Les gratitudes, de Delphine de Vigan

Comment résister à un nouveau roman de Delphine de Vigan ? Ne dit-on pas que le meilleur moyen de céder à la tentation, c’est d’y céder ? Et bien moi, j’ai suivi l’adage, en remerciant NetGalley au passage !

L’histoire

« Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l’absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d’un prénom, d’une image, d’un mot. Je travaille avec les douleurs d’hier et celles d’aujourd’hui. Les confidences. Et la peur de mourir. Cela fait partie de mon métier. Mais ce qui continue de m’étonner, ce qui me sidère même, ce qui encore aujourd’hui, après plus de dix ans de pratique, me coupe parfois littéralement le souffle, c’est la pérennité des douleurs d’enfance. Une empreinte ardente, incandescente, malgré les années. Qui ne s’efface pas. »
Michka est en train de perdre peu à peu l’usage de la parole. Autour d’elles, deux personnes se retrouvent : Marie, une jeune femme dont elle est très proche, et Jérôme, l’orthophoniste chargé de la suivre.Lire la suite »

Les loyautés, de Delphine de Vigan

La rentrée littéraire de janvier a proposé de jolies parutions, et parmi elles le nouveau roman de la renommée Delphine de Vigan. Contrairement à une belle majorité de lecteurs, je n’ai pas lu Rien ne s’oppose à la nuit, ni D’après une histoire vraie, ses deux romans les plus connus et les plus estimés. J’avais voulu la découvrir avec un de ses premiers romans, Les heures souterraines, qui avait su me convaincre (cliquez ici pour lire mon avis). J’étais donc ravie de pouvoir me plonger dans ce court roman et retrouver cette plume si forte !

L’histoire

Théo, enfant du divorce, entraîne son ami Mathis sur des terrains dangereux. Hélène, professeur de collège à l’enfance violentée, s’inquiète pour Théo : serait-il en danger dans sa famille ? Quant à Cécile, la mère de Mathis, elle voit son équilibre familial vaciller, au moment où elle aurait besoin de soutien pour protéger son fils. Les loyautés sont autant de liens invisibles qui relient et enchaînent ces quatre personnages.Lire la suite »

Les heures souterraines, de Delphine de Vigan

Il y a quelques mois, ma sœur m’a prêté ce roman. Cela fait longtemps que je souhaite découvrir la plume de Delphine de Vigan. Même si je sais que ce roman n’est pas son plus reconnu ni son plus célèbre, et que j’ai lu des avis mitigés dessus, j’étais curieuse de pouvoir le découvrir.

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Chaque jour, Mathilde prend la ligne 9, puis la ligne 1, puis le RER D jusqu’au Vert-de-Maisons. Chaque jour, elle effectue les mêmes gestes, emprunte les mêmes couloirs de correspondance, monte dans les mêmes trains. Chaque jour, elle pointe, à la même heure, dans une entreprise où on ne l’attend plus. Car depuis quelques mois, sans que rien n’ait été dit, sans raison objective, Mathilde n’a plus rien à faire. Alors, elle laisse couler les heures. Ces heures dont elle ne parle pas, qu’elle cache à ses amis, à sa famille, ces heures dont elle a honte. Thibault travaille pour les Urgences Médicales de Paris. Chaque jour, il monte dans sa voiture, se rend aux adresses que le standard lui indique. Dans cette ville qui ne lui épargne rien, il est coincé dans un embouteillage, attend derrière un camion, cherche une place. Ici ou là, chaque jour, des gens l’attendent qui parfois ne verront que lui. Thibault connaît mieux que quiconque les petites maladies et les grands désastres, la vitesse de la ville et l’immense solitude qu’elle abrite. Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Autour d’eux, la ville se presse, se tend, jamais ne s’arrête. Autour d’eux s’agite un monde privé de douceur.Lire la suite »