OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire, de Nicolas Bedos

En ce mois d’août, il me semblait impensable de passer à côté du nouvel OSS 117 au cinéma ! S’il y a bien un film qui me hype depuis sa production, c’est celui-ci ! J’aime bien la série des OSS sans qu’ils soient des films cultes pour moi, et la reprise de la réalisation par Nicolas Bedos (tout en gardant le même scénariste que pour les deux autres films), et surtout l’arrivée de Pierre Niney au casting en faisait un film à voir absolument !

L’histoire
1981. Hubert Bonisseur de La Bath, alias OSS 117, est de retour. Pour cette nouvelle mission, plus délicate, plus périlleuse et plus torride que jamais, il est contraint de faire équipe avec un jeune collègue, le prometteur OSS 1001.

Mon avis
J’ai passé un excellent moment devant ce nouvel OSS 117 ! Si vous avez aimé les deux premiers opus, vous y retrouverez tous les ingrédients qui font l’intérêt de celui-ci : humour, kitsch et hommages (à moitié) déguisés !

Quel plaisir de retrouver la ringardise de notre Hubert Bonisseur de La Bath. Entre le Moyen-Orient et l’Afrique noire, ses remarques racistes et misogynes, critiques non-déguisées de la vieille France blanche de droite, m’ont fait sourire. Tout y passe : le mouvement #MeToo (oui oui !), la gauche, la mode, les noirs, les femmes, les jeunes, tout ! Mais Hubert est tellement con, que ça passe ! Le film se passe au début des années 1981, et j’ai adoré ce contexte politique d’élection électorale (entre Mitterrand et Giscard d’Estaing), qui donnait lieu à des fantasmes totalement délirants mais hilarants de la part de chacun si la gauche arrivait au pouvoir. Ajoutez à cela un Hubert vieillissant aux capacités un peu amoindries, et une mode qui se veut de moins en moins masculine, et vous vous retrouvez avec un Hubert mis à l’épreuve dans un monde qu’il a de plus en plus de mal à comprendre, ce qui donne lieu à des dialogues excellemment écrits !

Et comme effet contraire à Hubert, on a Pierre Niney, nouvelle icône du cinéma français face à un Jean Dujardin dont l’Oscar commence à dater (vous comprenez le choix de casting ?); et quel Pierre Niney ! Chemise ouverte, chaine en or qui brille, petites mèches blondes, walkman Sony dans la poche, et un cerveau qui fonctionne : il est irrésistible !

OSS 117: Alerte rouge en Afrique noire: Pierre Niney, Jean Dujardin

Côté scénario, on retrouve les ingrédients des autres films : une affaire d’espionnage remplie d’exotisme, de femmes et de méchant très très méchant. On retrouve des scènes de surveillance absurdes, des explosions et des pistolets qui laissent notre Hubert à peine couvert d’un mince filet de poussière, et des résolutions de situations totalement ubuesques. Bref, une pure parodie hommage à James Bond ! Mais OSS 117, c’est aussi des scènes de séduction gênantes sous des airs de saxophone, des scènes en voiture où les conducteurs ne regardent pas la route, de la drague lourdingue au bord d’une piscine, et de la Suze à souhait ! Je mets tout de même un petit bémol à la fin du film, un peu trop abrupte à mon goût…

OSS 117 est une saga dont je prends plaisir à regarder chaque film, et celui-ci ne fait pas exception ! Foncez !

2 réflexions sur “OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire, de Nicolas Bedos

  1. Ohlala tu me vends du rêve, j’ai encore plus envie de le voir. J’hésitais à cause de l’arrivée de Bedos que je n’aime pas du tout, mais la série a l’air d’avoir conservé tout ce qui fait son sel. Et ce duo en miroir Dujardin-Niney a l’air excellent. Je signe !

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