La fille du faiseur de rois, de Philippa Gregory

Ma copine Alix et moi avons décidé il y a quelques mois de lire tous les romans de Philippa Gregory que nous possédions, c’est-à-dire l’ensemble de la série des Plantagenêt et Tudor traduite en français. Joli challenge n’est-ce pas ?! Après avoir débuté la série avec La Reine Clandestine (cliquez ici pour lire ma chronique), nous avons continué avec La fille du faiseur de rois !

L’histoire

Angleterre, 1465, les grandes familles de Lancastre et York se disputent depuis plus de 10 ans le trône. À cette époque un homme œuvre dans l’ombre pour faire et défaire les dynasties, au gré de ses intérêts personnels : Richard Neville, comte de Warwick, surnommé le  » faiseur de rois ». Celui- ci, sans héritier homme, s’est servi de ses deux filles, Isabelle et Anne, comme des pions sur l’échiquier politique. L’histoire est racontée ici par Anne Neville. Mariée très jeune, Anne perd très vite son époux, ainsi que son père en 1471. Sa mère est enfermée au sanctuaire et sa sœur mariée à l’ennemi. Elle s’en sort en épousant Richard, le frère du roi, mais doit affronter la puissante famille royale, notamment la reine.

Mon avis

Comme à chaque lecture d’un roman de Philippa Gregory, j’ai passé un excellent moment avec ce livre ! Anne Neville, totalement oubliée de la grande Histoire, retrouve ses lettres de noblesse grâce à cette autrice; même si je reste mitigée sur ce personnage, je ne peux nier que sa vie a été époustouflante.

Car oui, la vie d’Anne Neville est extrêmement romanesque ! Seconde fille de Richard Neville, comte de Warwick plus connu sous le nom du « faiseur de rois » de par sa capacité à faire et défaire les hommes de pouvoir et par son rôle prédominant dans la Guerre des Deux Roses, elle va se retrouver au milieu des intrigues et complots de cour de par sa filiation et sa fortune. Passant de traitresse à Reine, de femme amoureuse à femme bafouée, son destin ne m’a pas laissée indifférente. Il est d’ailleurs d’autant plus intéressant de lire ce roman en le mettant en parallèle avec La Reine clandestine, afin de remettre en perspective le rôle des femmes à la cour d’Angleterre. La Guerre des Deux Roses n’était pas seulement une Guerre de Rois, mais aussi et surtout une Guerre de Reines.

J’ai trouvé le personnage d’Anne assez particulier; elle n’a pas un caractère aventureux, ou courageux. Elle se laisse totalement embarquer, par sa famille puis par son mari, dans des histoires et des rumeurs dont elle se retrouve l’héroïne sans avoir bougé un pouce. Sa rivalité avec la Reine Elizabeth Woodville n’est à aucun moment frontale, c’est toujours via le biais de rumeurs, de complots et des rivalités entre leurs hommes qu’elles se retrouvent opposées l’une à l’autre. Ce sont pourtant deux femmes qui se ressemblent, chacune animées par la défense de leur famille et de leurs enfants; j’ai beaucoup apprécié cette ambigüité dans leurs rapports, le fait que leur haine ne soit basée que sur des rumeurs ou des manipulations de tiers.

Si vous cherchez des romans historiques très bien documentés, qui vous font vitre l’Histoire comme si vous y étiez, foncez sur les romans de Philippa Gregory (n’importe lequel fera l’affaire) ! Il me tarde déjà de découvrir la prochaine Reine !

Une réflexion sur “La fille du faiseur de rois, de Philippa Gregory

  1. J’ai – enfin – découvert la plume de l’auteure avec La Sorcière de Sealsea que j’ai totalement adoré. J’ai donc hâte de débuter cette magistrale saga qui semble vous convaincre à chaque lecture.

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