Une dernière danse, de Victoria Hislop

Victoria Hislop fut une véritable découverte pour moi en 2020, via son roman Le fil des souvenirs (cliquez ici pour lire ma chronique). On m’avait prêté un autre de ses romans, que j’ai enfin pris le temps de lire : direction Grenade avec Une dernière danse (désolée pour ceux qui auront la chanson de Kyo dans la tête) !

L’histoire

Derrière les tours majestueuses de l’Alhambra, les ruelles de Grenade résonnent de musique et de secrets. Venue de Londres pour prendre des cours de danse, Sonia ignore tout du passé de la ville quand elle arrive. Mais une simple conversation au café El Barril va la plonger dans la tragique histoire de la cité de Garcia Lorca et de la famille qui tenait les lieux. Soixante-dix ans plus tôt, le café abrite les Ramirez : trois frères qui n’ont rien d’autre en commun que leur amour pour leur sœur, Mercedes.
Passionnée de danse, la jeune fille tombe bientôt sous le charme d’un gitan guitariste hors pair. Mais tandis que l’Espagne sombre dans la guerre civile, chacun doit choisir un camp. Et la fratrie va se déchirer entre résistance, soumission au pouvoir montant, ou fuite. Happée par ce bouleversant récit de feu et de sang, Sonia est loin d’imaginer à quel point cette histoire va bouleverser sa propre existence…

Mon avis

Victoria Hislop est en train de découvrir une autrice incontournable pour moi : j’ai ressenti un joli coup de coeur pour Une dernière danse. Deux romans lus, deux coups de coeur, c’est prometteur !

Ce roman se compose de deux parties, et d’un jeu passé-présent que j’ai beaucoup apprécié : une partie dans notre époque actuelle, une autre (bien plus importante) qui se déroule pendant la guerre civile espagnole, dans les années 1930. Une période que je connais peu, et que j’ai découvert plus en détails, avec horreur, dans ce roman. J’ai été particulièrement atterrée par cette période historique, trop méconnue en France alors qu’elle date de moins d’un siècle dans un pays frontalier. Les guerres civiles sont particulièrement atroces, et ce roman-ci me semble particulièrement bien figurer de l’horreur de celle-ci…

Un Victoria Hislop ne serait pas un Victoria Hislop sans la présence d’une saga familiale. Nous suivons ici une famille originaire de la ville de Grenade, qui va subir les horreurs de la guerre civile. Mon coeur s’est évidemment brisé à plusieurs moments pendant ma lecture, tellement Victoria Hislop réussit, petit à petit, à faire monter les émotions et l’horreur des situations que rencontrent les personnages. A travers les combats et vies de chaque membre de cette famille, l’autrice nous fait découvrir différents pans de la guerre, tous plus affreux les uns que les autres. Tout cela donne un moment de lecture très émouvant, mais aussi très difficile tant les situations décrites sont dures. L’autrice ne tombe cependant jamais dans le pathos ou dans le sordide; elle réussit à instaurer beaucoup de délicatesse dans son récit.

La seule chose que je déplore relève du traitement de la partie du récit qui se passe à notre époque, que je n’ai pas trouvé suffisamment profonde. La cassure entre les deux parties du roman étaient trop large, et j’ai regretté ce fossé qui m’a empêché de m’attacher à Sonia, l’héroïne de cette partie. J’ai également trouvé la fin un peu trop facile, le hasard bien trop heureux dans le roman…

Malgré un petit bémol, je reste totalement conquise par ce roman, et par l’univers et la plume de Victoria Hislop, il me tarde déjà de découvrir les ses autres romans ! Si vous souhaitez découvrir l’horreur de la guerre civile espagnole à travers un roman réussi, foncez sur Une dernière danse !

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