Poussière dans le vent, de Leonardo Padura

En ce moment, j’ai envie de diversifier mes lectures, et de découvrir des auteurs inconnus. Pour cela, j’ai forcément besoin d’avis, et quand j’ai entendu l’avis de Gérard Collard de la Griffe noire sur le dernier roman de Leonardo Padura, j’ai foncé le solliciter sur NetGalley. Une petite excursion à Cuba, en plein automne, ne devrait pas me déplaire !

L’histoire

Ils ont vingt ans. Elle arrive de New York, il vient de Cuba, ils s’aiment. Il lui montre une photo de groupe prise en 1990 dans le jardin de sa mère. Intriguée, elle va chercher à en savoir plus sur ces jeunes gens.
Ils étaient huit amis soudés depuis la fin du lycée. Les transformations du monde et leurs conséquences sur la vie à Cuba vont les affecter. Des grandes espérances jusqu’aux pénuries de la « Période spéciale » des années 90, après la chute du bloc soviétique, et à la dispersion dans l’exil à travers le monde. Certains vont disparaître, certains vont rester, certains vont partir.
Des personnages magnifiques, subtils et attachants, soumis au suspense permanent qu’est la vie à Cuba et aux péripéties universelles des amitiés, des amours et des trahisons.

Mon avis

J’ai passé un joli moment de lecture avec ce roman d’une grande sensibilité, très émouvant, et qui évoque des thématiques d’une grande puissance comme l’exil ou la famille.

La grande force de ce roman réside indéniablement dans ses personnages. L’auteur propose un roman chorale, qui donne la parole à chaque personnage. A travers le parcours de chacun, ce sont des réflexions et des émotions autour de la famille, de l’exil et de la liberté que nous propose Leonardo Padura. Après, des personnages, il y en a beaucoup… Chacun apporte sa petite brique à l’édifice, mais je dois avouer qu’il m’a fallu pas mal de temps pour m’y retrouver entre tous. J’étais également parfois un peu perdue dans les époques, le roman prenant place sur une trentaine d’années et n’étant pas linéaire dans sa narration.

La plume de Leonardo Padura est une véritable découverte pour moi. C’est la première fois que je lisais un roman cubain, et j’ai retrouvé dans ce roman toute la contradiction du peuple de cette île, qui à la fois aime et ne supporte pas sa terre. L’auteur instaure une incroyable poésie à son texte, certaines phrases sont sublimes. Et il réussit, à travers cette intrigue qui n’est pas sans épargner le lecteur à travers un certain suspens, à évoquer énormément de thèmes puissants tout en distillant un flot d’émotions continu. Leonardo Padura parle à nos sens; il nous fait ressentir la chaleur, la faim, la peur, l’amour, le désir, comme peu d’auteurs réussissent à le faire.

Poussière dans le vent fut une lecture d’une certaine exigence, mais que j’ai énormément apprécié. Je ne suis pas près d’oublier ces personnages si charismatiques, à l’histoire si émouvante. Et surtout, ce ne sera sûrement pas mon dernier roman de Leonardo Padura, une véritable découverte !

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