West Side Story, de Steven Spielberg

Je vais peu au cinéma en ce moment, donc quand j’y vais, je sélectionne mes films avec précaution. Et je ne voulais pas manquer le remake de West Side Story, classique de la comédie musicale des années 60, par Steven Spielberg. Pour moi, ce réalisateur est synonyme de nostalgie : comment allait-il s’approprier une comédie musicale ?

L’histoire
WEST SIDE STORY raconte l’histoire légendaire d’un amour naissant sur fond de rixes entre bandes rivales dans le New York de 1957.

Mon avis
J’ai adoré, adoré, adoré ! J’étais sceptique quant à l’appropriation de cette histoire culte par Steven Spielberg, mais je ne pouvais clairement pas passer à côté de ce film en salle, et j’ai bien fait de lui laisser sa chance !

Steven Spielberg a réussi à rendre hommage au film de 1961, tout en lui apportant une touche de modernité. Il a tenu à réaliser ce film, qu’il a dédié à son père, ayant été élevé au son de la bande originale du film. Et l’hommage est là : les chorégraphies sont très largement inspirées des chorégraphies du film initial, et les chansons sont les mêmes (il y en a même de nouvelles). La modernité vient de l’accent porté par les scénaristes sur les raisons de la guerre entre ces deux bandes rivales; le film insiste donc sur l’absurdité du racisme et du communautarisme, tout en dénonçant la gentrification de New York. Je déplorais cette absence de thématique forte dans le film de 1961, je suis donc ravie que le réalisateur ait corrigé cela.

West Side Story: Ariana DeBose, David Álvarez

J’ai également beaucoup apprécié la réalisation de Steven Spielberg, absolument virevoltante. On voit que beaucoup de scènes ont été tournées en décors réels, à New York même. Le réalisateur joue avec la ville, avec sa poussière, ses grilles, ses murs, ses lumières, et sa couleur de pierre. Il les met en contraste avec les costumes, colorés et joliment étoffés.

West Side Story: Rachel Zegler, Ansel Elgort

J’ai trouvé le casting de ce film absolument parfait, à une exception près : Ansel Elgort. Il n’est pas mauvais dans son rôle, mais manque du charisme nécessaire au personnage de Tony. Les autres comédiens sont excellents, avec une mention spéciale pour Ariana DeBose (Anita) et Mike Faist (Riff) qui ont un charisme débordant. Et enfin, on a droit à un West Side Story avec des acteurs qui ont l’âge et la nationalité de leurs personnages, enfin ! J’ai beau adorer Natalie Wood, la voir dans le rôle de Maria dans le film de 1961 est un abus difficile à regarder…
Et c’est encore plus émouvant de voir Rita Moreno (qui avait été Oscarisée en 1961 pour le rôle d’Anita dans le West Side Story de l’époque) dans le rôle de la mère de Tony, avec un clin d’œil bien appuyé au premier film. Le réalisateur a même intégré un personnage transgenre, de manière très fluide et sans que cela soit un thème en soi, ce qui est très appréciable et même bienvenu dans le scénario.

J’y suis allée en étant sceptique, et je suis ressortie enchantée de ce West Side Story v2021. Alors oui, ça reste une adaptation de Roméo et Juliette, avec toute la mièvrerie que cela peut engendrer. Mais ça reste une histoire émouvante, notamment avec les thèmes actuels développés dans cette version. Et surtout, la bande originale et les chorégraphies ont su m’emporter ! Virevoltant !

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