S’il n’en reste qu’une, de Patrice Franceschi

Je suis généralement peu attentive aux Prix littéraires, sauf au Prix Roman Fnac qui ne m’a jamais déçu. Quand j’ai vu que S’il n’en reste qu’une, le dernier roman de Patrice Franceschi, était dans le carré final, j’ai foncé le lire !

L’histoire

Une journaliste occidentale croit pouvoir enquêter impunément sur le destin magnifique de deux figures légendaires, Tékochine et Gulistan, afin de raconter la pureté de leur cause, l’inflexibilité de leur lutte, les circonstances exceptionnelles de leur mort dans les décombres d’une ville assiégée de l’ancienne Mésopotamie.
Mais accéder au premier cercle des dirigeants clandestins de cette guerre-là se mérite, et peut-être ne peut-on révéler la vérité qui se cache derrière tant de récits lacunaires et contradictoires qu’en se perdant à son tour : son enquête devient peu à peu parcours initiatique, remontée du fleuve du souvenir, hymne à une liberté dont nous avons perdu le sens en cessant d’être prêts à en payer le prix.

Lire la suite »

Femmes en colère, de Mathieu Menegaux

J’ai découvert Mathieu Menegaux il y a quelques années avec son premier roman Je me suis tue, qui avait été une sacrée claque (cliquez ici pour lire ma chronique). Quand j’ai vu que ce nouveau roman parlait une nouvelle fois de femmes, et a priori des violences subies du fait de leur sexe, je n’ai pas hésité à le demander sur NetGalley.

L’histoire

Cour d’Assises de Rennes, juin 2020, fin des débats (auxquels le lecteur n’a pas assisté) : le président invite les jurés à se retirer pour rejoindre la salle des délibérations. Ils tiennent entre leurs mains le sort d’une femme, Mathilde Collignon. Qu’a-t-elle fait ? Doit-on se fier à ce que nous apprennent les délibérations à huit-clos, ou à ce que révèle le journal que rédige la prévenue qui attend le prononcé du jugement ? Accusée de s’être vengée de manière barbare de deux hommes ayant abusé d’elle dans des circonstances très particulières, Mathilde Collignon ne clame pas son innocence, mais réclame justice.
Son acte a été commenté dans le monde entier et son procès est au coeur de toutes les polémiques et de toutes les passions. Trois magistrats et six jurés populaires sont appelés à trancher. Doivent-ils faire preuve de clémence ou de sévérité ? Vont-ils privilégier la punition, au nom des principes, ou le pardon, au nom de l’humanité ? Avoir été victime justifie-t-il de devenir bourreau ? Nous plongeons en apnée dans cette salle des délibérations d’un jury de cour d’assises.

Lire la suite »

Le consentement, de Vanessa Springora

Acheté à sa sortie, j’ai mis du temps pour me décider à lire Le Consentement, témoignage de Vanessa Springora sur sa relation avec Gabriel Matzneff, qui a tant fait parler de lui. Et puis, le week-end dernier, j’ai senti que j’étais prête à affronter cette histoire.

L’histoire

Au milieu des années 80, élevée par une mère divorcée, V. comble par la lecture le vide laissé par un père aux abonnés absents. À treize ans, dans un dîner, elle rencontre G., un écrivain dont elle ignore la réputation sulfureuse. Dès le premier regard, elle est happée par le charisme de cet homme de cinquante ans aux faux airs de bonze, par ses œillades énamourées et l’attention qu’il lui porte. Plus tard, elle reçoit une lettre où il lui déclare son besoin «  impérieux  » de la revoir. Omniprésent, passionné, G. parvient à la rassurer : il l’aime et ne lui fera aucun mal. Alors qu’elle vient d’avoir quatorze ans, V. s’offre à lui corps et âme.

Lire la suite »

Une farouche liberté, de Gisèle Halimi et Annick Cojean

Gisèle Halimi est une figure du féminisme que j’ai toujours voulu découvrir. Je connais son parcours global, ses grands combats pour les droits des femmes, mais au final, sur une vie, cela ne se résume pas à grand chose. Quand j’ai vu qu’un entretien avec Annick Cojean, qui revenait sur sa vie, sortait pour la rentrée littéraire, j’ai foncé dessus !

L’histoire

Gisèle Halimi : Soixante-dix ans de combats, d’engagement au service de la justice et de la cause des femmes. Et la volonté, aujourd’hui, de transmettre ce qui a construit cet activisme indéfectible, afin de dire aux nouvelles générations que l’injustice demeure, qu’elle est plus que jamais intolérable. Gisèle Halimi revient avec son amie, Annick Cojean, qui partage ses convictions féministes, sur certains épisodes marquants de son parcours rebelle pour retracer ce qui a fait un destin. 

Lire la suite »

La femme révélée, de Gaëlle Nohant

J’avais repéré La femme révélée en regardant le détail des sorties de la rentrée littéraire d’hiver. Un nouveau roman de la plume de Gaëlle Nohant, cela marquait un indispensable dans ma bibliothèque ! J’avais adoré La part des flammes (cliquez ici pour lire ma chronique), et quand j’ai vu que ce roman était proposé sur NetGalley, j’ai foncé !

L’histoire

Paris, 1950. Eliza Donneley se cache sous un nom d’emprunt dans un hôtel miteux. Elle a abandonné brusquement une vie dorée à Chicago, un mari fortuné et un enfant chéri, emportant quelques affaires, son Rolleiflex et la photo de son petit garçon. Pourquoi la jeune femme s’est-elle enfuie au risque de tout perdre ?
Vite dépouillée de toutes ressources, désorientée, seule dans une ville inconnue, Eliza devenue Violet doit se réinventer. Au fil des rencontres, elle trouve un job de garde d’enfants et part à la découverte d’un Paris où la grisaille de l’après-guerre s’éclaire d’un désir de vie retrouvé, au son des clubs de jazz de Saint-Germain-des-Prés. A travers l’objectif de son appareil photo, Violet apprivoise la ville, saisit l’humanité des humbles et des invisibles.
Dans cette vie précaire et encombrée de secrets, elle se découvre des forces et une liberté nouvelle, tisse des amitiés profondes et se laisse traverser par le souffle d’une passion amoureuse.
Mais comment vivre traquée, déchirée par le manque de son fils et la douleur de l’exil ? Comment apaiser les terreurs qui l’ont poussée à fuir son pays et les siens ? Et comment, surtout, se pardonner d’être partie ?
Lire la suite »