Au Bonheur des Dames, d’Emile Zola

Cette année j’ai envie de lire un peu plus de classiques, et pour m’aider à tenir ma résolution, j’ai décidé de participer au #ReadingClassicsChallenge (cliquez ici pour le découvrir). Au mois de mai, le challenge nous proposait nous proposait de découvrir deux auteurs classiques, dont Emile Zola. Je possédais deux livres de cet auteur dans ma pile à lire, dont un que j’avais sélectionné pour le Challenge ABC 2018 ! Lire Au bonheur des dames me permettait de faire d’une pierre deux coups, tout en découvrant un auteur dont j’avais entendu beaucoup de bien !

L’histoire

Octave Mouret affole les femmes de désir. Son grand magasin parisien, Au Bonheur des Dames, est un paradis pour les sens. Les tissus s’amoncellent, éblouissants, délicats, de faille ou de soie. Tout ce qu’une femme peut acheter en 1883, Octave Mouret le vend, avec des techniques révolutionnaires. Le succès est immense. Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel connaît une vie d’enfer. Denise échoue de Valognes dans cette fournaise, démunie mais tenace.

Mon avis

Ce roman fut une très bonne lecture pour ma part ! J’y ai découvert la plume de Zola, ainsi qu’une histoire et surtout des personnages très actuels et très forts !

En démarrant ce roman, je ne m’attendais pas à découvrir une histoire si ancrée dans notre époque. Le roman a beau dater du XIXème siècle (il me semble…), le lire au XXIème n’a rien de choquant. Les thématiques de l’époque sont malheureusement encore bien présentes de nos jours : mort du petit commerce, clivage capitale/province, différences sociales, féminisme, etc. Zola nous plonge au coeur d’un grand magasin parisien féroce, vorace, qui détruit tout sur son passage, tant ses concurrents que ses employés, en passant par ses clients… J’ai été absolument fascinée par la manière dont il décrivait cet empire, avec des figures de style incroyables, et beaucoup d’humour et d’émotions.

J’ai beaucoup apprécié le personnage de Louise, dans lequel je me suis beaucoup retrouvé. C’est une grande timide, très secrète, qui se donne à 10000% dans son travail, et qui n’ose pas s’affirmer. Elle refuse de céder à la culture de la réussite telle qu’elle existe dans le roman, où la place de la femme est forcément auprès d’un homme, officiellement ou non… J’ai aimé le fait qu’elle cherche à survivre suivant ses propres règles, en refusant toute facilité. J’ai adoré ce personnage profondément vrai et touchant, et ai été touchée par sa sensibilité.

Au bonheur des dames marque ma découverte d’Emile Zola, et autant vous dire que ce ne sera pas mon dernier roman lu de cet auteur ! J’ai trouvé son écriture enivrante, j’ai été envoutée par l’ambiance qu’il instaurait dans les descriptions des étals des magasins, j’ai aimé son écriture très imagée et les références qu’il insérait dans son récit, j’ai aimé les personnages puissants qu’il a créés. Et même si la fin est trop abrupte, j’ai passé un très bon moment avec ce roman !

Je vous conseille fortement, si ce n’est déjà fait, de vous lancer dans Au bonheur des dames ! Oui c’est un classique, avec les descriptions qui vont avec, mais la puissance des thématiques abordés saura vous conquérir !

25 réflexions sur “Au Bonheur des Dames, d’Emile Zola

  1. Je suis contente que tu aies pu lire du Zola, c’est sans doute mon auteur classique préféré et son cycles des Rougon-Macquart est formidable (je ne l’ai malheureusement pas encore lu en entier..). Je te conseille, comme bookaddict, L’assommoir, mais également Le ventre de Paris qui m’a aussi beaucoup plu! J’avais écrit un article sur le premier « tome », La fortune des Rougon, si cela t’intéresse: https://labiblidelilly.wordpress.com/2018/04/01/la-fortune-des-rougon-emile-zola/
    Bonne journée 🙂

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  2. Je n’ai lu que « le ventre de paris » de Zola dont les descriptions m’avaient beaucoup plu (un peu moins l’histoire! J’ai vraiment très envie de découvrir « Au bonheur des dames ». J’ai adoré la série qui en est inspiré (The Paradise), tu l’as déjà vue?

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  3. C’est moi aussi un de mes préféré de Zola, un des seuls qui reste « léger » parce que même si j’adore sa plume, il faut avouer que La Bête Humaine ou L’assommoir qui sont dans la même idée d’une peinture naturaliste d’une France du 19ème, sont tous les deux beaucoup plus sombres. Mais je les ai beaucoup appréciés quand même et je compte bien profiter de cet été pour en lire d’autres de son cycle Rougon-Macquart!!

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