L’Audace de la liberté, de Karin Hann

J’ai découvert Karin Hann il y a quelques mois grâce à ma lecture de Reine des Lumières, sa biographie de Madame de Pompadour (cliquez ici pour lire ma chronique). Quand j’ai vu qu’elle sortait une biographie sur Olympe de Gouges, figure féminine incontournable de la Révolution française, j’ai foncé sur le livre, que j’ai reçu de la part des Éditions du Rocher que je remercie !

L’histoire

Paris, le 3 novembre 1793. Après plusieurs mois de détention et une parodie de procès, Olympe de Gouges, condamnée par le Tribunal révolutionnaire, est la première femme à périr sous la guillotine à la suite de Marie-Antoinette.
Arrivée de sa province natale vingt ans auparavant, cette fille naturelle d’un poète, essayiste et dramaturge élu à l’Académie française, ambitionne d’embrasser la carrière littéraire, en dépit d’une éducation qui ne l’y prépare pas.
Dans l’effervescence de ce siècle des Lumières, tandis que l’on repense la place de l’homme au sein de l’univers, Olympe songe à celle des femmes et plus largement des opprimés. Son instinct politique s’éveille ; sa plume se fait acerbe. Elle devient une pionnière de ce que l’on nommera ultérieurement le féminisme, tout en s’insurgeant contre l’esclavage à travers des pamphlets et des pièces de théâtre.
La Révolution génère un formidable élan d’espoir, l’incitant à se jeter à corps perdu dans la bataille avec un courage et une détermination qui forcent le respect.

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Reine des Lumières, de Karin Hann

Cette couverture, ce titre : je ne pouvais qu’être attirée ! J’ai donc lu cette biographie de la Marquise de Pompadour, personnage que j’ai toujours apprécié mais que je connaissais peu.

L’histoire

1745 – Jeanne-Antoinette Le Normant d’Étiolles, née Poisson, accède officiellement au statut de favorite. Véritable révolution de palais, qui voit s’établir une femme de petite noblesse aux côtés de Louis XV. Les mauvaises langues parient d’ailleurs sur la brièveté de sa faveur. Or, grâce à son charme, à son intelligence, à sa jovialité et à sa bienveillance, celle qui est bientôt titrée marquise de Pompadour conquiert au contraire durablement le coeur du roi et devient, au-delà de l’alcôve, une éminence grise dont l’influence politique et artistique s’accroît inexorablement. Bâtisseuse infatigable, esprit éclairé, esthète cultivée et raffinée, elle est l’amie des philosophes, des hommes de lettres, des scientifiques, des peintres et des musiciens, qu’elle protège, pensionne et encourage.

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