Bilan cinéma – Novembre 2020

Comme lors du premier confinement, ne pouvant aller en salle, j’ai mis à profit mon abonnement Canal+ ! J’ai visionné 10 films le mois dernier, voici le bilan !

→ Anonymous, de Roland Emmerich – Avec Rhys Ifans, Vanessa Redgrave, Xavier Samuel, David Thewlis – Sortie le 04 janvier 2012
Synopsis : C’est l’une des plus fascinantes énigmes artistiques qui soit, et depuis des siècles, les plus grands érudits tentent de percer son mystère. De Mark Twain à Charles Dickens en passant par Sigmund Freud, tous se demandent qui a réellement écrit les œuvres attribuées à William Shakespeare. Les experts s’affrontent, d’innombrables théories parfois extrêmes ont vu le jour, des universitaires ont voué leur vie à prouver ou à démystifier la paternité artistique des plus célèbres œuvres de la littérature anglaise. À travers une histoire incroyable mais terriblement plausible, « Anonymous » propose une réponse aussi captivante qu’impressionnante. Au cœur de l’Angleterre élisabéthaine, dans une époque agitée d’intrigues politiques, de scandales, de romances illicites à la Cour, et de complots d’aristocrates avides de pouvoir, voici comment ces secrets furent exposés au grand jour dans le plus improbable des lieux : le théâtre…
Mon avis : J’avais envie de voir ce film historique depuis très longtemps… et j’avoue avoir été un peu déçue. Alors oui, c’est une fonction, mais les énormes largeurs prises autour des faits historiques évoqués m’ont un peu fait bondir (la Reine Elizabeth qui a eu 273 enfants avec 273 hommes différents… mouais). Au-delà de ça, le film est très plaisant à regarder, nous apprend beaucoup de choses sur la manière dont fonctionnait le théâtre à l’époque, et est foncièrement romantique dans son fond. A moitié convaincue donc…

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→ A couteaux tirés, de Rian Johnson – Avec Daniel Craig, Ana de Armas, Chris Evans, Jamie Lee Curtis, Michael Shannon – Sortie le 27 novembre 2019
Synopsis : Célèbre auteur de polars, Harlan Thrombey est retrouvé mort dans sa somptueuse propriété, le soir de ses 85 ans. L’esprit affûté et la mine débonnaire, le détective Benoit Blanc est alors engagé par un commanditaire anonyme afin d’élucider l’affaire. Mais entre la famille d’Harlan qui s’entre-déchire et son personnel qui lui reste dévoué, Blanc plonge dans les méandres d’une enquête mouvementée, mêlant mensonges et fausses pistes, où les rebondissements s’enchaînent à un rythme effréné jusqu’à la toute dernière minute.
Mon avis : J’ai adoré ! Le film a un style, dans sa photographie, dans ses costumes et ses décors, qui m’a totalement charmée. Bon, au niveau de l’intrigue, j’ai vu mieux, je n’ai pas eu la grosses surprise incroyable de ma vie, mais elle reste très bien menée et plutôt originale. Le casting est fabuleux, la réalisation hyper soignée, bien rythmée. Un très bon moment !

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→ Le dernier des Mohicans, de Michael Mann – Avec Daniel Day-Lewis, Madeleine Stowe, Russell Means – Sortie le 26 août 1992
Synopsis : En 1757, dans l’Etat de New York. Français et Anglais se livrent une bataille sans merci dont l’enjeu est la possession des territoires indiens. Les premiers, sous les ordres du marquis de Montcalm, assiègent le fort William Henry, que commande le colonel britannique Edmund Munro. Le major Duncan Heyward, chargé d’escorter les deux filles de celui-ci, Cora et Alice, tombe dans une embuscade où les a entraînés le huron Magua. Tous trois ne doivent leur salut qu’à l’intervention courageuse de Nathanaël, un Blanc adopté par les Indiens de la forêt canadienne. Cora tombe sous le charme de son sauveur, au grand dam de Heyward, qui souhaite l’épouser…
Mon avis : J’ai beau avoir 34 ans, je n’avais jamais vu Le dernier des Mohicans (pas taper please) ! C’est maintenant chose faite, et bon… Ca a un peu mal vieilli. Le film est très intéressant, historiquement parlant : je connais mal la Guerre d’Indépendance, et j’ai adoré m’y retrouver plongée, d’autant plus que le film va au-delà d’un simple film de guerre en traitant du thème de l’intégration des Amérindiens et des colons. J’ai retrouvé le côté « film des années 1990 » avec le caractère du héros, beaucoup trop beau, parfait, romantique et héroïque pour être vrai. Malgré tout, j’ai été plutôt charmée par le film : les images et la musique sont magnifiques, et il est impossible de ne pas tomber sous le charme des personnages et de leur histoire d’amour. Je comprends pourquoi c’est un classique !

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→ De Gaulle, de Gabriel le Bomin – Avec Lambert Wilson, Isabelle Carré – Sortie le 04 mars 2020
Synopsis : Paris, juin 1940. Le couple de Gaulle est confronté à l’effondrement militaire et politique de la France. Charles de Gaulle rejoint Londres pour tenter de poursuivre la lutte tandis que sa femme, se retrouve avec ses trois enfants sur la route de l’exode. Elle cherche à échapper à l’avancée allemande. Le destin saura les réunir au lendemain du 18 juin 1940.
Mon avis : Je ne voulais pas voir le film à sa sortie, mais avec les célébrations du 11 novembre et le battage médiatique autour de De Gaulle, je me suis laissée tenter. Et bien c’était pas mal ! Le premier intérêt du film est qu’il se concentre sur une très courte période de la Guerre, le mois de juin 1940, c’est-à-dire la fuite du gouvernement français et l’arrivée au pouvoir de Pétain, et l’exil de De Gaulle en Angleterre. Le second intérêt du film est qu’il nous fait découvrir un De Gaulle bien plus intime, en nous plongeant au coeur de la fuite de sa femme et ses enfants. J’ai appris beaucoup de choses en regardant ce film; j’ai lu pas mal de romans se déroulant à cette période, mais aucun se déroulant au coeur du pouvoir, ce qui m’a donné d’en savoir plus (mes cours sont loin…). Pas mal !

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→ Pique-nique à Hanging Rock, de Peter Weir – Avec Rachel Roberts, Jacki Weaver, Dominic Guard – Sortie le 30 mars 1977
Synopsis : En 1900 en Australie, un professeur et ses trois élèves disparaissent lors d’une excursion à Hanging Rock…
Mon avis : Je ne connaissais pas du tout ce film avant de le voir apparaitre dans mon programme télé comme un classique du film fantastique australien. Et vu que j’ai bien aimé certains autres films de Peter Weir (The Trumas Show, Master & Commander, Le cercle des poètes disparus), et bien j’ai tenté l’expérience. Et c’était une expérience très très trèèèès particulière ! On sent que le film a été réalisé dans les années 1970 : le rythme est très spécial, assez lent, et des transitions peu travaillées qui donnent un drôle de rythme à l’ensemble de l’oeuvre. La musique est vraiment très étrange, et instaure une atmosphère vraiment bizarre, il n’y a pas d’autre mot. J’avoue que je n’étais pas tranquille en regardant le film, alors que ce n’est pas du tout un film d’horreur; mais le réalisateur réussit à instaurer une atmosphère très angoissante, mystérieuse et assez pesante. Un drôle de moment de cinéma, mais que je ne suis pas près d’oublier. Il faut adhérer…

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→ Cold War, de Paweł Pawlikowski – Avec Joanna Kulig, Tomasz Kot – Sortie le 24 octobre 2018
Synopsis : Pendant la guerre froide, entre la Pologne stalinienne et le Paris bohème des années 1950, un musicien épris de liberté et une jeune chanteuse passionnée vivent un amour impossible dans une époque impossible.
Mon avis : J’ai adoré adoré adoré ! Je regarde les films récompensés à Cannes à reculons, mais j’ai totalement été envoutée par ce film. Est-ce un film exigeant ? Dans un sens oui, car il faut avoir quelques connaissances historiques sur le déroulement de la Guerre Froide pour bien réussir à suivre l’histoire. Mais cette histoire d’amour est tellement incroyable, tellement forte, qu’elle ne peut qu’emporter le spectateur ! Les deux acteurs principaux ont une présence dingue, et leur alchimie est évidente. Le film ne fait qu’1h24, mais l’histoire se déroule sur une quinzaine d’années, on ne s’y ennuie donc pas. Le fait que le film soit en noir et blanc et propose des plans assez longs, limite contemplatifs, peut paraitre prétentieux; pour ma part, j’ai trouvé qu’il était d’une beauté folle, et que la longueur de certains plans aidaient à s’imprégner des émotions et de l’état d’esprit des personnages. Une pépite, j’ai tout aimé dans ce film, et ai versé ma larme à la fin !

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→ My cousin Rachel, de Roger Michell – Avec Rachel Weisz, Sam Claflin, Holliday Grainger – Sortie le 26 juillet 2017
Synopsis : Jeune orphelin, Philip est persuadé que sa mystérieuse cousine Rachel est responsable du meurtre de leur cousin Ambrose. Alors que Philip prépare sa vengeance, il tombe peu à peu sous le charme de sa cousine.
Mon avis : J’avais manqué le film à sa sortie, et j’étais ravie de pouvoir le rattraper. Et j’ai passé un bon moment devant ce film, un peu long, mais efficace. Je ne peux pas juger de la qualité de l’adaptation car je n’ai pas lu le roman de Daphne du Maurier, mais j’ai bien aimé le film. L’ambiance instaurée est mystérieuse, les personnages très ambigus, et l’intrigue entre romance et thriller comme sait les faire Daphne du Maurier. Le casting est parfait : Rachel Weise est magnifique et mystérieuse, et Sam Claflin fougueux comme il faut. Pas inoubliable, mais très sympathique !

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→ Les adieux à la Reine, de Benoît Jacquot – Avec Léa Seydoux, Diane Kruger, Noémie Lvovsky, Virginie Ledoyen, Xavier Beauvois – Sortie le 21 mars 2012
Synopsis : En 1789, à l’aube de la Révolution, Versailles continue de vivre dans l’insouciance et la désinvolture, loin du tumulte qui gronde à Paris. Quand la nouvelle de la prise de la Bastille arrive à la Cour, le château se vide, nobles et serviteurs s’enfuient. Mais Sidonie Laborde, jeune lectrice entièrement dévouée à la reine, ne veut pas croire les bruits qu’elle entend. Protégée par Marie-Antoinette, rien ne peut lui arriver. Elle ignore que ce sont les trois derniers jours qu’elle vit à ses côtés.
Mon avis : A l’époque où Versailles et Marie-Antoinette ne me passionnaient pas, je n’avais pas aimé ce film quand je l’avais vu. J’ai voulu le revisionner avec mon oeil plus averti sur le fonctionnement du château et le personnage de la Reine. Et j’ai adoré ! J’ai adoré voir un Versailles sale, gangrené par les scandales, rumeurs, jalousies, moeurs légères de la Cour et des serviteurs, et la surexposition des monarques. J’ai adoré voir les reproductions des chambres, couloirs, repas, costumes, maquillages. J’ai passé la moitié du temps à regarder les photos du château en me disant que là apparaissait tel escalier, là tel bosquet. L’histoire est intéressante car elle permet de voir comment a réagi la cour à l’annonce de la prise de la Bastille, même si la relation Marie-Antoinette/Gabrielle de Polignac est très romancée. Bon OK, j’ai surtout trouvé un intérêt historique au film, plutôt que cinématographique, mais chacun trouve ce qu’il veut dans une oeuvre d’art après tout !

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→ Brutus vs Cesar, de Kheiron – Avec Kheiron, Ramzy Bédia, Thierry Lhermitte, Gérard Darmon, Pierre Richard, Lina El Arabi – Sortie Prime Video le 18 septembre 2020
Synopsis : Face à la tyrannie de César qui agit en maître absolu sur Rome, les deux sénateurs Rufus et Cassius fomentent un complot pour l’assassiner. Pour avoir le soutien du peuple, ils proposent à Brutus, le fils renié de César, d’être celui qui lui portera le coup de grâce. Seul problème : Brutus est un marginal qui n’a pas du tout les épaules taillées pour le costume…
Mon avis : Je suis fan des films de Kheiron, et j’étais ravie de pouvoir enfin regarder ce film. Et ce fut une amère déception… Je pense que le film est victime de son ambition : il essaye de trop en faire, alors que pour un film d’1h28, une intrigue simple mais menée de manière efficace aurait été préférable. Le casting est top, mais il y a beaucoup trop de personnages que le réalisateur essaie de développer, sans que ça ait le moindre intérêt à part essayer de faire rire. Trop de personnages fait qu’on ne s’attache à aucun d’entre eux, surtout pas le héros qui est insupportable. Quant à l’humour, ça aurait pu le faire, mais là tout est prétexte à l’humour et donc ça devient vite lassant. Si l’adaptation d’Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre par Alain Chabat avait été ratée, elle aurait ressemblé à ce film… Dommage, vraiment !

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→ L’histoire d’Adèle H., de François Truffaut – Avec Isabelle Adjani, Bruce Robinson – Sortie le 08 octobre 1975
Synopsis : Le film relate l’histoire d’Adèle Hugo, deuxième fille de Victor Hugo. Ce dernier, obnubilé par la mort accidentelle de son aînée, Léopoldine Hugo, avait délaissé la cadette. Adèle connaît par la suite un amour passionné, voire obsessionnel, pour le lieutenant britannique Pinson qui ne la paye pas de retour. Elle termine sa vie dans la déchéance et la folie.
Mon avis : Un film de Truffaut avec Adjani sur la fille de Victor Hugo ?! J’ai foncé ! Et j’ai beaucoup aimé le film, même si je l’ai trouvé très répétitif… Isabelle Adjani, du haut de ses 19 ans, est envoûtante dans le rôle d’Adèle. La réalisation est agréable, elle accompagne l’héroïne dans sa tombée dans la folie. Très sympa !

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