Magnificat, de François-Henri Soulié

En tant qu’amatrice de romans historiques, je n’ai pas su résister à la proposition des éditions 12-21 de lire Magnificat, nouveau roman de François-Henri Soulié, et deuxième tome de sa série Occitania.

L’histoire

An 1177. La vicomtesse Ermengarde règne seule sur le riche comté de Narbonne. Dernière de sa dynastie, elle entretient une cour raffinée dont le jeune troubadour Guilhem de Malpas est le plus brillant fleuron.
Dans l'ombre, elle est pourtant la proie d'un complot implacable. Les marchands, qui constituent la richesse de la ville, veulent faire du comté une république à l'égal de Gênes ou de Pise. Le comte de Toulouse rêve de s'emparer du comté. Les marchands de Narbonne ourdissent un complot visant à instaurer une République. L'Eglise de Rome, quant à elle, se cherche des alliés pour éradiquer l'hérésie cathare.
Dans un palais déserté de sa cour et assiégé par la neige, Ermengarde, affaiblie par la maladie, elle assiste aux meurtres de ses derniers soutiens.
Pour fédérer son peuple, elle place tous ses espoirs dans un grand spectacle dont elle a confié la charge à Guilhem de Malpas.
Mais l'art peut-il vraiment sauver un monde en proie à la violence et à la cupidité ? Pour les Cathares, l'affaire est entendue : le monde est la création du diable et la beauté le dernier piège qu'il nous tend.
Conjurations, trahisons, complots sont les rouages d'un jeu sans pitié dont l'issue sera fatale pour toute une société.

Mon avis

Quelle belle découverte ! C’est simple : j’ai adoré ce roman ! L’intrigue était passionnante, et la plume de l’auteur m’a imprégnée de cette ambiance moyenâgeuse : le duo parfait !

Dès les premières pages, j’ai été charmée par la plume de François-Henri Soulié, qui m’a immédiatement immergée dans le XIIème siècle. Avec un vocabulaire riche d’expressions de vieux français, et une manière de narrer à la façon d’une légende, j’ai été prise dans cet hiver à Narbonne, entre le château et la forêt. Le récit ne souffre d’aucune longueur, ou de description futile. Il n’est pas haletant pour autant, mais rythmé. L’auteur utilise intelligemment l’alternance des points de vue entre les chapitres pour faire grandir son suspens au fil des pages, jusqu’à un dénouement inattendu et vibrant.

J’ai adoré les personnages de ce récit, qui, à l’image des récits de légende qui peuplent cette époque, sont extrêmement charismatiques. L’auteur leur insuffle un caractère très chevaleresque, et s’en sert brillamment dans son récit pour leur faire accomplir des (mé)faits de taille. J’ai adoré les liens qui se créent entre chacun d’entre eux, ce qui a suscité beaucoup d’émotions au fil de l’histoire. L’auteur a su me surprendre dans leur évolution, et se sert de leurs liens (famille, amour, amitié) dans son histoire. J’ai vibré avec eux tout au long du récit, et j’ai adoré ça !

Je m’attendais à un pur policier historique, et au final, j’ai eu affaire à un roman historique tournant autour d’un complot, mais assez éloigné du genre policier. J’avoue que l’auteur a su me surprendre dans le dénouement de son histoire, mais ce n’est pas ce que je retiendrai de ce roman. Ce que je retiendrai, c’est cette plongée dans la ville de Narbonne au XIIème siècle : les étoffes des robes, l’humidité qui suinte des pierres, le souffle des chevaux, le poids de la religion, l’amour de l’art et la naissance du théâtre. La beauté du texte est que tous ces éléments ont été ressentis via une plume empreinte de poésie, et non par des descriptions interminables.

J’exige de revivre rapidement cette immersion au Moyen-Âge, à travers la plume de François-Henri Soulié ! Je suis ravie d’avoir découvert cet auteur, dont je compte me procurer rapidement Angelus (qu’il n’est pas nécessaire d’avoir lu avant), tout en espérant que d’autres tomes seront publiés !

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