La théorie de la contorsion, de Margaux Motin

Il y a quelques mois, j’ai lu J’aurais adoré être ethnologue de Margaux Motin (cliquez ici pour lire ma chronique), qui m’avait fait passer un excellent moment. J’étais résolue à lire 9782501063876rapidement la suite, et, ô joie, la suite était disponible à la médiathèque ! Pleine d’enthousiasme, je me suis empressée de me plonger dans les aventures familiales et professionnelles de Margaux !

L’histoire
Je suis quelqu’un d’assez souple, dans la vie, en général. J’veux dire, je m’adapte à peu près à toutes les situations. Mais dès qu’on essaie de me ranger dans des cases et de me coller des étiquettes, je suis trop nombreuses, on fait des crises de claustrophobie. C’est mauvais pour mon teint et en plus, après, je digère mal. Je veux bien être  » Mère « , ça me va.  » Illustratrice « , c’est cool.  » Fiiiille « , ça me satisfait, de toute façon, si je devais faire pipi debout, j’arrêterais pas de saloper mes godasses. Mais je ne peux pas être que ça, tout le temps. Je veux être libre d’être toutes les femmes que j’ai envie d’être, même celles auxquelles j’ai pas encore pensé, même celle que je ne pensais pas vouloir être y’a cinq minutes. Et ça me semble évident que ça serait archi pas écologique tout le papier qu’il faudrait pour coller des étiquettes à toutes ces bonnes femmes… Donc autant nous laisser courir toutes nues dans les champs de pâquerettes.

Mon avis
Alors que j’avais adoré le premier tome, j’ai été assez déçue de cette suite. Les planches du premier tome réussissaient toujours à éveiller un gros sentiment d’identification avec l’héroïne, alors que là c’est arrivé beaucoup moins.

Par ailleurs, l’auteure a fait évoluer son art en utilisant des photos et en y greffant ses dessins, et ses planches-ci ne m’ont pas plu du tout du tout. Après, je ne dis pas, j’ai bien ri devant d’autres planches très centrées sur les problématiques féminines. Elle arrive toujours, avec son phrasé et son culot habituels, par 2-3 dessins, à illustrer des situations, intimes ou moins, de manière très drôle et tellement vraies !

Parce qu’au fond de nous, on a toutes un côté de Margaux qui nous ressemble, que ce soit son côté maternel assez particulier, son amour des chaussures, son travail, sa relation avec Monsieur ou sa féminité.

Même si cette bande dessinée m’a bien moins plu que la première, j’ai tout de même passé un bon moment devant ce tome. Je ne manquerai pas de lire la suite, qui signe le dernier tome des dernière aventures de Margaux avant le grand bouleversement de sa vie.

15/20

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