré sur une histoire d’amour. J’en suis donc ressortie plutôt mitigée…

Eiffel: Romain Duris

Commençons par les bons points : le reconstitution historique. J’ai beaucoup apprécié le Paris qui nous est proposé dans le film, celui d’un XIXème siècle en pleine révolution industrielle, qui peine à épouser la modernité. J’ai également beaucoup apprécié l’image qui est donnée à Gustave Eiffel, celle d’un homme parti de rien, qui juge au mérite et s’applique à effacer les différences de classe. Mais… Il m’a également manqué beaucoup d’éléments sur sa vie, notamment personnelle : sa vie de famille, et sa relation avec sa fille et son épouse, son enfance, etc. Attention, ce n’est pas un biopic, donc il peut sembler logique que ces éléments n’apparaissent pas dans le film, mais ça aurait été un vrai plus de les y trouver.

Le plus gros souci à mon niveau, vient du scénario. Celui-ci s’évertue à construire la Tour autour de l’histoire d’amour passionnelle entre Gustave Eiffel et Adrienne Bourgès, un amour de jeunesse contrarié. Si l’amour de jeunesse a effectivement existé, aucun élément ne prouve que leur histoire a repris au moment de la construction de la Tour. Alors oui, il faut construire autour de cette construction, mais j’ai trouvé dommage qu’aucune précision n’ait été apportée par les notes en fin de film là-dessus. Et surtout, j’ai trouvé cette histoire d’une longueur et d’une naïveté désappointantes. Je n’ai pas adhéré à cette histoire d’amour, malgré l’alchimie évidente entre les deux acteurs et le scénario qui l’amène assez bien.

Eiffel: Romain Duris

La réalisation de Martin Bourboulon est de facture assez classique, ce qui m’a également un peu déçue. Avec un budget aussi important, le film aurait pu se permettre un peu d’audace et de modernité, à l’image de son héros. Et bien non. Alors certes, le Paris de la fin XIXème siècle semble bien reproduit, mais le tout manque un peu de touche personnelle pour marquer les esprits. Le casting est agréable; Romain Duris est très bon dans le rôle d’Eiffel, et lui apporte la verve nécessaire. Emma Mackey (sans parler de la polémique sur son âge) est convaincante dans le rôle d’Adrienne, même si les plans de deux minutes sur son visage, aussi joli soit-il, m’ont lassée au bout d’un moment.

Je suis allée voir Eiffel en m’attendant à un certain type de film, et j’ai assisté à une romance historique convaincante mais qui n’a pas su atteindre mon coeur. Manquerais-je de romantisme ? Possible…

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